RDCongo Rebelles et milices pro-Kinshasa massacrent des civils, accuse Amnesty
le 18 janvier 2000 à 00h00
Les rebelles du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD) et leurs adversaires au sein des milices fidèles au gouvernement de Kinshasa continuent à massacrer des civils et à commettre des actes de torture, a accusé lundi Amnesty international. Une délégation de l’organisation basée à Londres s’est rendue dans l’est du pays en novembre dernier et a constaté que ces mouvements se livraient «à des violations massives des droits de l’homme». Amnesty parle d’exécutions sommaires, de «disparitions», de tortures et d’arrestations arbitraires sur une base «quasi quotidienne». «Sous prétexte de combattre leurs opposants, toutes les parties du conflit tuent, pillent et extorquent de l’argent à grande échelle, soumettant toute la population à la terreur et à la misère», écrit l’organisation dans un communiqué. Elle met nommément en cause le RCD, soutenu militairement par le Rwanda, l’accusant de punir tous ceux suspectés de s’opposer à lui. Deux autres mouvements rebelles, le Mouvement de libération du Congo (MLC) et le RCD-ML (Rassemblement congolais pour la démocratie – Mouvement de libération), sont épaulés sur le terrain par l’Ouganda. Dans le camp adverse, Amnesty désigne des abus commis par les Maï-Maï, des partisans nationalistes congolais qui combattent aux côtés des troupes fidèles au gouvernement de Kinshasa, ainsi que par les milices hutues Interahamwe introduites en RDC. Ces milices ont activement participé au génocide qui a fait 500 000 à 800 000 morts parmi les populations tutsies et hutues modérées d’avril à juillet 1994 au Rwanda.
Les rebelles du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD) et leurs adversaires au sein des milices fidèles au gouvernement de Kinshasa continuent à massacrer des civils et à commettre des actes de torture, a accusé lundi Amnesty international. Une délégation de l’organisation basée à Londres s’est rendue dans l’est du pays en novembre dernier et a constaté que ces mouvements se livraient «à des violations massives des droits de l’homme». Amnesty parle d’exécutions sommaires, de «disparitions», de tortures et d’arrestations arbitraires sur une base «quasi quotidienne». «Sous prétexte de combattre leurs opposants, toutes les parties du conflit tuent, pillent et extorquent de l’argent à grande échelle, soumettant toute la population à la terreur et à la misère», écrit l’organisation dans un...
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