La mine défaite, des dizaines de militants pour le candidat démocrate à l’élection présidentielle Al Gore encaissent le choc : l’équipe de football américain du Tennesse, le fief de leur candidat, a perdu dimanche soir le Super Bowl. «C’est un vrai coup dur», se lamente l’un d’eux avant de monter dans l’autobus «Gore 2000» qui sillonne le New Hampshire. D’autant plus sévère que ceux qui viennent d’écraser à Atlanta, 23 à 16, les titans du Tennessee lors de la finale du championnat professionnel de football américain (NFL), sont les Rams de St Louis, capitale du Missouri, État natal de Bill Bradley, le principal rival de Gore à l’investiture du Parti démocrate. Un à un, ces activistes – venus tout spécialement du Tennessee pour soutenir Gore lors de la première élection primaire qui doit se tenir aujourd’hui dans le New Hampshire – sortent en silence du restaurant de Nashua où une quinzaine de téléviseurs ont retransmis la finale en direct. Pour Thomas Nelson, 23 ans, qui fait partie de l’état-major de campagne de Gore, «c’est en quelque sorte une finale politique. Beaucoup de gens ici le pensent réellement». L’ambiance était pourtant à la fête en début de soirée au Martha’s Exchange, le restaurant le plus pittoresque de Nashua où Al Gore avait décidé de marquer une pause de quelques heures. «Nous nous arrêtons pour souffler un peu avant de nous remettre au travail pour remporter les primaires», avait lancé à ses troupes du Tennessee le candidat démocrate particulièrement détendu, en blue-jean, une casquette de base-ball vissée sur la tête. «Aucune voix n’est acquise à l’avance», avait-t-il poursuivi en pénétrant dans le restaurant, au moment précis où une chanteuse entonnait l’hymne américain sur les écrans de télévision. L’équipe d’Al Gore avait commandé des dizaines de pizzas et des litres de sodas avant de s’isoler du reste de la clientèle du lieu composée du Tout-Nashua, sous l’étroite surveillances des agents du Secret Service chargés de la protection rapprochée du vice-président des États-Unis. Le contenu des énormes fûts de bière, alignés dans l’arrière-salle enfumée du restaurant bondé, a singulièrement diminué pendant les quelque quatre heures qu’a duré le match. Une affichette proposait d’ailleurs «une bière gratuite pendant la finale».
La mine défaite, des dizaines de militants pour le candidat démocrate à l’élection présidentielle Al Gore encaissent le choc : l’équipe de football américain du Tennesse, le fief de leur candidat, a perdu dimanche soir le Super Bowl. «C’est un vrai coup dur», se lamente l’un d’eux avant de monter dans l’autobus «Gore 2000» qui sillonne le New Hampshire. D’autant plus sévère que ceux qui viennent d’écraser à Atlanta, 23 à 16, les titans du Tennessee lors de la finale du championnat professionnel de football américain (NFL), sont les Rams de St Louis, capitale du Missouri, État natal de Bill Bradley, le principal rival de Gore à l’investiture du Parti démocrate. Un à un, ces activistes – venus tout spécialement du Tennessee pour soutenir Gore lors de la première élection primaire qui doit se...
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