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Actualités - Chronologie

Rugby - Tournoi des 5 Nations La loi du milieu

Bernard Laporte, nouvel entraîneur de l’équipe de France de rugby, privilégie la conquête du milieu de terrain grâce à des joueurs physiques et une mêlée conquérante. Le temps des attaques en première main est révolu. L’équipe de France s’est alignée sur la concurrence. Sur l’exemple importé de l’Hémisphère Sud, puis adopté par les autres nations européennes, la conquête du milieu de terrain, qui correspond schématiquement à une zone délimitée par le demi d’ouverture et les deux centres, est privilégiée. À partir d’une conquête (touche ou mêlée), la priorité sera donnée à la percussion du rideau défensif adverse sur le premier temps de jeu, pour fixer la défense de l’adversaire. «Nous n’allons pas prendre systématiquement le milieu de terrain, rectifie Laporte. Mais si le milieu de terrain est costaud, on pourra resserrer la défense adverse et jouer près des conquêtes, au milieu de terrain ou vers les extérieurs». Le renforcement du milieu de terrain suppose donc d’aligner des joueurs robustes sur le plan physique. D’où la préférence accordée à Richard Dourthe (1,88 m, 98 kg) et Thomas Lombard (1,88 m, 92 kg) pour occuper les postes de centres. A priori, cette approche condamne des joueurs au gabarit plus modeste comme Franck Comba, Stéphane Glas, non retenus pour le premier match, et Thomas Castaignède, déplacé au poste d’arrière. Le renforcement du milieu de terrain permet également de répondre au défi physique proposé par les adversaires tous portés sur le même type de jeu. «Défensivement, il faut être capable d’arrêter les chars d’assaut qu’on nous propose», souligne Bernard Laporte. Mêlée forte La volonté affichée de franchir ou de mobiliser les défenses adverses au milieu de terrain trouve également son illustration dans la composition de la troisième ligne. Là aussi, Bernard Laporte fait le choix de la puissance, en alignant Fabien Pelous et Abdelatif Benazzi, deux joueurs perforants associés à Olivier Magne, davantage porté sur le soutien au grand large. Ainsi, Abdelatif Benazzi devrait être détaché de nombreuses fois dans la ligne d’attaque, pour aller défier le rideau défensif adverse, à grands coups d’épaule. Dans le même registre, le Briviste Lionel Mallier ou le grand espoir de Bourgoin Sébastien Chabal, connus pour leurs qualités de perforateurs, devraient trouver, au gré des blessures et des méformes, une place dans le système. Le «système» Laporte s’appuie également sur une mêlée forte, conquérante, notamment sur le côté droit, qui permet d’orienter l’édifice. «Il ne veut pas une mêlée mais un char», s’amuse Abdelatif Benazzi, depuis la première séance de torture, le 24 janvier à Blagnac. Depuis le début de la semaine, le nouvel entraîneur assène à ses joueurs, notamment ceux des lignes arrière, qu’ils pourront imposer leur jeu grâce à la rampe de lancement que constitue la mêlée. «Le principal est d’avoir envie de “tuer” les autres dans ce secteur, souligne-t-il. Il faut avoir une volonté féroce dans ce secteur, même s’il ne faut pas y laisser toutes les plumes. Si on arrive à récupérer un ou deux ballons, cela peut faire la différence». L’épreuve de force de la mêlée, la conquête physique du milieu de terrain visent le même objectif: dégager des espaces pour les trois artistes de l’équipe, les ailiers Christophe Dominici et Émile Ntamack, ainsi que l’arrière Thomas Castaignède. Si ces trois joueurs héritent de ballons dans de bonnes conditions, le système Laporte aura bien fonctionné.
Bernard Laporte, nouvel entraîneur de l’équipe de France de rugby, privilégie la conquête du milieu de terrain grâce à des joueurs physiques et une mêlée conquérante. Le temps des attaques en première main est révolu. L’équipe de France s’est alignée sur la concurrence. Sur l’exemple importé de l’Hémisphère Sud, puis adopté par les autres nations européennes, la conquête du milieu de terrain, qui correspond schématiquement à une zone délimitée par le demi d’ouverture et les deux centres, est privilégiée. À partir d’une conquête (touche ou mêlée), la priorité sera donnée à la percussion du rideau défensif adverse sur le premier temps de jeu, pour fixer la défense de l’adversaire. «Nous n’allons pas prendre systématiquement le milieu de terrain, rectifie Laporte. Mais si le milieu de...