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Actualités - Chronologie

Uefa Le G14 veut devenir un interlocuteur incontournable auprès de l'UEFA

Le groupement des quatorze clubs les plus puissants d’Europe (G14) multiplie les interventions depuis quelques semaines pour arriver à être considéré par l’exécutif de l’Union européenne (UEFA) comme le véritable représentant du football professionnel. Cette demande «recevable», selon Juan Onieva, vice-président du Real Madrid et coordinateur général du G14, fait, pour l’instant, l’objet d’un refus «systématique» de la part de l’UEFA dont le directeur général, l’Allemand Gerhard Aigner, «n’a pas l’intention de discuter avec ce groupe d’intérêt autoproclamé». «Si le G14 veut discuter, les clubs concernés doivent le faire auprès de leurs fédérations respectives qui s’adressera ensuite à l’UEFA», a précisé M. Aigner. «Le football professionnel est orphelin. Il n’a aucune représentation au plus haut niveau de l’exécutif de l’UEFA alors que c’est grâce aux clubs qu’existe la Ligue des champions et que l’UEFA peut multiplier les contrats publicitaires ou encore télévisuels», a souligné le dirigeant espagnol à l’AFP. La cour de Mediapartners Raillé au début par certains caciques de l’UEFA lors de sa première réunion officieuse, en juillet 1997 à Londres, le G14 n’a cessé depuis de prendre du poids, notamment sous l’influence des influents clubs espagnols et italiens. La cour effrénée du groupe britannique Mediapartners, souhaitant créer une Ligue européenne concurrente de la Ligue des champions, a en fait marqué l’apparition au grand jour de ce groupement qui a obligé l’UEFA à parer au plus pressé en modifiant la formule de la Ligue des champions. La réunion de Madrid, en octobre 1998, puis celle de Milan, le 27 janvier 2000, ont depuis été suivies avec attention par les dirigeants du football européen inquiets de cette montée en puissance. En Italie, le G14 a présenté une série de revendications allant de l’interruption des compétitions pendant les Jeux olympiques 2000 en passant par l’établissement d’un calendrier international tout en réclamant l’octroi d’une compensation financière pour le «prêt» de joueurs aux équipes nationales. Le G14, un complément de l’UEFA «Nous commençons à peser. L’UEFA nous dit qu’il faut passer par les fédérations. Il n’en est pas question. Nous représentons le football européen et nous avons une personnalité propre. Une personnalité qui est appelée à se développer», insiste Onieva. Très rapidement, le G14, dont l’actuel président est également celui du Real Madrid, Lorenzo Sanz, va définir une plate-forme juridique lui permettant de se transformer en un organisme officiel devant en principe se dénommer «Association des grands clubs européens». «Tous les clubs qui voudront nous rejoindre pourront le faire à condition de remplir certains paramètres qui restent à déterminer pour que la nouvelle association ne soit pas taxée de ségrégation», précise Juan Onieva. Déjà, le coordinateur général du G14 estime que «le remodelage des compétitions est une avancée» et qu’il faut «donner encore un peu de temps à ces épreuves». «Une avancée certes, mais il faut faire un effort au niveau économique. Le G14 n’est pas un adversaire de l’UEFA. Il se veut un complément car nous sommes le football professionnel et cela l’UEFA doit l’accepter», a conclu Juan Onieva. La date de la prochaine réunion du G14 doit être arrêtée après les ateliers de travail organisés par l’UEFA à Nyon (Suisse), les 15 et 16 février, où se retrouveront plusieurs membres du G14.
Le groupement des quatorze clubs les plus puissants d’Europe (G14) multiplie les interventions depuis quelques semaines pour arriver à être considéré par l’exécutif de l’Union européenne (UEFA) comme le véritable représentant du football professionnel. Cette demande «recevable», selon Juan Onieva, vice-président du Real Madrid et coordinateur général du G14, fait, pour l’instant, l’objet d’un refus «systématique» de la part de l’UEFA dont le directeur général, l’Allemand Gerhard Aigner, «n’a pas l’intention de discuter avec ce groupe d’intérêt autoproclamé». «Si le G14 veut discuter, les clubs concernés doivent le faire auprès de leurs fédérations respectives qui s’adressera ensuite à l’UEFA», a précisé M. Aigner. «Le football professionnel est orphelin. Il n’a aucune...