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Actualités - Reportages

L'approche médicale : une psychothérapie adaptée(photo)

Sont-ils à jamais «abîmés» ? Ces enfants de l’ombre semblent avoir une opinion très négative d’eux-mêmes. Dévalorisés, ils se projetteraient dans des situations allant jusqu’au «désespoir», inspirant le «rejet» ou «l’indifférence». Comment font-ils pour survivre en «silence» ? Récemment un colloque a été organisé à l’Hôpital St-Georges de Beyrouth. Plusieurs départements avaient été mobilisés plus particulièrement ceux de la pédiatrie, de la gynécologie et de la psychiatrie…Ces rencontres qui ont regroupés d’éminentes personnalités du monde médical, psychiatrique, psychologique et social, ont permis d’établir les grandes lignes pour une approche efficace qui dépasse le cadre spécifiquement juridique ou médical…Un document de travail avait été recommandé par la Société libanaise de pédiatrie et les départements cités précédemment. La Société libanaise de pédiatrie est présidée par le chef du département de pédiatrie à l’Hôpital St-Georges, le docteur Robert Racy, qui, conscient de la gravité de l’abus sexuel de l’enfant dans notre pays, considère que «les strutures, dans la plupart des cas, restent incompétentes». Même si 2 à 3 % seulement des cas aboutissent à la mort, il reste que 30 000 cas environ sont décelés par an et, pour l’année 1994, 3 000 plaintes avaient été signalées par mois. Le Dr Racy insiste sur le fait qu’«au Liban, nous sommes régulièrement informés par la presse de ces cas, mais nous entendons rarement parler de proçès ou d’enquêtes policières réussies ou de législations adaptées. D’un autre côté, une information insuffisante du public, du corps éducatif, médical et des autorités judiciaires, fait que, souvent, il y a des erreurs d’appréciation semant le doute dans tous les esprits, les plus scientifiques soient-ils». Un club de prévention a été créé dans le cadre de cette sensibilisation. Son coordinateur est le professeur Bernard Gerbaka, docteur en pédiatrie. Rappelons ces chiffres alarmants rapportés par l’American Academy of Child and Adolescent Psychiatry qui précise que «80 000 cas d’abus sexuels chez des enfants sont rapportés chaque année aux USA. Ce chiffre est nettement inférieur à la réalité car les enfants ont peur de raconter ce qui leur arrive ballottés entre leur affection pour l’agresseur, souvent un membre de leur famille, et le sentiment néfaste de l’acte». Dans le monde, le bilan est grave : – «1 enfant sur 2 subit un abus sexuel chaque 2 secondes. – «1 fille sur 3 et 1 garçon sur 6 ont subi une agression sexuelle avant l’âge de 18 ans. – «Dans 40 % des cas, l’agresseur est un parent. – «Dans 45 % des cas, l’enfant connaît son agresseur. – «Dans 15 % seulement, l’agresseur est inconnu de l’enfant. – «Dans 95 % des agressions chez les filles, l’agresseur est un homme. – «Dans 80 % des agressions chez les garçons, l’agressseur est un homme. – «10 % seulement des cas d’abus sexuels parviennent aux autorités légales et policières. – «2 % des déclarations d’abus sexuels chez les enfants sont fausses. – «Les abus sexuels peuvent survenir depuis l’âge de 2 à 3 ans jusqu’à l’adolescence. Ces actes se retrouvent dans toutes les classes socio-économiques, dans toutes les communautés religieuses et ethniques, traumatisant l’enfant et la famille pour toute la vie». Les données du Conseil national supérieur de l’enfance au Liban ont raporté 1 791 plaintes en 1990 qui touchent 9,2 % d’enfants (39 garçons et 127 filles) et 6 161 plaintes en 1994, soit 49, 2 %, dont 612 garçons et 2 431 filles.
Sont-ils à jamais «abîmés» ? Ces enfants de l’ombre semblent avoir une opinion très négative d’eux-mêmes. Dévalorisés, ils se projetteraient dans des situations allant jusqu’au «désespoir», inspirant le «rejet» ou «l’indifférence». Comment font-ils pour survivre en «silence» ? Récemment un colloque a été organisé à l’Hôpital St-Georges de Beyrouth. Plusieurs départements avaient été mobilisés plus particulièrement ceux de la pédiatrie, de la gynécologie et de la psychiatrie…Ces rencontres qui ont regroupés d’éminentes personnalités du monde médical, psychiatrique, psychologique et social, ont permis d’établir les grandes lignes pour une approche efficace qui dépasse le cadre spécifiquement juridique ou médical…Un document de travail avait été recommandé par la Société...