Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Tennis - Internationaux d'Australie André Agassi magistral (photos)

Andre Agassi s’est ressaisi opportunément pour battre, en finale de l’Open d’Australie dimanche, le Russe Evgueni Kafelnikov et confirmer qu’il était bien le numéro un du tennis mondial. L’Américain s’est imposé 3-6, 6-3, 6-2, 6-4 face au tenant du titre, remportant ainsi son troisième tournoi du Grand Chelem depuis huit mois après Roland-Garros et l’US Open. Également finaliste l’an passé à Wimbledon, Andre Agassi – qui compte désormais six titres majeurs à son palmarès – coiffe ainsi sa deuxième couronne à Melbourne, après celle décrochée en 1995. «Rien n’est comparable dans ma carrière à ce que j’ai vécu ces huit derniers mois. C’est une période complètement folle», a déclaré Andre Agassi, dont la carrière fut émaillée de hauts et de bas, le fond étant atteint en 1997 où après avoir été numéro un mondial deux an plus tôt, le «Kid de Las Vegas» était retombé au 147e rang mondial. Pour conquérir ce nouveau titre et devenir le premier joueur depuis Rod Laver en 1969 à disputer quatre finales du Grand Chelem consécutives, l’Américain avait dû se défaire en demi-finale de son compatriote Pete Sampras, son plus sérieux rival, qui l’avait battu à Wimbledon. Cette victoire sur Evgueni Kafelnikov a parachevé le triomphe américain à Melbourne après la victoire de Lindsay Davenport dans le tournoi féminin, samedi. Un incident cocasse Pour asseoir ce nouveau succès, Andre Agassi a servi trois aces dans le dernier jeu de la rencontre, qui a duré deux heures et 19 minutes. La victoire en poche, l’Américain a salué son entraîneur, l’ancien joueur Brad Gilbert, et son amie de cœur, l’ancienne numéro un mondiale Steffi Graf, qui a mis un terme à sa carrière après un dernier titre à Roland-Garros la saison dernière. «C’est un formidable soutien», a déclaré Andre Agassi après sa finale, évoquant Graf, qui compte à son palmarès 22 titres du Grand Chelem. Evgueni Kafelnikov ne pouvait pour sa part que féliciter son adversaire du jour. Le Russe, numéro deux mondial, n’a pu que constater les 61 fautes directes qu’il avait commises au cours de la rencontre et reconnaître la supériorité d’Andre Agassi. «Andre a senti que j’étais un peu fatigué et a su élever son niveau de jeu. C’est ahurissant de voir comment il a su revenir après avoir perdu le premier set et élever son niveau dans les trois derniers», a-t-il dit «Je ne suis pas déçu de la façon dont j’ai joué. Je me suis battu, j’ai essayé mais malheureusement, j’étais un peu court. J’ai beaucoup appris cette année de cet Open d’Australie». Cette rencontre a par ailleurs été émaillée d’un incident cocasse. En effet, Agassi et Kafelnikov ont connu un moment épique au début du quatrième set lorsqu’un homme, portant une fausse barbe rouge et armé d’une caméra vidéo, a fait irruption sur le court. Cet homme, qualifié ensuite de «coutumier du fait», a interrompu à plusieurs reprises des manifestations publiques récemment. Il a rapidement été évacué du court par les responsables de la sécurité et arrêté par la police. Déclarations Evgueni Kafelnikov (battu par Andre Agassi) : «Mes jambes ont commencé à devenir un peu lourdes dans le troisième set. J’avais couru davantage que lui et il s’est aperçu que je connaissais un début de fatigue. Il a alors élevé le niveau de son jeu. C’est incroyable la façon dont il peut récupérer après avoir perdu le premier set en élevant le niveau de son jeu de façon permanente. C’est là qu’il s’est beaucoup amélioré. Je suis déçu d’avoir perdu mais j’ai lutté jusqu’au bout. J’étais sans doute un petit peu juste. Lui, c’est extraordinaire la confiance qui l’habite. Maintenant, les autres joueurs savent qu’ils vont devoir travailler dur pour être en mesure de le battre. Moi-même, je vais améliorer ma condition physique car il faut absolument que je le batte. Nous avons fait beaucoup de points sur les lignes, mais trois ou quatre points importants ont fait la différence». Andre Agassi (vainqueur d’Evgueni Kafelnikov) : «Il jouait un tennis de haut niveau au début et était parti pour me battre. Rapidement, cela s’est transformé en un match physique, avec beaucoup de courses et d’échanges, et j’ai aimé la tournure que cela prenait. Faire le Grand Chelem serait pour moi comme gagner le gros lot à la loterie pour vous. Wimbledon fait partie des quatre tournois et contre Pete (Sampras) comme il a servi ici, je n’aurais pas gagné sur gazon. La finale ici a été meilleure que la demi-finale de l’an dernier à l’US Open, où j’étais un peu à plat. Rien, dans ma carrière, ne ressemble à ces huit derniers mois depuis ma victoire à Roland-Garros. Je suis plus fort et plus en forme que jamais. C’est pourquoi je peux me permettre le luxe de gagner en quatre ou cinq sets. Que je mène ou que je sois mené, j’ai maintenant la base pour jouer mon jeu. Borg était le joueur que j’admirais le plus pour sa solidité mentale».
Andre Agassi s’est ressaisi opportunément pour battre, en finale de l’Open d’Australie dimanche, le Russe Evgueni Kafelnikov et confirmer qu’il était bien le numéro un du tennis mondial. L’Américain s’est imposé 3-6, 6-3, 6-2, 6-4 face au tenant du titre, remportant ainsi son troisième tournoi du Grand Chelem depuis huit mois après Roland-Garros et l’US Open. Également finaliste l’an passé à Wimbledon, Andre Agassi – qui compte désormais six titres majeurs à son palmarès – coiffe ainsi sa deuxième couronne à Melbourne, après celle décrochée en 1995. «Rien n’est comparable dans ma carrière à ce que j’ai vécu ces huit derniers mois. C’est une période complètement folle», a déclaré Andre Agassi, dont la carrière fut émaillée de hauts et de bas, le fond étant atteint en 1997 où après...