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Actualités - Reportages

La physionomie des marchés Beyrouth : la livre toujours recherchée

Le marché des changes de Beyrouth a été marqué en ce début de semaine par une certaine propension des opérateurs à la vente du dollar à des fins de placements en livre libanaise. Ce mouvement a été stimulé par le niveau relativement élevé du rendement réel des bons du Trésor libanais d’un côté, et par le maintien par la Banque du Liban (BDL) de sa fourchette d’intervention en l’état d’un autre côté. En se déclarant ainsi prête à acheter le billet vert à 1 501,00 LL et à le vendre à 1 514,00 LL, la BDL est parvenue à le faire clôturer au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier. Mais, compte tenu du potentiel de l’offre en cette monnaie, les banques de la place ont été amenées à la négocier légèrement en deçà de ce niveau, entre 1 506,50 et 1 507,00 LL, après un départ entre 1 506,00 et 1 508,00 LL. Toutefois, l’activité du marché est restée généralement modérée avec au total quelque huit millions de dollars échangés à l’achat et à la vente par les établissements de crédit, sans aucune intervention de la BDL, indique-t-on dans les milieux cambistes. Accès de faiblesse de l’euro à l’étranger À l’étranger, l’euro s’est affaibli face aux principales devises en ce début de semaine sur des marchés rendus calmes par la fermeture de la principale place de New York pour la célébration du Martin Luther King Day. Il s’est ainsi davantage rapproché de la parité avec le dollar et a touché son plus bas niveau historique face à la livre sterling. Les investisseurs ont continué à vendre de l’euro parce qu’ils sont déçus par ses performances, malgré les bons chiffres européens publiés ces derniers temps, fait-on savoir dans les milieux cambistes londoniens. Et d’ajouter que même si le rapport IFO sur le climat des affaires en Allemagne, attendu après demain, est bon, il est peu probable que cela profitera à l’euro. De plus, la monnaie unique européenne a souffert de la bonne réaction de la Bourse de New York vendredi dernier à l’annonce de chiffres sur l’inflation aux États-Unis inférieurs aux prévisions. La devise européenne pourrait atteindre à nouveau la parité avec le dollar rapidement, selon certains analystes. L’euro était brièvement passé sous la parité avec le dollar début décembre. Alors que le volume d’échanges était limité en raison du chômage officiel aux États-Unis hier, l’euro est resté également faible face à la livre sterling, atteignant un nouveau plancher historique à 0,6173 sterling pour la première fois depuis son lancement en janvier 1999. Le yen a pour sa part regagné du terrain, en particulier face au dollar, en raison notamment de la bonne performance de la Bourse de Tokyo, hier. Les investisseurs attendent toutefois pour se déterminer la prochaine réunion des ministres des Finances et des gouverneurs des banques centrales du groupe des Sept (pays occidentaux les plus industrialisés à Tokyo) samedi prochain. À cet égard, ils ont estimé devoir resté prudents face à d’éventuelles pressions japonaises pour obtenir un accord sur des interventions destinées à déprécier la monnaie nippone. C’est dans ce contexte que le dollar est parvenu à achever la journée d’hier à Londres sur un ton soutenu face aux autres grandes monnaies, à l’exception du yen, comme suit : – 1,0105 pour un euro contre 1,0145, vendredi dernier, à New York – 1,6325 pour un sterling contre 1,6345 – 1,9355 DM contre 1,9280 – 6,4915 FF contre 6,4660 – 1,5975 FS contre 1,5910 – 1 916,15 lires contre 1 908,60 – 104,95 yens contre 105,70. Bourse de Beyrouth : marché stationnaire À la Bourse de Beyrouth, le ton était toujours à la stabilité, toutes les valeurs ayant fait l’objet de transactions ont reproduit leurs derniers cours de vendredi dernier. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées s’est maintenu à 76,93 points, ainsi que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires à 175,99 points. Ce mouvement s’est déroulé encore une fois dans un volume d’affaires minces, ne dépassant pas 18 282 actions d’une valeur globale de 76 139 dollars. Clôture en hausse des Bourses européennes Les marchés d’actions européens ont terminé dans l’ensemble sur une note positive lundi, l’absence d’orientation de Wall Street en raison de la fermeture des marchés américains ayant été compensée par la poursuite de l’engouement pour les valeurs de télécoms et de médias. À Paris, l’indice CAC 40 a terminé sur un gain de 0,96 %, tandis qu’à Francfort, le Dax s’appréciait de 1,19 % et qu’à Londres, le FTSE 100 prenait 0,17 %. Amsterdam a gagné 0,9 % et Madrid 0,9 %. Zurich et Milan ont terminé sur une note stable (-0,09 % et -0,07 % respectivement), tandis que Bruxelles cédait 1,74 %. Les indices multipays reflétaient l’orientation générale : l’Eurotop 300, paneuropéen, a gagné 0,47 %, tandis que l’Euro Stoxx 50, centré sur la zone euro, progressait de 1,14 %. Les valeurs des télécoms et des médias ont une fois de plus joué les vedettes. Vodafone AirTouch s’est apprécié de 6,73 %, dans un volume très nourri de plus de 270 millions de titres, en anticipation d’une forte demande de la part des gérants de fonds répliquant la composition des indices dans le cas où l’OPE hostile de l’opérateur cellulaire britannique sur son concurrent Mannesmann viendrait à réussir. Mannesmann de son côté s’est adjugé 6,12 % à 272,90 euros. Le groupe de médias Lagardère a bondi de 8,31 % tandis que Deutsche Telekom prenait 2,75 %. Selon le Handelsblatt, Lagardère aurait rejeté une offre de 450 millions d’euros de l’opérateur allemand pour une participation de 50 % dans sa filiale Club Internet. Les discussions entre Telekom et Lagardère se poursuivent, a affirmé le quotidien allemand. Telekom s’est refusé à tout commentaire. Hachette Filipacchi, Medias, dont Lagardère détient 68 % du capital, a bondi de 9,46 %, le marché spéculant à nouveau sur un rachat des minoritaires par la maison-mère. France Télécom a terminé sur un gain de 3,77 %. Le courtier Warburg Dillon Read a relevé sa recommandation sur le groupe à «achat ferme» après avoir réévalué la valorisation des activités de l’opérateur téléphonique français dans les mobiles et dans l’Internet. À Madrid, l’opérateur historique Telefonica s’est adjugé 5,75 %. Sa filiale Internet Terra a bondi de son côté de près de 21 % à 97,90 euros, rien ne semblant devoir arrêter la hausse d’un titre qui a été introduit en Bourse à 13 euros au mois de novembre. Également bien orienté, le groupe publicitaire WPP Group a bondi de 5,34 %, porté par la vague d’enthousiame actuelle pour les valeurs liées aux médias. Création du numéro 1 mondial de la pharmacie Les valeurs chimico-pharmaceutiques allemandes ont profité de l’annonce du projet de fusion entre les laboratoires pharmaceutiques britanniques Glaxo Wellcome et Smithkline Beecham en anticipation de la poursuite de la concentration dans le secteur pharmaceutique. Bayer et BASF ont gagné respectivement 2,78 % et 0,78 %. Schering a pris 2,76 %. En revanche, les deux principaux intéressés, Smithkline Beecham et Glaxo Wellcome, ont cédé respectivement 6,14 % et 4,8 %. Le projet a déçu les analystes financiers qui avaient pensé que la fusion entraînerait davantage d’économies de coût que le milliard de livres par an annoncé. En baisse également, SAP a perdu 2,18 % à 723,90 euros, après des informations de presse selon lesquelles le concepteur allemand de progiciels pourrait devoir inscrire dans ses comptes des provisions importantes en vue d’un programme de stocks-options. À Paris, Alcatel a cédé 4,87 %. Le fabricant d’équipements téléphoniques a souffert de la révision par certains analystes de leur estimation de chiffre d’affaires pour le quatrième trimestre 1999. Tokyo : bond de 2,5 % du Nikkei La Bourse de Tokyo a terminé sur un bond de 2,5 % lundi, grâce aux bonnes performances de Wall Street vendredi soir, selon les opérateurs. L’indice Nikkei 225 a clôturé sur une progression de 480,68 points à 19 437,23, soit son plus haut niveau depuis le 7 août 1997 où l’indice avait terminé à 19 475,85 points. L’indice Topix a terminé en hausse de 33,73 points à 1 681,97 points. Le volume des transactions a porté sur 760 millions d’actions contre 855,8 millions d’actions vendredi. «Les achats se sont portés non seulement sur les valeurs high-tech mais aussi sur des valeurs peu cotées», a indiqué Kazue Mayuzumi, analyste senior à Nikko Securities. «Les investisseurs étrangers sont revenus à la Bourse de Tokyo après avoir été rassérénés par les forts gains enregistrés à Wall Street la semaine dernière», a-t-il dit. Vendredi, le Dow Jones Industrial Average a terminé sur une hausse record de 11 722,98 points, le Nasdaq progressant également. Les ordres d’achat ont dominé largement tout au long de la journée, le mouvement s’accélérant considérablement en fin de séance, ont indiqué les opérateurs. Ils doutaient néanmoins que le Nikkei maintienne la pression tout le reste de la semaine jusqu’à tester le seuil des 20 000 points. «Il est trop tôt pour dire que la Bourse de Tokyo a suffisamment récupéré pour atteindre les 20 000 points à court terme», a indiqué Masatoshi Sato, opérateur à Kankaku Securities. «De fortes prises de bénéfices devraient intervenir si le Nikkei franchit le niveau d’aujourd’hui», a-t-il ajouté. Les actions Sony ont progressé de 630 yens, soit 2,6 %, à 24 630 yens, NTT DoCoMo Inc. de 100 000 yens, soit 3,1 % à 3,36 millions de yens. Les valeurs high-tech et Internet ont aussi gagné du terrain, Softbank en hausse de 5 000 points, soit 5,5 % à 95 900 yens, Kyocera en hausse de 980 yens, soit 5,8 % à 17 980 yens.
Le marché des changes de Beyrouth a été marqué en ce début de semaine par une certaine propension des opérateurs à la vente du dollar à des fins de placements en livre libanaise. Ce mouvement a été stimulé par le niveau relativement élevé du rendement réel des bons du Trésor libanais d’un côté, et par le maintien par la Banque du Liban (BDL) de sa fourchette d’intervention en l’état d’un autre côté. En se déclarant ainsi prête à acheter le billet vert à 1 501,00 LL et à le vendre à 1 514,00 LL, la BDL est parvenue à le faire clôturer au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier. Mais, compte tenu du potentiel de l’offre en cette monnaie, les banques de la place ont été amenées à la négocier légèrement en deçà de ce niveau, entre 1 506,50 et 1 507,00 LL,...