Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Mohammed-Reza Khatami : les réformes sont inéluctables (photo)

Mohammad-Reza Khatami, frère du président Mohammad Khatami, et tête de liste à Téhéran des réformateurs aux élections législatives de vendredi, estime que les réformes politiques en Iran sont «inéluctables». «Les réformes sont indispensables et inéluctables et personne ne peut les empêcher», a souligné M. Khatami, qui se pose de plus en plus comme l’étoile montante du courant réformateur aux yeux des jeunes Iraniens. Le régime islamique iranien «doit avancer vers la démocratie et favoriser les institutions démocratiques», a-t-il dit. Pour M. Khatami, 40 ans et médecin specialiste d’urologie, qui dirige la liste du camp réformateur sous l’étiquette du Front de la participation (FP), la population souhaite dorénavant «la tranquillité, le calme et la prospérité». «L’expérience a montré que tout cela ne sera réalisé que par la démocratie et par des réformes à tous les niveaux», a poursuivi le frère et fidèle soutien du président iranien. «Notre société se trouve à la veille d’un grand bouleversement social car les réformes entreprises depuis trois ans sont désormais irréversibles», a indiqué le frère du président Khatami, soulignant qu’il existe «une parfaite identité de vues et de positions» entre lui et le chef de l’État. Sur l’impact politique des prochaines législatives, M. Khatami prédit que «le premier impact du scrutin se fera sentir sur le plan intérieur». «Si le processus démocratique se met en marche, nous pourrons nous pencher sur les autres problèmes tels que les relations extérieures de l’Iran», affirme-t-il dans une allusion à une possible reprise des relations avec les États-Unis. Selon lui, les «relations avec les États-Unis ne sont pas notre première priorité». «Notre pays a d’abord besoin de réformes», dit-il, soulignant que les réformateurs soutiennent pleinement la politique de détente suivie par le président Khatami depuis 1997. Dirigeant la campagne des réformateurs à Téhéran où il est candidat, mais aussi en province, M. Khatami soutient que l’Iran «a besoin d’une mutation qui ne sera possible que si l’on fait confiance aux jeunes et à la nouvelle génération». «Nous ne pouvons pas prétendre que tous les problèmes actuels seront résolus en un clin d’œil mais nous devons commencer à répondre aux aspirations des jeunes, faute de quoi ce sera l’anarchie», assure-t-il, se déclarant «partisan des institutions civiles, des partis politiques, des syndicats et des associations politiques et professionnelles». Désigné officiellement, mercredi dernier, pour conduire aux législatives du 18 février la liste de la gauche réformatrice à Téhéran, M. Khatami rappelle son passé de militant. «J’ai été très actif en politique avant la révolution (...) puis j’ai participé à la guerre avec l’Irak (1980-88) et j’ai été blessé à la jambe à Khoramchahr (sud-ouest)», raconte-t-il, d’une voix posée. «Aujourd’hui, 80 % de la population veulent des réformes et soutiennent le président et c’est pourquoi la majorité au futur Majlis sera formée par les réformateurs», assure M. Khatami, qui se dit également en faveur «de la fin de l’ingérence de l’État dans les affaires économiques». Père d’une fille de 14 ans et d’un fils de 7 ans, M. Khatami, qui parle aussi bien l’arabe que l’anglais, tient à souligner que sa femme est lancée «activement dans la mobilisation des jeunes», en faveur des candidats réformateurs à Téhéran.
Mohammad-Reza Khatami, frère du président Mohammad Khatami, et tête de liste à Téhéran des réformateurs aux élections législatives de vendredi, estime que les réformes politiques en Iran sont «inéluctables». «Les réformes sont indispensables et inéluctables et personne ne peut les empêcher», a souligné M. Khatami, qui se pose de plus en plus comme l’étoile montante du courant réformateur aux yeux des jeunes Iraniens. Le régime islamique iranien «doit avancer vers la démocratie et favoriser les institutions démocratiques», a-t-il dit. Pour M. Khatami, 40 ans et médecin specialiste d’urologie, qui dirige la liste du camp réformateur sous l’étiquette du Front de la participation (FP), la population souhaite dorénavant «la tranquillité, le calme et la prospérité». «L’expérience a montré que tout...