Un drôle de numéro et un cas à part dans le cinéma français (qui en compte quelques-uns): Jean-Pierre Mocky, cinéaste. Au début de sa carrière, il réalise des choses pas mal du tout, comme Snobs (61) et Un drôle de paroissien (63), que suivront Solo (70), L’ibis rouge (75), Y a-t-il un Français dans la salle? (82) d’après Frédéric Dard, À mort l’arbitre (84), entre autres. Aujourd’hui, Mocky en est réduit à tourner des films avec des bouts de ficelle – ou de pellicule, si vous préférez – financés n’importe comment avec des budgets pratiquement exsangues. Alors, il gueule: «Je fais des tout petits films, on me reproche qu’ils soient bâclés» (entre nous, le reproche n’est pas totalement infondé). Et il tient à préciser: «Un film, c’est comme une jolie fille: il n’est jamais parfait... Moi, avec cinq millions, je fais un film de quinze millions. Je fais fructifier. Mon dernier, “Tout est calme”, a coûté deux millions, mais je ne suis pas payé, les acteurs non plus». On ne va pas rouvrir le dossier de la critique, mais il se trouve que Mocky a abordé le sujet. À sa manière: «Les critiques, ils sont comme moi, c’est pour ça que je les aime bien, ils n’ont aucun pouvoir. En plus, ils sont mal payés. Ils ont bien le droit de penser ce qu’ils pensent» (merci pour tout à J.-P. Mocky). – Comment va-t-il faire pour réaliser un film (La soutane turquoise) avec Emmanuelle Béart et Michel Serrault?! En continuant, selon ses propres termes, à «emmerder les gens»?! Toujours est-il que Tout est calme est un titre trompeur jusqu’à la provocation: avec Mocky, le calme n’est jamais au programme. Il conclut: «Ma liberté me fait exister». Sans doute au prix d’une certaine solitude... Source: Le nouvel observateur.
Un drôle de numéro et un cas à part dans le cinéma français (qui en compte quelques-uns): Jean-Pierre Mocky, cinéaste. Au début de sa carrière, il réalise des choses pas mal du tout, comme Snobs (61) et Un drôle de paroissien (63), que suivront Solo (70), L’ibis rouge (75), Y a-t-il un Français dans la salle? (82) d’après Frédéric Dard, À mort l’arbitre (84), entre autres. Aujourd’hui, Mocky en est réduit à tourner des films avec des bouts de ficelle – ou de pellicule, si vous préférez – financés n’importe comment avec des budgets pratiquement exsangues. Alors, il gueule: «Je fais des tout petits films, on me reproche qu’ils soient bâclés» (entre nous, le reproche n’est pas totalement infondé). Et il tient à préciser: «Un film, c’est comme une jolie fille: il n’est jamais parfait......
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