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Actualités - Chronologie

Turquie Première visite officielle grecque à Ankara depuis 38 ans

Le ministre grec des Affaires étrangères Georges Papandréou s’est rendu hier en Turquie pour une visite officielle de trois jours, la première d’un chef de la diplomatie grecque depuis 1962. Cette visite consacre l’amélioration spectaculaire des relations entre les deux pays riverains de la mer Égée, historiquement tendues, qui s’est matérialisée par la levée en décembre dernier du veto grec à l’octroi à la Turquie du statut de pays candidat à l’UE. M. Papandréou sera reçu, outre par son homologue Ismaïl Cem, par le chef de l’État Suleyman Demirel et le Premier ministre Bülent Ecevit. En retour, le chef de la diplomatie turque est attendu à Athènes du 3 au 6 février. Quatre accords de coopération, de tourisme, d’investissements, de sécurité, d’environnement, élaborés dans le cadre du dialogue «technique» bilatéral mis en place depuis juin 1999, seront signés à Ankara, Mais MM. Papandréou et Cem comptent lancer à cette occasion une coopération bien plus substantielle. Le ministre grec a déclaré mardi soir qu’il souhaitait «la réactivation du comité des sages», une instance qui avait été chargée au printemps 1997 par les deux pays, à l’appel de l’Union européenne, d’examiner le cadre juridique d’un règlement des querelles bilatérales. Sur décision d’Ankara, les travaux de ce comité avaient été suspendus en décembre 1997 lorsque la Turquie avait été écartée, au sommet européen de Luxembourg, des projets d’élargissement de l’UE. Ankara avait en outre coupé tout dialogue politique avec les Quinze. De son côté, M. Cem a estimé dans une déclaration à un quotidien grec que «les relations turco-grecques ont atteint un niveau de maturité permettant de faire face au noyau» des différends. Les deux pays «ne doivent pas permettre au passé de faire obstacle» à l’essor des rapports bilatéraux, a-t-il dit. Les relations entre Ankara et Athènes sont assombries depuis de longues années par de lourds contentieux: un conflit armé à propos de la souveraineté sur Kardak (Imia pour les Grecs), un îlot rocheux de l’est de la mer Égée, a été évité de justesse fin janvier 1996, à la suite d’une intervention du président Bill Clinton. Les différends les plus profonds concernent la souveraineté en mer Égée et la question de Chypre, divisée depuis 1974 en deux secteurs, chypriote-grec et chypriote-turc. Après Ankara, M. Papandréou se rendra, accompagné de M. Cem, à Istanbul où les deux hommes participeront samedi au Conseil des hommes d’affaires gréco-turcs. Pour la première fois dans les annales de ce Conseil, dirigé par Panayote Koutsikos (Grèce) et Sarik Tara (Turquie), des patrons grecs de tout premier plan prendront part à la réunion. Parmi eux, les présidents des deux premières banques grecques, Théodore Karatzas (Banque nationale de Grèce) et Yannis Costopoulos (Alpha-Crédit), Socrate Kokkalis, patron d’Intracom, géant grec des télécoms et Ioannis Papaléxopoulos (cimenterie Titan). M. Papandréou rendra aussi une visite de courtoisie au patriarche œcuménique Bartholomée Ier, primat d’honneur des orthodoxes dans le monde, qui a son siège à Fener (banlieue d’Istanbul). Début février à Athènes, M. Cem aura des entretiens avec les dirigeants grecs et signera quatre autres accords (coopérations scientifique et technique, douanière, économique et culturelle, marine marchande).
Le ministre grec des Affaires étrangères Georges Papandréou s’est rendu hier en Turquie pour une visite officielle de trois jours, la première d’un chef de la diplomatie grecque depuis 1962. Cette visite consacre l’amélioration spectaculaire des relations entre les deux pays riverains de la mer Égée, historiquement tendues, qui s’est matérialisée par la levée en décembre dernier du veto grec à l’octroi à la Turquie du statut de pays candidat à l’UE. M. Papandréou sera reçu, outre par son homologue Ismaïl Cem, par le chef de l’État Suleyman Demirel et le Premier ministre Bülent Ecevit. En retour, le chef de la diplomatie turque est attendu à Athènes du 3 au 6 février. Quatre accords de coopération, de tourisme, d’investissements, de sécurité, d’environnement, élaborés dans le cadre du dialogue...