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Actualités - Interviews

Iran L'ayatollah Montazeri critique la toute-puissance des chefs religieux

L’ayatollah Ali Hossein Montazeri, aux arrêts domiciliaires en Iran depuis 1997 pour avoir critiqué le pouvoir en place, a estimé dans une interview au «Guardian» que les chefs religieux «ne devaient pas intervenir» dans les affaires économiques et internationales du pays. L’ancien successeur désigné de l’ayatollah Khomeyni juge en outre que la Constitution dispose que tous les leaders, y compris le chef spirituel actuellement choisi par un collège de théologiens, doivent être élus par le peuple. «Certains religieux pensent que le chef suprême tire son autorité de droit divin mais ces opinions sont sujettes à discussion», estime Montazeri, dans ce qui a été présenté par son entourage comme sa première interview, rapporte le quotidien britannique. «Du Coran, on peut déduire que le gouvernement relève des affaires publiques» et «le leader est égal à toute autre personne devant la loi ; il ne peut jamais être au-dessus de la loi et ne peut intervenir dans tous les domaines, notamment pas dans ceux qui sont en dehors de sa zone d’expertise, comme les affaires économiques ou internationales», «Comment le président peut-il appliquer la Constitution alors que les forces militaires et de sécurité ne sont pas sous son commandement ?» interroge-t-il, en contestant le fait que «presque toutes les institutions soient sous le contrôle du chef suprême, qui selon certains est au-dessus de la loi et ne peut donc être tenu pour responsable». Il conteste en outre le pouvoir du Conseil de surveillance, une instance dominée par les conservateurs, qui selon lui est limité par la Constitution à «la supervision des élections» et ne concerne pas «la supervision des candidats». Le conseil juge de fait de la validité politique des candidatures et de l’attachement des candidats aux principes de la révolution islamique. Le responsable religieux de 78 ans déplore en outre «l’absence de tolérance dans la société islamique pour tout ce qui n’émane pas des cercles du pouvoir, une situation dans laquelle les fils de la révolution se font envoyer en prison».
L’ayatollah Ali Hossein Montazeri, aux arrêts domiciliaires en Iran depuis 1997 pour avoir critiqué le pouvoir en place, a estimé dans une interview au «Guardian» que les chefs religieux «ne devaient pas intervenir» dans les affaires économiques et internationales du pays. L’ancien successeur désigné de l’ayatollah Khomeyni juge en outre que la Constitution dispose que tous les leaders, y compris le chef spirituel actuellement choisi par un collège de théologiens, doivent être élus par le peuple. «Certains religieux pensent que le chef suprême tire son autorité de droit divin mais ces opinions sont sujettes à discussion», estime Montazeri, dans ce qui a été présenté par son entourage comme sa première interview, rapporte le quotidien britannique. «Du Coran, on peut déduire que le gouvernement relève des...