Israël Barak évoque à mots couverts une possible démission de Weizman
le 13 janvier 2000 à 00h00
Le Premier ministre Ehud Barak a laissé entendre que le président israélien Ezer Weizman pourrait se trouver contraint de présenter sa démission à la suite du scandale financier dans lequel il est impliqué. «Le président a toujours été un homme courageux que je respecte profondément. Je suis certain que, le moment voulu, il saura tirer les conclusions qui lui semblent justes», a déclaré M. Barak à la radio publique. M. Weizman, 76 ans, est accusé d’avoir reçu entre 1989 et 1993 près d’un demi-million de dollars d’un riche homme d’affaires français basé à Monaco, Édouard Saroussi, avant son entrée en fonctions comme président. Il n’a pas nié avoir bénéficié d’un don important mais a affirmé que la somme «n’était pas exacte». Le chef de l’État israélien a écarté tout projet de démission, du moins jusqu’à ce que le procureur de l’État, Mme Edna Arbel, ait remis ses conclusions. Selon les avocats du président, cités par le quotidien Yediot Aharonot, la somme se serait élevée à 284 360 dollars sur une période de 10 ans. Le scandale a d’autant plus fragilisé la position de M. Weizman qu’il était déjà confronté à une vague de critiques de l’opposition de droite pour ses positions en faveur d’un accord de paix avec la Syrie, au prix d’un retrait du plateau du Golan. Au sein même de la coalition au pouvoir, de hauts responsables travaillistes ont estimé que la démission de M. Weizman était inéluctable. La Cour suprême d’Israël a accordé un délai de 10 jours à la police et au bureau du procureur pour expliquer pourquoi ils n’ont pas entamé une «enquête approfondie» sur le scandale financier, a-t-on appris de source judiciaire. La Cour a émis cet arrêt provisoire à la demande de l’association Pour la morale civique. Cette association estime que «l’examen» entrepris par la justice ne suffisait pas et que M. Weizman devait être traité comme tout autre citoyen, ce qui implique qu’il soit au plus vite interrogé en personne. En cas de démission, le candidat le mieux placé pour prendre sa succession pourrait être l’ancien Premier ministre travailliste Shimon Pérès, actuel ministre de la Coopération régionale.
Le Premier ministre Ehud Barak a laissé entendre que le président israélien Ezer Weizman pourrait se trouver contraint de présenter sa démission à la suite du scandale financier dans lequel il est impliqué. «Le président a toujours été un homme courageux que je respecte profondément. Je suis certain que, le moment voulu, il saura tirer les conclusions qui lui semblent justes», a déclaré M. Barak à la radio publique. M. Weizman, 76 ans, est accusé d’avoir reçu entre 1989 et 1993 près d’un demi-million de dollars d’un riche homme d’affaires français basé à Monaco, Édouard Saroussi, avant son entrée en fonctions comme président. Il n’a pas nié avoir bénéficié d’un don important mais a affirmé que la somme «n’était pas exacte». Le chef de l’État israélien a écarté tout projet de...
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