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Actualités - Chronologie

Déroutés, les conservateurs comptent sur le deuxième tour

Sonnés, les conservateurs iraniens admettent leur déroute au premier tour des législatives mais ne se déclarent pas vaincus pour autant. «La droite est cassée», résume froidement le journaliste politique Ali Ajanpour depuis la ville de Racht (nord), considérée comme le «pouls politique de l’Iran», et où les réformateurs sont en progression, comme dans tout le pays. Les états-majors de droite se montrent très discrets, refusant tout commentaire et se réfugiant derrière le fait que les résultats sont encore partiels. «Attendons le second tour. Il y aura peut-être des surprises. Nous avons deux mois pour nous préparer. Nous avons reculé, nous ne sommes pas encore vaincus», a déclaré un responsable de la Coalition de la ligne de l’imam et du Guide (droite conservatrice). Le second tour aura lieu d’ici à environ deux mois, à une date qui n’a pas encore été définitivement fixée, a annoncé le ministère de l’Intérieur. Mais quels que soient les résultats définitifs, le sort de l’ancien président Ali Akbar Hachémi Rafsandjani, chef de file des conservateurs et des modérés à Téhéran, apparaît délicat. «Les conservateurs doivent accepter, intégrer et digérer leur défaite. Rafsandjani, lui, a raté son retour politique. C’est un fait politique majeur», explique l’écrivain politique Kazem Karvanavi. «Même élu à Téhéran, Rafsandjani qui a mis tout son prestige dans ce scrutin ne sera jamais président du Majlis (Parlement)», explique Ali Ajanpour. Faisant contre mauvaise fortune bon cœur, les dirigeants conservateurs ont jusqu’ici insisté, de même que la presse qui leur est proche, sur la forte participation, de plus de 75 %, et la nécessité de respecter les fondements du régime islamique. «Les candidats de la droite ont enregistré un succès relatif, c’est vrai», confesse le porte-parole des conservateurs à Téhéran, Mohammed-Reza Bahonar. Mais «la participation a été très importante et déterminante, et nous restons optimistes et satisfaits. Cette participation prouve la légitimité de notre régime islamique», a-t-il ajouté. «Maintenant, c’est le temps, pour les fidèles de l’Imam (Khomeiny), de suivre avec respect le choix du peuple, quel qu’il soit», écrit le Tehran Times, demandant «à tous de joindre leurs mains pour accepter le verdict du peuple». «Même si la gauche gagne, c’est toujours la République islamique, notre Constitution, et la ligne de notre Guide, l’ayatollah Ali Khamenei qui prévalent. La démocratie, c’est le résultat de la révolution islamique, personne ne doit l’oublier», dit Rahmatollah Haghighi, un influent commerçant bazari conservateur. Quant au parti modéré Karozaran (Construction), qui a soutenu M. Rafsandjani, il compte sur son alliance avec la gauche dans de nombreuses circonscriptions de province pour «retrouver sa place» dans l’échiquier politique.
Sonnés, les conservateurs iraniens admettent leur déroute au premier tour des législatives mais ne se déclarent pas vaincus pour autant. «La droite est cassée», résume froidement le journaliste politique Ali Ajanpour depuis la ville de Racht (nord), considérée comme le «pouls politique de l’Iran», et où les réformateurs sont en progression, comme dans tout le pays. Les états-majors de droite se montrent très discrets, refusant tout commentaire et se réfugiant derrière le fait que les résultats sont encore partiels. «Attendons le second tour. Il y aura peut-être des surprises. Nous avons deux mois pour nous préparer. Nous avons reculé, nous ne sommes pas encore vaincus», a déclaré un responsable de la Coalition de la ligne de l’imam et du Guide (droite conservatrice). Le second tour aura lieu d’ici à...