Nagorny-Karabakh, Abkhazie, Transdniestrie, trois sujets chauds
le 25 janvier 2000 à 00h00
Plusieurs conflits régionaux seront discutés aujourd’hui à Moscou lors du sommet de la CEI : NAGORNY-KARABAKH : enclave au sud-ouest du territoire azerbaïdjanais, peuplée en majorité d’Arméniens. Ce territoire a proclamé unilatéralement son indépendance en septembre 1991, peu avant la disparition de l’Urss. Entre février 1988 et mai 1994, une guerre y a opposé Azerbaïdjanais et Arméniens du Nagorny-Karabakh, soutenus financièrement et logistiquement par Erevan – qui a toujours nié toute implication militaire –, faisant plus de 20 000 morts et des dizaines de milliers de réfugiés. L’Arménie, l’Azerbaïdjan et le Nagorny-Karabakh ont signé en mai 1994 un accord de cessez-le-feu, globalement respecté. Des négociations multilatérales pour tenter de trouver un compromis ont lieu depuis plusieurs années sous l’égide des dix pays du «groupe de Minsk», chargé du règlement du conflit par l’OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe). ABKHAZIE : cette région de l’ouest de la Géorgie a fait sécession en 1992, ce qui a déclenché une guerre avec Tbilissi qui n’a jamais reconnu cette indépendance et impose un blocus économique à l’Abkhazie. Grâce au soutien officieux de la Russie, les indépendantistes l’avaient emporté à l’automne 1993 après plus d’un an de combats, qui avaient fait quelque 7 000 morts. Environ 270 000 Géorgiens avaient fui le territoire entre 1992 et fin 1993, selon les chiffres officiels géorgiens. Un cessez-le-feu a été signé en mai 1994 mais il reste précaire et des incidents ou des prises d’otages ont lieu régulièrement dans cette région. Une force d’interposition de la Communauté des États indépendants (CEI), composée presque en totalité de Russes, est déployée dans une zone-tampon de 12 km, à la «frontière» entre l’Abkhazie et la Géorgie. Des observateurs de l’Onu sont également présents. Le leader indépendantiste, Vladislav Ardzinba, a été réélu le 3 octobre 1999 «président» de l’Abkhazie, un scrutin jugé «illégitime» par l’Onu. TRANSDNIESTRIE : région moldave à population majoritairement russophone qui a fait sécession en 1992 du reste de la Moldavie roumanophone. Le conflit de quelques mois qui a suivi la même année s’est soldé par plusieurs centaines de morts et a été interrompu par l’intervention de la 14e armée russe, stationnée sur place. Cette région représente quelque 4 200 km2, soit environ 12 % du territoire moldave. Quelque 2 600 militaires russes sont stationnés en Transdniestrie. Une annexe au traité limitant les Forces conventionnelles en Europe (CFE), signée lors du sommet d’Istanbul en novembre 1999, prévoit le retrait de Moldavie de tous les armements russes limités par le traité d’ici la fin de l’an 2001. Le retrait du reste des forces et des équipements russes de Moldavie est prévu pour la fin de l’an 2002.
Plusieurs conflits régionaux seront discutés aujourd’hui à Moscou lors du sommet de la CEI : NAGORNY-KARABAKH : enclave au sud-ouest du territoire azerbaïdjanais, peuplée en majorité d’Arméniens. Ce territoire a proclamé unilatéralement son indépendance en septembre 1991, peu avant la disparition de l’Urss. Entre février 1988 et mai 1994, une guerre y a opposé Azerbaïdjanais et Arméniens du Nagorny-Karabakh, soutenus financièrement et logistiquement par Erevan – qui a toujours nié toute implication militaire –, faisant plus de 20 000 morts et des dizaines de milliers de réfugiés. L’Arménie, l’Azerbaïdjan et le Nagorny-Karabakh ont signé en mai 1994 un accord de cessez-le-feu, globalement respecté. Des négociations multilatérales pour tenter de trouver un compromis ont lieu depuis plusieurs années...
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