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Actualités - Opinion

Arrêt sur image Movie, movie

Je me plains souvent, vous êtes en droit de me dire que je ne fais que ça, de la qualité toute relative des films que je suis censé vous présenter. À tel point que, certaines semaines, je suis contraint et forcé de me rabattre sur les téléfilms, ce qui, pour la cinéphile que je crois être, constitue le comble du désespoir. Si, aujourd’hui, j’en suis à relever l’indigence des films qui nous sont proposés à la télé, c’est qu’il y eut, par le passé, une époque où le cinéma était autrement pris au sérieux. Non seulement la qualité était privilégiée mais de plus je me souviens – il me reste quand même des souvenirs – d’une émission genre «Ciné Club Télévisé» produite par Abdo Nawar. La projection du film choisi était précédée d’une présentation au cours de laquelle le téléspectateur était informé de l’importance de l’œuvre, du travail du metteur en scène, de l’apport des vedettes et de la qualité du scénario. Ainsi préparé, celui-ci était en mesure d’apprécier une œuvre qu’il n’aurait peut-être pas perçu autrement. Nous eûmes également droit, à cette époque où l’on ne considérait pas le téléspectateur comme un légume, à des cycles consacrés à telle ou telle vedette, des hommages rendus aux grands disparus, ou à des rétrospectives à propos de cinéastes célèbres. Plus rien de tout cela aujourd’hui: et comble des combles, lorsqu’il y a un film à conseiller, il ne nous est même pas annoncé pour que nous puissions attirer l’attention du lecteur-cinéphile. Vous ai-je parlé de Unforgiven, de A Perfect World ou de Robin, prince of Thieves? Bien sûr que non. Ma seule consolation, devant tant de désinvolture, est de me dire que les spectateurs intéressés n’avaient pas attendu que la télé leur fasse l’honneur de les présenter en catimini. Ils étaient allés les voir sur grand écran, ce qui vaut mieux que le petit. P.S.: Movie, movie, film de Stanley Donen avec George C. Scott.
Je me plains souvent, vous êtes en droit de me dire que je ne fais que ça, de la qualité toute relative des films que je suis censé vous présenter. À tel point que, certaines semaines, je suis contraint et forcé de me rabattre sur les téléfilms, ce qui, pour la cinéphile que je crois être, constitue le comble du désespoir. Si, aujourd’hui, j’en suis à relever l’indigence des films qui nous sont proposés à la télé, c’est qu’il y eut, par le passé, une époque où le cinéma était autrement pris au sérieux. Non seulement la qualité était privilégiée mais de plus je me souviens – il me reste quand même des souvenirs – d’une émission genre «Ciné Club Télévisé» produite par Abdo Nawar. La projection du film choisi était précédée d’une présentation au cours de laquelle le téléspectateur...