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Actualités - Chronologie

Ski - Slalom de Wengen Le Norvégien Kjetil André Aamodt confirme

Pour ceux qui en doutaient encore, le Norvégien Kjetil André Aamodt a confirmé son statut de skieur polyvalent en remportant le slalom de Wengen et devenant ainsi le quatrième skieur de l’histoire à s’imposer dans les quatre disciplines en Coupe du monde. «C’était un objectif car j’ai toujours attaché de l’importance à la polyvalence», déclarait Aamodt, fier de rejoindre dans les annales le Suisse Pirmin Zurbriggen, le Luxembourgeois Marc Girardelli et l’Autrichien Guenther Mader, après avoir devancé de plus d’une demi-seconde son compatriote Ole Christian Furuseth et le Slovène Drago Grubelnik. Le skieur d’Oslo, déjà vainqueur d’une descente, six géants et cinq super-G, semblait libéré d’avoir enfin accompli sa mission entre les piquets, celle qu’il n’avait pu mener à bien une semaine plus tôt à Chamonix (France). Meilleur temps de la première manche sur la pente française, il s’était laissé surprendre par l’Italien Angelo Weiss. «J’étais alors un peu déçu, confessait-il. Mais c’était différent cette fois car, même si j’étais un peu distancé par (Jure) Kosir, il fallait venir de derrière et donc attaquer». Ce qu’il fit avec brio, survivant les pièges qui avaient surpris son compatriote Hans-Petter Buraas (passé du 2e au 12e rang) et le Slovène Jure Kosir, auteur d’une démonstration avec le dossard no1 sur le parcours initial, puis relégué à la 9e place finale. Duel slovéno-norvégien La première manche, très vite noyée dans le brouillard, s’était traduite par un duel entre spécialistes slovènes et norvégiens, lesquels trustaient les six premiers temps, et par une Berezina pour les Suisses, à l’image de la sortie de leur leader Didier Plaschy. Les Français devaient se contenter d’un seul qualifié, Sébastien Amiez, qui terminait au 24e rang final... Toujours dans le brouillard, l’Américain Sacha Gros se distinguait en étant le seul coureur à passer sous les 53 secondes sur le second tracé. Mais c’est Aamodt qui établissait un total de référence époustouflant (1’44’’87) que ni Furuseth ni Buraas ni Kosir ne parvenaient à taquiner. Aamodt tenait enfin sa première victoire en trois ans d’insuccès – «Ole (Furuseth) dit que les combinés ne comptent pas» –, la 17e d’un palmarès riche de 8 médailles mondiales et 5 olympiques. Un succès qui ne lui aurait certainement pas souri sans ses nouveaux skis, lui qui a également cédé à la tendance à une taille plus réduite, 1,86 m en l’occurence... «Je n’ai pu m’entraîner que deux jours sur ces skis – entre Noël et jour de l’An – avant la première course. Nordica a donc fait un sacré boulot», commentait le Norvégien, âgé de 28 ans, désormais leader de la Coupe du monde de slalom et deuxième du général, à moins de quatre cents points de l’Autrichien Hermann Maier! De quoi donner des idées pour les prochaines épreuves à Kitzbühel : «Je ne pense pas trop au général, car Maier skie bien et est très concentré, mais c’est vrai que tout peut arriver». Voici le classement du slalom de Wengen, comptant pour la Coupe du monde de ski alpin : 1. Kjetil Andre Aamodt (Nor) 1’44’’87 (51’’30 + 53’’57) 2. Ole Christian Furuseth (Nor) 1’45’’39 (51’’14 + 54’’25) 3. Drago Grubelnik (Slo) 1’45’’48 (51’’32 + 54’’16) 4. Matjaz Vrhovnik (Slo) 1’45’’67 (51’’55 + 54’’12) 5. Andrzej Bachleda (Pol) 1’45’’75 (51’’52 + 54’’23) 6. Rainer Schoenfelder (Aut) 1’45’’77 (51’’68 + 54’’09) 7. Angelo Weiss (Ita) 1’45’’85 (52’’21 + 53’’64) 8. Sergio Bergamelli (Ita) 1’45’’86 (52’’34 + 53’’52) Voici d’autre part les classements de la Coupe du monde masculine de ski alpin après le slalom de Wengen : Classement de la Coupe du monde de slalom (après 5 épreuves) : 1. Kjetil-Andre Aamodt (Nor) 294 pts 2. Thomas Stangassinger (Aut) 242 3. Matjaz Vrhovnik (Slo) 216 4. Didier Plaschy (Sui) 200 5. Benjamin Raich (Aut) 192 Classement général de la Coupe du monde (après 17 courses) : 1. Hermann Maier (Aut) 1 100 pts 2. Kjetil-Andre Aamodt (Nor) 746 3. Stefan Eberharter (Aut) 606 4. Josef Strobl (Aut) 530 5. Andreas Schifferer (Aut) 512 6. Kristian Ghedina (Ita) 441 7. Benjamin Raich (Aut) 341 8. Christian Mayer (Aut) 311 Doublé autrichien au Super-G d’Altenmarkt Les Autrichiennes ont réalisé dimanche à Altenmarkt devant leur public le doublé dans le Super-G, comptant pour la Coupe du monde féminine de ski alpin. Renate Goetschl, 24 ans et orginaire de Obdach, a dévalé les 2 160 mètres de la piste du Kaelberloch comprenant une section intermédiaire très technique, en 1 minute 29 secondes 14/100e, signant sa première victoire de la saison et le onzième succès de sa carrière en Coupe du monde. Alors que l’équipe masculine d’Autriche, en la personne notamment de Hermann Maier, règne sur les courses de vitesse chez les hommes, la victoire de Goetschl est le premier succès des Autrichiennes cette saison dans les disciplines rapides. Le triomphe autrichien a été complété par Tanja Schneider, 25 ans, à 29/100e de Goetschl. Schneider a réalisé son meilleur résultat en Coupe du monde. Le sourire est également revenu sur les visages des Allemandes très satisfaites de l’étape à Altenmarkt. Regina Haeusl, deuxième de la descente la veille, a pris la troisième place, alors que sa compatriote, Martina Ertl, sur la plus petite marche du podium samedi, s’est classé quatrième. «Je suis très heureuse de ma course», s’est réjouie Goetschl, qui a ravi au passage la tête du classement de la Coupe du monde de super-G à l’Italienne Isolde Kostner. Cette dernière a totalement raté son passage à Altenmarkt, seulement 19e aussi bien de la descente samedi que du super-G dimanche. Quatre courses, autant de gagnantes Goetschl, victorieuse il y a deux ans de la descente à Altenmarkt, se rapproche un peu plus de sa compatriote Michaela Dorfmeister dans la lutte pour le Globe de cristal qui récompense à la fin de la saison la meilleure skieuse au classement général de la Coupe du monde. Dorfmeister, 15e de la descente et 6e du Super-G d’Altenmarkt, conserve la tête du classement général avec 725 points devant Goetschl (686), dont le meilleur résultat cette saison avait été auparavant une deuxième place lors de la deuxième descente de Saint-Moritz (Suisse), et Kostner (505). Goetschl, seulement 14e de la descente samedi, a expliqué sa performance en super-G par «des skis mieux préparés». «J’ai voulu réaliser une bonne course aujourd’hui et montrer que je savais skier», a ajouté la championne du monde de la descente et la vice-championne du super-G de Vail. En quatre super-G depuis le début de la saison, cette discipline a connu quatre gagnantes différentes : avant Goetschl s’étaient imposées la Slovène Mojca Suhadolc (Lake-Louise, Canada), Kostner (Val-d’Isère, France) et l’Italienne Karen Putzer (Saint-Moritz, Suisse). Par un temps gris et quelques flocons de neige, les Françaises, même si elles sont loin du podium, ont confirmé leurs résultats encourageants de la veille. La meilleure d’entre elles, Régine Cavagnoud, a obtenu dimanche le même résultat que la veille, 7e. Du coup, la skieuse de La Clusaz passe de la cinquième à la quatrième place au classement général. Ingrid Jacquemod s’est classée 12e juste devant Mélanie Suchet. Voici le classement du Super-G, comptant pour la Coupe du monde féminine de ski alpin : Classement du Super-G : 1. Renate Goetschl (Aut) 1’29’’14 min 2. Tanja Schneider (Aut) 1’29’’43 3. Regina Haeusl (All) 1’29’’55 4. Martina Ertl (All) 1’29’’60 5. Mojca Suhadolc (Slo) 1’29’’76 6. Michaela Dorfmeister (Aut) 1’29’’79 7. Régine Cavagnoud (Fra) 1’29’’82 8. Varvara Zelenskaja (Rus) 1’29’’87 Classement du Super-G (après 4 épreuves) : 1. Renate Goetschl (Aut) 214 pts. 2. Isolde Kostner (Ita) 194 3. Mojca Suhadolc (Slo) 181 4. Hilde Gerg (All) 178 . Tanja Schneider (Aut) 178 6. Régine Cavagnoud (Fra) 160 Classement général de la Coupe du monde (après 21 épreuves) : 1. Michaela Dorfmeister (Aut) 725 pts. 2. Renate Goetschl (Aut) 686 3. Isolde Kostner (Ita) 505 4. Régine Cavagnoud (Fra) 479 5. Sonja Nef (Sui) 476 6. Janica Kostelic (Cro) 420 7. Anita Wachter (Aut) 400 8. Martina Ertl (All) 397 9. Trine Bakke (Nor) 390 10. Spela Pretnar (Slo) 389. Descente de Wengen (messieurs) : le bonheur de « Pepi » Strobl L’Autrichien Josef Strobl était, samedi, au comble du bonheur dans l’aire d’arrivée de la descente de Wengen, ravi d’avoir renoué avec une victoire qui lui échappait depuis deux ans, qui plus est devant Herminator en personne. «C’est fantastique de savoir que Hermann (Maier) a bien skié et d’avoir été capable de le battre», expliquait Josef Strobl avec un large sourire omniprésent sur son visage d’adolescent, tandis que Maier arborait un rictus de (mauvaise) circonstance. «C’est super aussi que tous les risques pris ont été payants», ajoutait Strobl, couronné pour 16 centièmes d’avance tandis que le Canadien Ed Podivinsky créait la seconde surprise en ravissant la troisième place à l’Italien Kristian Ghedina pour six centièmes. Des risques, il en avait déjà pris la veille en couchant dans les couloirs de l’hôtel pour échapper aux festivités avoisinantes. Mais les plus beaux furent ceux pris sur les skis pour négocier tous les pièges du Lauberhorn, le plus long parcours du circuit (4 408 m), à une vitesse culminant à près de 140 km/h! D’autant que Maier, parti avec le dossard no3, avait établi un temps de référence apparemment intouchable (2’29’’33), repoussant à près d’une seconde et demie des champions confirmés tels que Ghedina, double lauréat sur le Lauberhorn (1995-97) et vainqueur à Val Gardena (Ita) en décembre dernier, et l’Autrichien Stephan Eberharter. « Un gagneur » «Dans de telles circonstances, on peut logiquement penser à la victoire», admettait Maier pour expliquer les poings levés au ciel encadrant son visage radieux à son arrivée. «Mais avec le no3, il y a aussi des chances de tomber au classement». Ce qui fut le cas après la démonstration de Strobl. En retard de neuf centièmes après moins de deux minutes de course, Pepi était à égalité parfaite avec Herminator au dernier intermédiaire, avant de le devancer de 16 centièmes. Le jeune Tyrolien (24 ans) ne cachait pas que cette victoire, la 3e dans la spécialité et la 6e de sa carrière, avait «plus de saveur que celle de Val-d’Isère», où il s’était révélé en 1995. «Car je ne réalisais pas à l’époque la valeur d’une victoire» à ce niveau, ajoutait-il, confessant que sa deuxième place de Val Gardena et le souvenir de Crans Montana (1998) n’étanchaient pas la soif de vaincre du «gagneur» qu’il est. Le triomphe de Strobl a réjoui les 18 000 spectateurs présents à défaut d’un exploit suisse (Cuche et Kernen 8e ex aequo), réaction qui n’a apparemment pas déplu à Maier. «J’adore que le public applaudisse quelqu’un qui me bat. C’est toujours comme ça en sport : le public est contre le favori. Moi-même je réagis comme ça en regardant le foot», assurait-il. Il expliquait au passage avoir été quelque peu sur la défensive après les chutes de la veille, passages au tapis qu’ont connu durant la course notamment son compatriote Peter Rzehak et l’Italien Silvano Beltrametti. Maier, qui consolide tout de même sa première place au classement de la spécialité comme au général, avait peut-être déjà en tête l’étape de la semaine prochaine à Kitzbühel, un passage sur la Streif dont rêve tous les Autrichiens... Diminués en nombre, les quatre Français ont fait de la figuration dans cette lutte de titans, Claude Crétier étant le meilleur au 23e rang malgré un double départ en raison d’une chute du concurrent le précédant.
Pour ceux qui en doutaient encore, le Norvégien Kjetil André Aamodt a confirmé son statut de skieur polyvalent en remportant le slalom de Wengen et devenant ainsi le quatrième skieur de l’histoire à s’imposer dans les quatre disciplines en Coupe du monde. «C’était un objectif car j’ai toujours attaché de l’importance à la polyvalence», déclarait Aamodt, fier de rejoindre dans les annales le Suisse Pirmin Zurbriggen, le Luxembourgeois Marc Girardelli et l’Autrichien Guenther Mader, après avoir devancé de plus d’une demi-seconde son compatriote Ole Christian Furuseth et le Slovène Drago Grubelnik. Le skieur d’Oslo, déjà vainqueur d’une descente, six géants et cinq super-G, semblait libéré d’avoir enfin accompli sa mission entre les piquets, celle qu’il n’avait pu mener à bien une semaine plus...