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Actualités - Chronologie

Un premier pas républicain vers la Maison-Blanche(photo)

Le sénateur John McCain a obtenu mardi une première victoire triomphale face au favori républicain George W. Bush, mais le chemin de la Maison-Blanche est encore long et sinueux. «Une campagne prend fin aujourd’hui dans le New Hampshire, mais une grande croisade nationale ne fait que commencer», a déclaré M. McCain, qui mène une campagne axée sur la lutte contre les corporatismes et le rôle de l’argent dans les élections. «Avant de nous emporter avec la victoire de M. McCain et le bon score de Bill Bradley (côté démocrate), le fait est que le New Hampshire est un État idéal pour les outsiders. Ils ne l’auront jamais aussi facile après», a cependant estimé Stephen Hess, politologue à la Brookings Institution à Washington, en insistant notamment sur le fort taux de participation. «M. McCain devait absolument gagner et il l’a fait, mais il doit toujours faire face à un homme qui a l’appui de l’establishment républicain», a ajouté M. Hess, en référence au statut de favori à l’investiture républicaine du gouverneur du Texas, George W. Bush. La plupart des analystes ont insisté mardi soir sur le côté trublion du New Hampshire, petit État d’1,1 million d’habitants, où les indépendants (30 % de l’électorat) jouent à chaque élection un très grand rôle, pouvant faire ou défaire un candidat. «Cela lui donne un véritable coup de pouce; s’il avait perdu ici, cela aurait signifié la fin de sa campagne», a indiqué pour sa part le professeur à l’université de Columbia, Robert Shapiro. «La question est de savoir si M. McCain peut concrétiser». Le gouverneur du Texas l’a lui-même rappelé mardi soir en soulignant que M. McCain avait tout misé sur le New Hampshire. Il compte pour sa part poursuivre sa campagne «dans les 50 États» américains jusqu’au «1 600 Pennsylvania Avenue», l’adresse de la Maison-Blanche. Les primaires du New Hampshire s’inscrivent dans un long et complexe processus visant, dans les 50 États américains, à élire des délégués pour les conventions républicaine et démocrate qui désigneront cet été leur candidat respectif à la présidentielle du 7 novembre. Sauf surprise, le nom des deux candidats qui s’opposeront pour la Maison-Blanche sera connu mi-mars, après les deux «super mardis» des 7 et 14 mars qui regroupent des primaires dans des États clés comme New York, la Californie et la Floride. Les candidats républicains devaient prendre dès mardi soir le chemin de la Caroline du Sud, cadre d’une primaire uniquement républicaine le 19 février où les indépendants ne pourront pas voter. Annonçant la couleur, M. Bush a estimé que le sénateur de l’Arizona l’avait «attaqué sur le flanc gauche dans le New Hampshire». «La compétition en Caroline du Sud va clairement opposer un candidat plus modéré, plus à gauche, à un candidat conservateur. C’est un long chemin et j’y suis pour rester», a-t-il affirmé sur la chaîne CNN.
Le sénateur John McCain a obtenu mardi une première victoire triomphale face au favori républicain George W. Bush, mais le chemin de la Maison-Blanche est encore long et sinueux. «Une campagne prend fin aujourd’hui dans le New Hampshire, mais une grande croisade nationale ne fait que commencer», a déclaré M. McCain, qui mène une campagne axée sur la lutte contre les corporatismes et le rôle de l’argent dans les élections. «Avant de nous emporter avec la victoire de M. McCain et le bon score de Bill Bradley (côté démocrate), le fait est que le New Hampshire est un État idéal pour les outsiders. Ils ne l’auront jamais aussi facile après», a cependant estimé Stephen Hess, politologue à la Brookings Institution à Washington, en insistant notamment sur le fort taux de participation. «M. McCain devait absolument...