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Actualités - Chronologie

Iran Des candidates pro-Khatami se mobilisent pour les droits des femmes

Des femmes partisanes du président réformateur Mohammad Khatami, candidates aux élections législatives de vendredi prochain, entendent se battre en faveur des droits civiques des Iraniennes dans le futur Parlement islamique. Cinq candidates, membres du Front de la participation (FP), proche du chef de l’État, ont longuement présenté devant la presse internationale une série de réformes politiques, sociales et surtout juridiques qu’elles entendent défendre si elles sont élues. «Nous voulons en finir avec les discriminations actuelles et lever les obstacles qui empêchent depuis la révolution (islamique en 1979) une participation des femmes aux décisions politiques du pays», a affirmé la candidate Fatémeh Haghighat-Jou, 31 ans. «Il faut soutenir les réformes entreprises depuis trois ans par M. Khatami et c’est la seule façon d’assurer l’avenir des jeunes et du pays», a ajouté Mme Haghighat-Jou, en se prononçant en faveur d’une «égalité réelle des sexes» en Iran. «Il faut libérer notre société et surtout les femmes des contraintes culturelles et sociales, dont les mariages imposés ou les inégalités devant les lois islamiques», a poursuivi Mme Haghighat-Jou, affirmant que «l’islam considère les femmes et les hommes sur le même pied d’égalité». De son côté, Mme Fatemeh Rakéï, 45 ans, écrivain, a déclaré: «Pour faire bouger les choses en Iran, nous nécessitons une mobilisation nationale». «Jusqu’à présent, les droits des femmes ont été bafoués en Iran et c’est maintenant notre rôle et notre devoir de restaurer ces droits», a affirmé pour sa part Mme Vahideh Talaghani, fille de l’ayatollah Mahmoud Talaghani, l’un des dignitaires religieux les plus populaires en Iran, décédé au lendemain de la révolution islamique. «Notre société a intérêt à rétablir les droits des femmes afin d’assurer l’avenir du pays», a ajouté Mme Talaghani. Une autre candidate, Mme Soheila Jolodarjadeh, 41 ans, députée sortante et proche des milieux ouvriers, s’est longuement attardée sur les injustices dont sont victimes actuellement les femmes en Iran. «Nous allons modifier toutes les lois sociales avec l’aide et le concours des grands religieux en vue d’établir une égalité des droits entre les hommes et les femmes», a-t-elle souligné, appelant à «un plus grand rôle des femmes en politique». Mme Elahé Koulaï, 43 ans, professeur d’université, a estimé quant à elle que «les femmes en Iran bénéficient des mêmes droits que les hommes aussi bien sur le plan politique, social qu’économique». Mais au-delà des souhaits en période électorale, le chemin reste long devant ces femmes candidates, toutes habillées de tchador noir à l’exception de Mme Koulaï, qui avait opté pour un manteau et un foulard beiges.
Des femmes partisanes du président réformateur Mohammad Khatami, candidates aux élections législatives de vendredi prochain, entendent se battre en faveur des droits civiques des Iraniennes dans le futur Parlement islamique. Cinq candidates, membres du Front de la participation (FP), proche du chef de l’État, ont longuement présenté devant la presse internationale une série de réformes politiques, sociales et surtout juridiques qu’elles entendent défendre si elles sont élues. «Nous voulons en finir avec les discriminations actuelles et lever les obstacles qui empêchent depuis la révolution (islamique en 1979) une participation des femmes aux décisions politiques du pays», a affirmé la candidate Fatémeh Haghighat-Jou, 31 ans. «Il faut soutenir les réformes entreprises depuis trois ans par M. Khatami et c’est la...