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Actualités - Chronologie

Auto - Rallyes Tommi Makinen, l'homme à battre

Le Finlandais Tommi Makinen (Mitsubishi) est insatiable, nourrissant cette saison encore les plus grandes ambitions à l’aube du championnat du monde des rallyes dont le départ de la première épreuve, le Monte-Carlo, sera donné demain matin. Quadruple champion du monde (1996, 97, 98 et 99), le Nordique espère ainsi ajouter une cinquième couronne consécutive à son palmarès. Histoire de marquer un peu plus de son empreinte les rallyes. «Quatre titres d’affilée constituent déjà une performance qui sera difficile à battre. Mais j’aimerais bien en ajouter un cinquième», répète Makinen depuis sa consécration en Australie l’an passé. Cette saison, le Finlandais sera une nouvelle fois l’homme à battre. L’intéressé connaît cependant la difficulté de la tâche qui l’attend tout au long de cette année 2000. L’an dernier, il avait empoché sa quatrième couronne à une épreuve de la fin, laissant le Britannique Colin McRae briller sur ses terres au RAC Rally. Mais voilà deux ans, seule une panne malencontreuse de l’Espagnol Carlos Sainz dans le dernier rallye de la saison avait permis à Makinen de l’emporter in extremis. Débarrassé de la menace Toyota, le constructeur japonais ayant décidé d’arrêter les rallyes en fin de saison dernière après un ultime titre constructeurs, mais qui s’est retiré cette année pour se consacrer à la F1, le champion n’en compte pas moins plusieurs adversaires de taille. Au premier rang desquels Tommi Makinen place l’équipe Ford, son duo de choc formé de l’Écossais Colin McRae et de l’Espagnol Carlos Sainz. À la fougue souvent dévastatrice du Britannique, Ford a voulu allier le calme, l’expérience du pilote ibère afin d’atteindre son objectif avoué, le titre. Ce que les Focus n’ont pas pu obtenir l’an dernier à cause d’un nombre incroyable de sorties de route, d’accidents, de celui qui, après une période d’accalmie, est redevenu McCrash. Ford et Burns dangereux Ford n’a rien laissé au hasard pour s’imposer. Dès le Monte-Carlo d’ailleurs, les Focus bénéficieront de profondes modifications. Tant au plan aérodynamique que de la transmission ou du moteur. «Comme toute nouvelle voiture, il n’est jamais facile de se faire une opinion précise de sa compétitivité tant que vous ne vous êtes pas mesuré à la concurrence, note néanmoins Colin McRae. Nous avons la meilleure équipe possible. Mais il ne faut pas se leurrer, il va être de plus en plus difficile de gagner de manière régulière en raison du grand nombre d’écuries en lice», résume le patron de Ford Rallyes, Malcolm Wilson. Ford, qui bénéficie d’un gros budget, a investi dans une nouvelle usine dans le nord de l’Angleterre qui sera opérationnelle le mois prochain. Tommi Makinen se méfie aussi de l’homme qui monte, le Britannique Richard Burns (Subaru), vainqueur des deux dernières épreuves de 1999 en Australie et en Grande-Bretagne, son dauphin au classement mondial. Sur sa lancée, le jeune roi Richard pourrait bien être l’ennemi numéro un du Finlandais. «Si je devais parier de l’argent, je mettrais tout sur Richard (Burns)», assure David Richards, le directeur sportif de Subaru. Cette dernière semble l’écurie la plus ambitieuse. Deuxième du championnat du monde des marques la saison dernière, le constructeur japonais, qui prévoit de lancer une nouvelle voiture en mars, y croit. L’épouvantail Peugeot Mais les craintes de Makinen ne se limitent pas aux Ford et à Burns. L’arrivée dans la course au titre des Peugeot 206 WRC laisse en effet le Finlandais songeur. Le potentiel des voitures françaises, les qualités affichées par ces dernières lors des six apparitions de l’an dernier, sont autant de motifs d’inquiétude. Même si Makinen estime «qu’il faudra sans doute une saison avant que les Peugeot puissent exprimer leur pleine mesure». Peugeot alignera cette saison le Français François Delecour et le Finlandais Marcus Gronholm. En 1999, les 206 du constructeur français ont fait forte impression lors de leurs rares sorties. «Après six rallyes, nous avons fait notre apprentissage et épuisé nos jokers. Le but, à présent, est le championnat du monde des constructeurs», lance Corrado Provera, le patron de la marque au lion. «Nous voulons avant tout marquer des points, mais débuter par une victoire serait encore mieux», ajoute-t-il. Quant à Didier Auriol, hier chez Toyota l’un des sérieux prétendants à la victoire, il va devoir se faire à sa nouvelle équipe, Seat, et développer la Cordoba WRC encore de nombreuses semaines avant d’ambitionner de jouer les premiers rôles. Le Français admet bien volontiers que les chances de l’écurie espagnole sont minces. «On a beau refuser de l’admettre, nier qu’on ne vise pas la victoire, ce sera difficile», avoue le Cévenol. En tout cas, Makinen ne place pas le Français parmi ses plus redoutables adversaires. Pas plus qu’il ne cite les Skoda où les Hyundaï, attendues en cours de saison.
Le Finlandais Tommi Makinen (Mitsubishi) est insatiable, nourrissant cette saison encore les plus grandes ambitions à l’aube du championnat du monde des rallyes dont le départ de la première épreuve, le Monte-Carlo, sera donné demain matin. Quadruple champion du monde (1996, 97, 98 et 99), le Nordique espère ainsi ajouter une cinquième couronne consécutive à son palmarès. Histoire de marquer un peu plus de son empreinte les rallyes. «Quatre titres d’affilée constituent déjà une performance qui sera difficile à battre. Mais j’aimerais bien en ajouter un cinquième», répète Makinen depuis sa consécration en Australie l’an passé. Cette saison, le Finlandais sera une nouvelle fois l’homme à battre. L’intéressé connaît cependant la difficulté de la tâche qui l’attend tout au long de cette année 2000....