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Actualités - Reportages

La physionomie des marchés Beyrouth : la livre toujours recherchée

Le marché des changes de Beyrouth n’a guère été sensibilisé par la détérioration de la situation au Liban-Sud, continuant à privilégier les placements en livre libanaise dont le rendement réel est de loin supérieur aux autres grandes monnaies. De ce fait, le dollar est resté généralement offert hier, en l’absence souvent d’intérêt à la demande. Mais après que la Banque du Liban (BDL) se fut déclarée prête à l’acheter à 1 501,00 LL et à le vendre à 1 514,00 LL, le billet vert a dû se maintenir au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier. Pourtant, les établissements de crédit ont été amenés à négocier pratiquement le dollar bien en deçà de ce taux indicatif, en raison de la propension des opérateurs à l’offre de cette monnaie qui a fluctué toute la journée entre 1 502,00 et 1 503,00 LL, selon les cambistes. Ce mouvement s’est toutefois produit hier dans des transactions assez minces en l’absence de contreparties valables à la demande. En effet, le volume d’affaires ne devait guère dépasser quelque sept millions de dollars, entièrement échangés à l’achat et à la vente par les banques de la place, ajoute-t-on dans les milieux cambistes. Prudence et expectative à l’étranger sur le front des monnaies À l’étranger, l’euro est resté pratiquement faible hier mais s’est maintenu au-dessus de 0,97 dollar, sur des marchés des changes internationaux calmes dans l’attente de la décision de la Réserve fédérale américaine (Fed) sur les taux aujourd’hui, alors que le billet continuait à se renforcer face aux autres grandes monnaies, profitant de la montée des pressions inflationnistes aux États-Unis. L’augmentation des dépenses de construction aux États-Unis plus élevées que prévu s’est ajoutée à d’autres indicateurs américains publiés hier, renforçant la probabilité d’un resserrement monétaire de la part de la Fed dans une proportion supérieure à un quart de point en pourcentage selon certains analystes. À cet égard, les opérateurs ont été très sensibilisés hier à l’annonce d’une hausse de 2 % des dépenses à la construction en décembre, comme en novembre, contrairement aux attentes des experts qui tablaient sur une progression de 0,8 %. Cela d’autant qu’ils apprenaient des directeurs d’achats américains (NAPM) que leur indice des prix aurait atteint le mois dernier 72,60 points contre 68,30 points en décembre malgré le léger recul de leur indice d’activité à 56,30 points contre 56,80 points pendant la même période. Bien que la monnaie unique européenne ait été soutenue par les chiffres sur l’emploi dans la zone euro meilleurs que prévu, avec un taux de 9,6 % de la population active en décembre contre 9,8 % en novembre, alors qu’on s’attendait à un taux de 9,7 %, elle est restée finalement vulnérable à la veille de la décision de la Fed sur les taux d’intérêt américains. De plus, le billet vert a trouvé appui dans le nouvel accès de faiblesse du yen après la publication hier de récents indicateurs sur l’économie au Japon, notamment l’annonce d’une hausse du chômage accompagnée d’une baisse dans le secteur de la construction en décembre, donnant une vision déprimante de la situation économique dans ce pays. C’est dans ce contexte empreint de prudence et d’expectative avant la fin de la réunion de la Fed que le dollar s’est négocié à New York comme suit : – 0,9735 pour un euro contre 0,9705, la veille – 1,6150 pour un sterling contre 1,6160 – 2,0090 DM contre 2,0155 – 6,7380 FF contre 6,7590 – 1,6545 FS contre 1,6560 – 1 989,00 lires contre 1 995,15 – 107,85 yens contre 107,35. Bourse de Beyrouth : sous le signe de la banque BEMO À la Bourse de Beyrouth, l’action C de la Banque européenne pour le Moyen-Orient (BEMO) a recouvré hier tout le terrain qu’elle avait cédé la veille, permettant à l’ensemble de la cote de se redresser dans son sillage sur un marché autrement stable dans d’autres endroits. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs cotées a progressé de 0,14 % à 77,45 points, ainsi que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires qui a augmenté de 0,23 % à 176,80 points. Ce mouvement s’est produit dans un marché étoffé par une importante application portant sur 250 000 actions A de Solidere conjuguée aux opérations relatives aux autres valeurs ayant fait l’objet de transactions, soit au total 268 810 actions d’une valeur de 2 128 600 dollars. Wall Street : dans l’attente de la Fed Sur les places boursières internationales, les valeurs technologiques, plus spéculatives que les industrielles, ont retrouvé la faveur des investisseurs à Wall Street, comme la veille en fin de séance, alors qu’elles avaient été délaissées la semaine dernière. Elles ont bénéficié notamment de l’introduction en Bourse de valeurs de biotechnologie et de communications dont les cours se sont envolés. Bien que les opérateurs boursiers attendaient avec impatience grandissante l’issue aujourd’hui du comité monétaire de la Fed qui devrait relever les taux d’intérêt américains, il semble qu’ils ont déjà pris en compte un relèvement du taux interbancaire au jour le jour d’un quart de point en pourcentage à 5,75 %. De son côté, l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles, défendu par les valeurs traditionnelles, a gardé la tête hors de l’eau, malgré que les titres en baisse l’ont emporté hier sur ceux en hausse. Il a, en effet, oscillé entre un plus bas à 10 907,96 points et un plus haut à 11 031,66 points, avant d’afficher en préclôture 11 000,41 points, en nouvelle hausse de 59,88 points sur la veille. Les Bourses européennes bien orientées Les marchés boursiers européens sont restés bien orientés mardi, malgré une certaine hésitation de Wall Street, où les nerfs sont mis à rude épreuve par l’attente de la réunion du comité de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine qui a commencé hier pour s’achever aujourd’hui avec une décision sur les taux d’intérêt. Cette réunion intervient alors que les États-Unis célèbrent neuf ans de croissance économique ininterrompue, la plus longue période de croissance depuis les années 1960. Les marchés anticipent un relèvement d’un quart de point des taux de la Fed et l’incertitude demeurera jusqu’à ce que la décision soit rendue publique. «Personne ne parle d’autre chose que de la réunion de la Fed», a déclaré Thom Brown, de Rutherford Brown and Catherwood. Pour lui, même une majoration d’un demi-point ne serait pas mal perçue dans l’espoir que «le pire est passé». Une mesure aussi rigoureuse n’a toutefois jamais été prise au cours des cinq dernières années. Pour sa part, la Banque centrale européenne (BCE) se réunit demain et une minorité de plus en plus forte d’analystes interrogés par Reuters, mettant en avant la faiblesse de l’euro et la montée des pressions inflationnistes, s’attendent à ce qu’elle relève ses taux dès cette semaine, alors que dans leur majorité ils tablent sur un statu quo jusqu’en mars. L’indice des directeurs d’achat de la zone euro, qui reflète l’évolution du secteur industriel dans la région, s’est inscrit à 55,6 en janvier contre un record de 57,4 en décembre, ce qui signifie que la croissance reste satisfaisante mais à un rythme plus faible que prévu. L’indice paneuropéen a gagné 1,40 % et l’Euro Stoxx des valeurs vedettes de la zone euro 1,20 %. La Bourse de Paris s’est adjugé 2 %, celle de Londres 0,40 %, Francfort 3,10 %, Amsterdam 1,10 %, Zurich 1,60 %, Milan 2,20 % et Madrid 1,30 %, alors que Bruxelles perdait 0,70 %. Parmi les valeurs européennes, Vodafone a progressé de 6,40 %, dans la perspective que l’opérateur britannique des télécommunications sortira vainqueur de l’offre hostile qui l’oppose à l’allemand Mannesmann, en hausse de 4,70 %. Les deux titres ont affiché à un moment un plus haut record. Les géants scandinaves des télécommunications Nokia et Ericsson ont également battu des records en séance, avant toutefois de terminer en baisse dans le cas du premier. Nokia a perdu 0,80 euro à 184,60, après un record de 197,40. Ericsson a gagné 40 couronnes à 662, après un record de 677. Nokia, le premier fabricant mondial de téléphones mobiles, a enregistré une augmentation de 52 % du bénéfice au quatrième trimestre à 1,27 milliard d’euros (à peu près autant de dollars) grâce à une forte progression de la vente des portables. À Paris, le groupe des médias et des services publics Vivendi a gagné 5,20 % à 110,50 euros, après un record de 113,40, continuant de bénéficier de l’annonce ce week-end d’un projet de création d’un large portail Internet en Europe avec Vodafone. Enfin, à Milan, Fiat a été réservé à la hausse, les boursiers évoquant une rumeur d’accord imminent avec DaimlerChrysler. Tokyo : clôture en baisse La Bourse de Tokyo a clôturé en baisse de 0,6 % mardi, les opérateurs ayant décidé de réaliser des prises de bénéfices profitant de la montée de l’indice lundi à son plus haut niveau en 30 mois. L’indice Nikkei a terminé sur un recul de 116,32 points, à 19 423,38 points. «Il était normal d’assister à des prises de bénéfices, après quatre jours de hausse consécutifs (...) Malgré une correction opportune, le marché reste haussier», a commenté Kazue Mayuzumi, de chez Nikko Securities. Une chasse aux bonnes affaires tardive a aidé le Nikkei à remonter alors qu’il avait atteint un plancher de 19 266,96 points, et beaucoup d’investisseurs s’attendent à ce que les nouveaux fonds d’investissements poussent l’indice à la hausse en février. Les valeurs de haute technologie et de télécommunications ont été soumises à pression, mais les grands titres comme Sony sont restés fermes, a relevé M. Mayuzumi. L’indice élargi Topix a perdu 10,81 points, à 1 697,15 points. Le volume des échanges s’est élevé à quelque 567 millions d’actions, contre 510 millions la veille. En dépit d’un rebond de Wall Street lundi, la Bourse de Tokyo «demeure uniquement guidée par des facteurs internes», a commenté Tsuyoshi Segawa, directeur chez New Japan Securities. La Fed devrait normalement relever ses taux d’intérêt au cours d’une réunion qui doit se tenir mardi et mercredi, mais «les investisseurs japonais ne sont pas spécialement concernés», a ajouté M. Segawa. Parmi les valeurs de haute technologie, Fujitsu a perdu 80 yens (-2,0 %), à 3 890 yens ; Kyocera 300 yens (-1,7 %) à 17 810. Sony a gagné 170 yens (+0,6 %) à 27 130 yens après avoir annoncé qu’elle commencerait à vendre directement par l’Internet.
Le marché des changes de Beyrouth n’a guère été sensibilisé par la détérioration de la situation au Liban-Sud, continuant à privilégier les placements en livre libanaise dont le rendement réel est de loin supérieur aux autres grandes monnaies. De ce fait, le dollar est resté généralement offert hier, en l’absence souvent d’intérêt à la demande. Mais après que la Banque du Liban (BDL) se fut déclarée prête à l’acheter à 1 501,00 LL et à le vendre à 1 514,00 LL, le billet vert a dû se maintenir au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier. Pourtant, les établissements de crédit ont été amenés à négocier pratiquement le dollar bien en deçà de ce taux indicatif, en raison de la propension des opérateurs à l’offre de cette monnaie qui a fluctué toute la...