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Actualités - Chronologie

Football - Can 2000 Cameroun : la fête se prolonge (photo)

La victoire des Lions indomptables du Cameroun en finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN 2000), aux tirs au but (4-3) contre le Nigeria (2-2 a.p.), a donné lieu toute la nuit à des festivités qui devaient se prolonger hier, officiellement déclaré jour férié au Cameroun. Selon un arrêté officiel du président camerounais, Paul Biya, publié dans la nuit de dimanche à lundi, «cette journée fériée doit permettre aux Camerounais de célébrer la victoire, dans la joie et la ferveur». Dès la fin du match, dimanche soir à Lagos, les rues de toutes les villes camerounaises ont été envahies par la foule. Des véhicules bondés d’hommes, de femmes et d’enfants ont défilé, arborant des drapeaux et des branchages en signe de victoire. Dans les rues, dans les bars, dans les domiciles, le même slogan était hurlé un peu partout : «On a gagné ! On a gagné !». Dans la soirée, l’aéroport international de Yaoundé Nsimalen, où était attendu l’avion spécial destiné à ramener l’équipe nationale, a été envahi par les différents cortèges parcourant, à pied ou en voiture, les 20 km séparant le bâtiment du centre de la capitale. Vers minuit, le Premier ministre, Peter Mafany Mousonge, arrivait à son tour à l’aéroport, à la tête d’un cortège officiel chargé d’accueillir «les héros de Lagos». Des villes et des villages proches de la capitale, de nombreuses voitures drainaient des curieux sans discontinuer. Les roses et les épines La fête de la victoire des Lions indomptables ne s’est pourtant parfois pas déroulée sans accroc. À Yaoundé, comme dans d’autres villes du pays, plusieurs accidents de la circulation et deux ou trois cas d’arrêts cardiaques ont été enregistrés, en raison des émotions liées aux tirs aux buts. De leur côté, les quartiers peuplés essentiellement de Nigérians, qui sont plus de trois millions au Cameroun, sont restés calmes, aussi bien à Yaoundé qu’à Douala, la capitale économique du pays, selon des témoignages recueillis par l’AFP dans ces deux villes. La télévision nationale a rediffusé, dans la soirée, le match Cameroun-Nigeria, tandis que la radio organisait un multiplex toute la nuit pour rendre compte du retour des Lions et pour recueillir les impressions des citoyens. Certains souhaitent que la Coupe, arrivée aux premières heures de la matinée au Cameroun, fasse le tour du pays. D’autres veulent «voir et toucher les rois d’Afrique du football et leur trophée»; d’autres encore ont proposé «que les joueurs de l’équipe victorieuse soient décorés, comme dans le passé». Hier matin, les Lions indomptables étaient fêtés en héros, leur victoire ayant été dédiée au président Biya, qui célébrait son anniversaire dimanche. Elle a été également largement associée à Claude Leroy, «découvreur de la plupart des joueurs qui ont évolué lors de cette CAN». Le Premier ministre a salué l’ensemble des joueurs à leur descente d’avion, à quatre heures du matin, et a rendu hommage, à travers toute l’équipe, «à la jeunesse camerounaise qui gagne». Julius Aghahowa, le nouvel aigle nigérian Un nouvel aigle nigérian, Julius Aghahowa, 18 ans depuis samedi, a pris son envol à l’occasion de la 22e Coupe d’Afrique des nations. L’attaquant de l’Éspérance Tunis était quasiment un inconnu avant cette CAN, même dans son pays, et il faisait figure d’invité surprise sur la liste des 22 Super Eagles retenus pour la compétition par Johannes Bonfrere. Mais le Néerlandais a eu du flair. Sans être titulaire, Aghahowa a terminé meilleur buteur nigérian (3 buts), à égalité avec la star du Paris SG Jay Jay Okocha. Dès son premier match avec les Super Eagles, contre le Maroc, il a signé son entrée d’un but, le deuxième des Nigérians (2-0), synonyme d’élimination pour les Lions de l’Atlas. Ses coéquipiers tunisiens de l’Éspérance Tunis, qualifiés pour les quarts de finale grâce à ce but, lui doivent une fière chandelle. Mais Aghahowa a surtout été le sauveur des Super Eagles en quart de finale contre le Sénégal. Entré à vingt minutes de la fin, il a d’abord permis à son équipe d’égaliser et de disputer la prolongation, avant de donner la victoire au sien (2-1). Ses qualités techniques très au-dessus de la moyenne, sa rapidité balle au pied et sa manière très démonstrative de fêter ses buts en enchaînant plusieurs flips arrière, en ont fait la coqueluche du stade national Surulere de Lagos. «C’est ainsi que je montre ma joie après un but depuis que je joue au foot, explique Aghahowa. Quand je suis arrivé en Tunisie, j’ai constaté que les spectateurs et les autres joueurs adoraient ça. Une fois, j’ai même enchaîné 12 flips». Et même s’il n’a eu l’occasion de faire ses acrobaties lors de la finale perdue contre le Cameroun, il a été le joueur le plus applaudi, se dépensant sans compter, même pour venir contrer un attaquant adverse qui partait seul au but. S’il est aussi déçu que ses coéquipiers après cette défaite sur le fil, aux tirs au but (4 à 3, 2-2 après prolongation), Aghahowa n’en est pas moins conscient que sa carrière va prendre un nouvel essor après cette CAN. Après ses débuts au Police Football Club de Benin, puis à l’Insurance of Benin, Aghahowa avait été vendu pour 20 millions de nairas (200 000 dollars) à l’Éspérance de Tunis. Aujourd’hui, plusieurs clubs espagnols, notamment, sont sur les rangs, pour des sommes beaucoup plus élevées. «Ce qui me préoccupe pour l’heure, c’est la qualification pour les Jeux olympiques», assure pourtant celui qui, avec le joueur de Chelsea Celestin Babayaro, aura la lourde tâche de qualifier les Flying Eagles pour Sydney, où ils auront à défendre le titre conquis à Atlanta en 1996.
La victoire des Lions indomptables du Cameroun en finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN 2000), aux tirs au but (4-3) contre le Nigeria (2-2 a.p.), a donné lieu toute la nuit à des festivités qui devaient se prolonger hier, officiellement déclaré jour férié au Cameroun. Selon un arrêté officiel du président camerounais, Paul Biya, publié dans la nuit de dimanche à lundi, «cette journée fériée doit permettre aux Camerounais de célébrer la victoire, dans la joie et la ferveur». Dès la fin du match, dimanche soir à Lagos, les rues de toutes les villes camerounaises ont été envahies par la foule. Des véhicules bondés d’hommes, de femmes et d’enfants ont défilé, arborant des drapeaux et des branchages en signe de victoire. Dans les rues, dans les bars, dans les domiciles, le même slogan était hurlé...