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Actualités - Chronologie

Dernier discours sur l'Etat de l'Union : le testament politique de Clinton

Le président Bill Clinton prononcera aujourd’hui soir devant les deux chambres réunies du Congrès son ultime discours sur l’État de l’Union, qui devrait être autant un testament politique sur son double mandat, qu’une plate-forme démocrate pour préparer les élections présidentielle et législatives de novembre prochain. M. Clinton en a donné un avant-goût en annonçant que son dernier budget pour l’année fiscale 2001, dont il présentera les grandes lignes dans ce traditionnel discours-programme annuel, permettrait aux États-Unis d’éponger totalement leur dette publique de 3 600 milliards de dollars d’ici 2013, soit deux ans plus tôt que ne le prévoyaient les projections officielles. «Nous voyons maintenant le résultat des dernières sept années», a déclaré le président américain devant la presse en affirmant que l’expansion économique américaine actuelle, sans précédent en temps de paix, serait complètement remise en cause si les républicains consacraient une grande partie des excédents budgétaires à des réductions d’impôts «irresponsables». Il a indiqué qu’il entendait pour sa part maintenir jusqu’au bout la stricte discipline budgétaire mise en œuvre par son administration et se contenterait d’offrir des réductions d’impôts «modestes» au bénéfice des classes moyennes et des personnes à bas revenu. Il a souligné que l’élimination de la dette serait menée sans compromettre le sauvetage des caisses fédérales de retraite (Social Security) et celui de l’assurance médicale vieillesse (Medicare), qui restent toujours deux des projets majeurs de son administration. Mais il a concédé qu’il n’espérait pas parvenir à un compromis cette année avec la majorité républicaine parlementaire et que cette double tâche reviendrait à son successeur, quel qu’il soit. M. Clinton proposera dans son discours sur l’État de l’Union un plan décennal pour donner une couverture médicale à 5 millions d’Américains non assurés. Le sort de ce projet, qui coûterait 110 milliards de dollars, apparaît très incertain en année électorale. Les démocrates comptent en partie sur la répugnance traditionnelle des républicains pour de tels grands programmes de dépenses sociales pour tenter de reconquérir le pouvoir parlementaire. Les études et sondages privés effectués régulièrement pour le compte de la Maison-Blanche montrent en effet qu’une majorité d’Américains sont extrêmement attachés aux acquis sociaux en place, qu’ils souhaitent un renforcement de la protection médicale, du système éducatif et de la lutte contre la criminalité, des thèmes qui restent, avec la protection de l’environnement, au cœur du programme du vice-président Al Gore, grand favori à l’investiture présidentielle démocrate. Sa victoire très nette dans les caucus de l’Iowa sur son seul rival, l’ex-sénateur Bill Bradley, a mis du baume au cœur de Bill Clinton, qui a pris fait et cause pour son coéquipier. En politique étrangère, M. Clinton s’est donné deux grands objectifs pour sa dernière année au pouvoir : obtenir un règlement définitif d’un demi-siècle de conflit israélo-arabe, avec des accords de paix sur les volets palestinien, syrien et libanais et faire entériner par le congrès l’accord commercial signé avec la Chine pour permettre son entrée au sein de l’Organisation mondiale du commerce. Mardi dernier, M. Clinton a admis qu’il entamait sa dernière année à la Maison-Blanche (il la quittera le 20 janvier 2001), avec «nostalgie». «Mais j’essaie de la combattre pour garder mon attention et l’attention du pays sur le futur», a-t-il dit en laissant entendre que l’avenir serait aussi un thème majeur de son discours sur l’État de l’Union.
Le président Bill Clinton prononcera aujourd’hui soir devant les deux chambres réunies du Congrès son ultime discours sur l’État de l’Union, qui devrait être autant un testament politique sur son double mandat, qu’une plate-forme démocrate pour préparer les élections présidentielle et législatives de novembre prochain. M. Clinton en a donné un avant-goût en annonçant que son dernier budget pour l’année fiscale 2001, dont il présentera les grandes lignes dans ce traditionnel discours-programme annuel, permettrait aux États-Unis d’éponger totalement leur dette publique de 3 600 milliards de dollars d’ici 2013, soit deux ans plus tôt que ne le prévoyaient les projections officielles. «Nous voyons maintenant le résultat des dernières sept années», a déclaré le président américain devant la presse en...