Al-Azhar, la plus influente autorité de l’islam sunnite, qui se targue d’être la «forteresse de l’islam» face à l’athéisme, accueille le chef de l’Église catholique Jean-Paul II pendant sa visite en Égypte du 24 au 26 février. «Al-Azhar a toujours été et restera la forteresse de l’islam et de la langue arabe», a déclaré un porte-parole de l’institution. «Son rôle primordial est de répandre le message de l’islam à l’humanité, préserver l’héritage culturel islamique, réfuter la doctrine de la subversion et combattre la vague déferlante d’anarchie, de décadence et de dépravation», a-t-il ajouté sous couvert d’anonymat. «Al-Azhar est le reflet du véritable islam modéré, tolérant et réfléchi, qui renie et condamne le fanatisme et le terrorisme», selon lui. Al-Azhar est divisé en cinq organismes : le Conseil supérieur dirigé par le chef de l’institution, cheikh Mohamed Sayed Tantaoui, l’Académie de recherche islamique, l’université, la cité universitaire et les instituts d’al-Azhar. Le rôle du Conseil supérieur est de définir la politique générale. Cheikh Tantaoui a été nommé par le président Hosni Moubarak, dont il est considéré comme proche. «Par l’étendue de ses recherches, al-Azhar est devenue la référence absolue en matière de législation et d’orientation pour les musulmans sunnites», a estimé le porte-parole. «Les sunnites constituent la majorité des musulmans, dont le nombre dépasse le milliard et qui forment un cinquième de la population mondiale», a déclaré le président de l’université, Ahmed Omar Hachem. La construction de la mosquée a commencé en 969, sur ordre de Johar al-Siquilli, commandant de l’armée qui conquit l’Égypte au nom du calife fatimide al-Mou’iz. La mosquée, qui s’étend sur un hectare, a accueilli sa première prière le 7 ramadan de l’an 361 de l’Hégire (972). Al-Azhar, qui signifie «la plus resplendissante», ou «la plus florissante», a été nommé en hommage à Fatima al-Zahra, fille du Prophète Mahomet, dont est issue la dynastie fatimide, de rite chiite, qui régna sur l’Égypte de 969 à 1171. Les premiers cours y furent donnés en 975 et le premier collège créé en 988. Ce collège, qui devint par la suite la plus importante université sunnite, était paradoxalement destiné à propager le chiisme des Fatimides parmi la population égyptienne, très majoritairement sunnite. Il enseignait la théologie, l’arabe et les sciences métaphysiques. Réformée en 1961 par le régime nassérien, l’université a été divisée en facultés et en compte actuellement 60, dont la médecine. Hommes et femmes y vivent et étudient séparément, conformément à l’islam, et reçoivent une éducation religieuse en plus de leur spécialisation. «L’université accueille aujourd’hui 195 000 étudiants, dont 12 000 étrangers originaires de 93 pays», précise son président. La bibliothèque, fondée en 1897, renferme plus de 60 000 volumes, dont 15 000 manuscrits, certains extrêmement rares.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Al-Azhar, la plus influente autorité de l’islam sunnite, qui se targue d’être la «forteresse de l’islam» face à l’athéisme, accueille le chef de l’Église catholique Jean-Paul II pendant sa visite en Égypte du 24 au 26 février. «Al-Azhar a toujours été et restera la forteresse de l’islam et de la langue arabe», a déclaré un porte-parole de l’institution. «Son rôle primordial est de répandre le message de l’islam à l’humanité, préserver l’héritage culturel islamique, réfuter la doctrine de la subversion et combattre la vague déferlante d’anarchie, de décadence et de dépravation», a-t-il ajouté sous couvert d’anonymat. «Al-Azhar est le reflet du véritable islam modéré, tolérant et réfléchi, qui renie et condamne le fanatisme et le terrorisme», selon lui. Al-Azhar est divisé en...