Le serveur Gallica 2000, officiellement présenté en ce début de semaine par la Bibliothèque nationale de France (BnF), est «une bibliothèque virtuelle multimédia généraliste, unique au monde», proposant 35 000 ouvrages en accès gratuit sur Internet. Le président de l’établissement, Jean-Pierre Angremy, a précisé devant la presse que ce serveur, qui a nécessité un investissement de 70 millions de francs, offre «le plus grand nombre de volumes aujourd’hui disponibles sur le réseau mondial». À titre de comparaison, a-t-il dit, le catalogue de la bibliothèque du Congrès, à Washington, est plus étoffé mais contient surtout des extraits de textes. «La BnF n’est plus seulement à Paris et réservée à des “happy few” mais est ouverte sur le monde entier», s’est félicité M. Angremy. Découvrir la culture francophone, réunir des citations ou préparer des cours : chacun, du bibliophile au lycéen, du professeur au documentaliste, peut avoir accès (http://gallica.bnf.fr/) à des classiques, des éditions rares, des dictionnaires ou des fonds d’images, soit plus de 12 millions de pages, selon ses concepteurs. Lancé en 1997, le projet Gallica a rapidement connu une première mise à jour, suivie par la création de Gallica Classique et d’un serveur consacré à Marcel Proust. «Gallica 2000 marque la dernière étape de la phase expérimentale et constitue l’évolution la plus importante de ce service avec une nouvelle interface, une refonte éditoriale et surtout des dizaines de milliers de ressources documentaires inédites», selon la BnF. Nouveaux titres en cours d’année Les responsables de la bibliothèque, qui recensaient jusqu’alors environ 10 000 visites par jour (dont 25 % provenant des États-Unis et du Canada) sur Gallica, espèrent multiplier par quatre la fréquentation du nouveau serveur dans les mois prochains. «Il ne s’agit pas d’un simple entonnoir dans lequel on a déversé des livres», a dit M. Angremy en expliquant notamment que le public peut disposer de fiches de présentation de sujets. Aux 35 000 ouvrages numérisés – provenant (à 45 %) du XIXe siècle et à environ 30 % du XVIIe et XVIIIe siècle – s’ajoutent 45 000 images fixes (photos, gravures, etc). En cours d’année, le fonds comprendra 15 000 nouveaux titres. Ces ouvrages numérisés sont aujourd’hui libres de droit (leurs auteurs étant morts depuis plus de 70 ans). D’autres, inscrits au catalogue de la BnF mais encore sous droits, seront disponibles ultérieurement. Au total, quelque 86 000 ouvrages ont déjà été numérisés par la BnF. Dans un avenir proche, de nouveaux livres seront progressivement libérés de tous droits tandis que la bibliothèque de 86 000 ouvrages sera enrichie et que d’autres images fixes seront numérisées. Avec la mise en ligne de tant de livres, le public désertera-t-il un jour les salles de la BnF? La question fait sourire M. Angremy : «Il a fallu sept ans pour numériser 86 000 ouvrages, et la BnF en comprend 11 millions».
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le serveur Gallica 2000, officiellement présenté en ce début de semaine par la Bibliothèque nationale de France (BnF), est «une bibliothèque virtuelle multimédia généraliste, unique au monde», proposant 35 000 ouvrages en accès gratuit sur Internet. Le président de l’établissement, Jean-Pierre Angremy, a précisé devant la presse que ce serveur, qui a nécessité un investissement de 70 millions de francs, offre «le plus grand nombre de volumes aujourd’hui disponibles sur le réseau mondial». À titre de comparaison, a-t-il dit, le catalogue de la bibliothèque du Congrès, à Washington, est plus étoffé mais contient surtout des extraits de textes. «La BnF n’est plus seulement à Paris et réservée à des “happy few” mais est ouverte sur le monde entier», s’est félicité M. Angremy. Découvrir la...