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Actualités - Chronologie

Voile - Coupe Louis Vuitton La situation devient critique pour America One(photo)

Après leur nouvelle victoire dimanche sur America One, les Italiens de Prada Challenge mènent désormais par 3 points à 1 dans la finale de la Coupe Louis Vuitton – un nouveau coup dur pour Paul Cayard et son équipage qui, après avoir mené tout au long, s’est vu infliger une pénalité juste avant la ligne d’arrivée. Le coup de canon de la quatrième manche de la finale des challengers avait été donné avec une heure de retard en raison d’un vent légèrement trop fort et instable. America One a pris un meilleur départ en franchissant la ligne avec quatre secondes d’avance. Comme la veille, le premier bord de près (vent de face) fut essentiellement une course de vitesse, les deux bateaux côte à côte. À la barre du voilier américain, Paul Cayard a réussi à garder l’avantage et a viré la première bouée avec huit secondes d’avance. Un véritable corps-à-corps s’est engagé pendant le bord de portant (vent arrière) suivant. En voulant se dégager de Luna Rossa qui s’apprêtait à le déventer, le skipper franco-américain a vu une nouvelle fois son spinnaker (grande voile ronde d’avant) s’envoler dans les airs. Sans spinnaker, America One a pu brutalement changer de route pour gêner son adversaire qui, lui, se débattait encore avec son gros spinnaker. En raison de sa position non prioritaire, Luna Rossa était obligé de s’écarter pour éviter la collision. Francesco de Angelis et son équipage ont donc empanné (virer de bord par vent arrière) en catastrophe, perdant le contrôle du bateau dans la manœuvre. Repos lundi Paul Cayard en a profité pour gagner du terrain. Cris et protestations fusaient des deux bateaux alors qu’étaient brandis les drapeaux de réclamation. Mais aucune pénalité ne fut distribuée et America One virait la deuxième bouée avec 39 secondes d’avance. Le voilier américain a ensuite creusé l’écart. Il a viré la dernière marque de parcours avec 41 secondes d’avance avant d’être rattrapé par son adversaire lors du dernier bord de vent arrière. Surpris par ce retour de Luna Rossa, Paul Cayard a empanné à son tour en catastrophe pour maintenir son cap vers la ligne d’arrivée. Prioritaire, Francesco de Angelis a estimé qu’America One lui coupait la route et a déposé une réclamation. La sentence des arbitres fut fatale pour le voilier américain : une pénalité, alors même que la ligne d’arrivée n’était pas loin. America One l’a franchie trois mètres devant Luna Rossa, mais il devait revenir en arrière pour réparer sa faute et la victoire allait au voilier italien. Une victoire significative puisque Prada Challenge n’est plus qu’à deux points de la qualification pour la Coupe de l’America alors qu’America One doit en marquer quatre pour espérer l’emporter. «La décision de l’arbitre a été prise extrêmement rapidement et je ne l’approuve pas mais c’est comme ça, je ne peux rien y faire. Il y a avait là un être humain qui devait prendre rapidement une décision. Il a pris celle qui lui paraissait être la bonne. Il devra vivre et mourir avec ça tout comme nous avec notre défaite», a commenté Paul Cayard. Les deux équipages ont droit (demain) lundi à une journée de repos. Déclarations Francesco de Angelis (skipper de Prada Challenge) : «Ils ont fait un bon départ. Le premier bord sous le vent fut dur mais marrant. Ensuite on est resté derrière. On a bien resserré l’écart sur la fin. Et puis ils ont empanné devant nous. Il y a eu une pénalité. Et la course était jouée». Torben Grael (tacticien de Prada Challenge) : «Je pense que ce n’est pas un comportement de bon marin de nous loffer comme ils l’ont fait. Par vingt, vingt-cinq nœuds de vent, c’est dangereux et nous risquions d’abîmer notre bateau. Il y a une règle qui veut que l’on ne loffe pas comme cela. En fait, ils ont eu de la chance d’exploser leur spinnaker parce que cela leur a permis de nous loffer plus confortablement». Paul Cayard (skipper de America One) : «Aujourd’hui, c’était la journée idéale pour revenir en course. Après les ennuis d’hier, on a fait une bonne course. On les a dominés tout du long. Nos spinnakers sont en Nylon. Aujourd’hui, il a explosé parce qu’il était trop chargé. Grâce à une bonne technologie américaine, les Italiens ont une sacrée arme avec leurs spis qui n’explosent pas. C’est un atout dont on doit tenir compte. Comme je vous l’ai dit, nous n’avons plus qu’un mât. L’autre est en cours de réparation. Mais celui que nous utilisons est fantastique. On en est très content. Il faut encore que l’on gagne 4 courses. Mais j’ai toujours dit que cette série se gagnerait peut-être dans la faculté de se remettre de défaites inacceptables. Être à 3-1 ne me dérange pas. De manière générale, je pense que les arbitres font très bien leur travail. Mais c’est vrai qu’aujourd’hui, je ne suis pas d’accord avec leur décision». John Kostecki (tacticien d’America One) : «On a fait un superbe départ. Puis on les a sortis de la layline et le premier bord sous spi fut très marrant. Ensuite on a bien maintenu l’écart jusqu’à la dernière bouée au vent. Sur le dernier bord, on a fait notre empannage vers l’extrémité de la ligne d’arrivée qui nous intéressait. Il n’y avait pas d’erreurs là. On a été très étonné de se faire pénaliser».
Après leur nouvelle victoire dimanche sur America One, les Italiens de Prada Challenge mènent désormais par 3 points à 1 dans la finale de la Coupe Louis Vuitton – un nouveau coup dur pour Paul Cayard et son équipage qui, après avoir mené tout au long, s’est vu infliger une pénalité juste avant la ligne d’arrivée. Le coup de canon de la quatrième manche de la finale des challengers avait été donné avec une heure de retard en raison d’un vent légèrement trop fort et instable. America One a pris un meilleur départ en franchissant la ligne avec quatre secondes d’avance. Comme la veille, le premier bord de près (vent de face) fut essentiellement une course de vitesse, les deux bateaux côte à côte. À la barre du voilier américain, Paul Cayard a réussi à garder l’avantage et a viré la première bouée avec...