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Actualités - Reportages

La physionomie des marchés Beyrouth : marché moins tourné vers le dollar

Le marché libanais des changes a repris ses activités normalement, hier, au lendemain du chômage officiel du Fitr, dans un climat de plus en plus rassuré par le retour au calme dans le pays après les affrontements qui avaient opposé l’armée libanaise à des organisations intégristes. En effet, la propension des opérateurs à l’offre du dollar commence à se faire sentir sans pour autant entraîner un changement de tendance. L’action de la Banque du Liban (BDL) a été déterminante à cet égard. En maintenant ainsi sa fourchette d’intervention à l’achat et à la vente du billet vert entre 1 501,00 et 1 514,00 LL, la BDL est parvenue à le faire clôturer au taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier. Dans ces conditions, les établissements de crédit ont été amenés à négocier le dollar tantôt entre 1 505,00 et 1 507,00 LL et tantôt entre 1 504,50 et 1 505,50 LL, dans un marché équilibré de lui-même avec un volume d’affaires ne dépassant pas quelque huit millions de dollars, entièrement négociés par les banques de la place à l’achat et à la vente sans aucune intervention de la BDL. Accès de faiblesse du dollar et du yen à l’étranger À l’étranger, la monnaie unique européenne s’est reprise face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux après l’annonce par la première confédération syndicale allemande IG Metall de revendications salariales plus élevées que prévu, nourrissant des craintes inflationnistes au niveau de la zone euro, tandis que le billet vert continuait de progresser face au yen et le sterling vis-à-vis de toutes les devises. Le directoire de la puissante confédération syndicale allemande de la métallurgie et de l’électrotechnique IG Metall a annoncé qu’il proposerait à ses comités régionaux de négocier un volume de hausse des salaires allant jusqu’à 5,5 % pour le round salarial de l’an 2000. Les négociations dans la métallurgie concernent environ 3,4 millions de personnes dans l’ensemble de l’Allemagne, a rappelé IG Metall. Les propositions du directoire de cet organisme seront soumises aux différents comités régionaux de la confédération, chargés de mener les négociations concrètes sur les salaires qui débuteront à la mi-février. Il est à rappeler que la Banque centrale européenne (BCE) avait mis en garde la semaine dernière contre des demandes excessives de hausses salariales qui pourraient générer de l’inflation et provoquer un relèvement des taux d’intérêt dans la zone euro. Par ailleurs, la monnaie unique européenne a profité aussi de bons chiffres allemands sur le commerce, qui ont montré un excédent commercial de 8 milliards d’euros en novembre dernier, supérieur à l’excédent de novembre 1998 (7,7 milliards d’euros) et à celui d’octobre 1999 (5,8 milliards d’euros). Le billet vert s’est pour sa part apprécié face au yen sur la journée, grâce notamment à la flambée de la Bourse de New York la veille et à la persistance de craintes d’une nouvelle intervention de la Banque du Japon destinée à freiner la hausse de la devise nippone. Quant à la livre sterling, elle s’est appréciée par rapport aux autres devises, dans l’attente de la réunion mensuelle du comité de politique monétaire de la Banque d’Angleterre aujourd’hui qui doit rendre sa décision sur les taux d’intérêt demain. La plupart des économistes prévoient d’ores et déjà une hausse de l’unique taux directeur d’un quart de point en pourcentage. Compte tenu de toutes ces considérations, le dollar s’est négocié, à New York, à la baisse face aux principales devises européennes et à la hausse par rapport au yen, comme suit : – 1,0325 pour un euro contre 1,0260, la veille – 1,6475 pour un sterling contre 1,6370 – 1,8940 DM contre 1,9065 – 6,3530 FF contre 6,3940 – 1,5605 FS contre 1,5685 – 1 875,30 lires contre 1 887,40 – 106,00 yens contre 105,20. Bourse de Beyrouth : c’est le statu quo Sur les marchés des valeurs mobilières, la Bourse de Beyrouth a observé un statu quo hier, consécutivement au maintien des quelques valeurs ayant fait l’objet de transactions à leurs derniers niveaux de la semaine dernière. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées s’est maintenu à 77,07 points ainsi que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires à 176,39 points. Tout cela s’est produit dans un volume d’affaires médiocre, ne dépassant pas 27 036 actions négociées d’une valeur globale de 140 681 dollars. Wall Street : tendance mitigée À Wall Street, les valeurs boursières américaines sont restées timidement résistantes hier, avec le Dow Jones des industrielles en léger repli et le Nasdaq en baisse, alors que les titres d’America Online et Time Warner reculaient au lendemain de l’annonce de la fusion. Cette performance mitigée des marchés américains a été en contraste avec celle enregistrée la veille sur l’annonce de la fusion entre le leader des services d’accès à l’Internet AOL et le groupe de communication Time Warner qui étaient hier en léger retrait avec les valeurs des sociétés de communication et de l’Internet, alors que le marché s’interrogeait sur leur sort face au nouveau géant du monde des médias. Tel est le cas de Yahoo, concurrent potentiel d’AOL, qui s’est refusé jusqu’ici à nouer une alliance avec un partenaire à sa taille et reste isolé. Il en est de même du groupe de médias et de loisirs Disney et du groupe de télécommunications AT&T, alors qu’Intel et Microsoft restaient en hausse après l’annonce d’un règlement à l’amiable dans le procès antitrust intenté contre cette dernière. Cela étant, et compte tenu des craintes de hausse des taux d’intérêt américains lors de la réunion du comité de l’open market de la Réserve fédérale (Fed) début février, et de la baisse du Nasdaq, l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles s’est montré moins résistant à la baisse, fluctuant entre un plus bas à 11 515,11 points et un plus haut à 11 663,10 points, avant d’afficher en préclôture 11 564,94 points, en légère baisse de 7,26 points sur la veille. Les Bourses européennes en baisse Les marchés d’actions européens ont terminé pour la plupart en baisse mardi, l’engouement pour les valeurs de médias après le rapprochement entre AOL et le géant des médias Time Warner ne parvenant pas à compenser les prises de bénéfices sur les télécoms. Les hésitations de Wall Street à l’ouverture et les revendications salariales en Allemagne ont également pesé sur la tendance. Le puissant syndicat IG Metall a annoncé qu’il réclamait une hausse de 5,5 % des salaires en 2000, ce qui a fait craindre aux marchés boursiers une hausse des taux d’intérêt avant la fin du trimestre. À Paris, l’indice Cac 40 a terminé sur un repli de 0,57 %, tandis qu’à Francfort, le Dax reculait de 0,49 % et qu’à Londres, l’indice FTSE perdait 1,34 %. Amsterdam a abandonné 0,95 %, Bruxelles 1,71 %, Madrid 1,44 % et Zurich 0,44 %. Parmi les grands marchés, seul Milan a réussi à tirer son épingle du jeu avec un gain de 0,48 %. Les indices multipays étaient nettement orientés à la baisse ; l’Eurotop 300, paneuropéen, a cédé 0,71 % et l’Euro STOXX 50, limité à la zone euro, 0,9 %. Les valeurs des médias ont encore une fois tenu le haut du pavé, toujours portées par l’annonce lundi du méga-mariage AOL-Time Warner. À Londres, le groupe d’informations Reuters et la société Pearson, propriétaire entre autres du Financial Times et du quotidien français Les Échos, se sont adjugé respectivement 10,22 % et 9,58 %, tandis que le câblo-opérateur Telewest Communications flambait de 7,44 %. À Paris, Gaumont a affiché une progression de 10,25 %. Lagardère a pris 9,05 %, Hachette Filipacchi Media 7,36 % et Thomson Multimedia 6,33 %. À Milan, Mediaset a encore gagné 5,41 % après sa hausse de 6 % lundi, tandis que le gérant de portails sur Internet Seat gagnait 3,47 %. À Madrid, Terra Networks, la filiale Internet de l’opérateur Telefonica, qui devrait bientôt intégrer l’indice Ibex, s’est adjugé 9 %. Les télécoms étaient en revanche orientées à la baisse. British Telecom a cédé 3,13 %, le marché n’appréciant pas le prix de $100 par ADS ou $50 par action payé pour prendre le contrôle de l’irlandais Esat, ce qui représente une prime de $15 par rapport à l’offre concurrente du norvégien Telenor. Vodafone AirTouch a reculé de 1,24 % et Cable & Wireless de 5,06 %. À Amsterdam, KPN s’est déprécié de 2,19 %, tandis qu’à Paris, France Télécom perdait 3,12 %. À Francfort, Deutsche Telekom a perdu 0,39 % après avoir abandonné plus de 3 % en séance. Son concurrent Mannesmann a perdu 0,61 %. Les craintes de hausse du coût du crédit ont pesé sur les valeurs bancaires à Londres. HSBC a abandonné 2,71 % et Lloyds TSB 3,88 %, tandis que Barclays se repliait de 2,57 %. Tokyo : bond de 3,6 % du Nikkei La Bourse de Tokyo a clôturé sur un bond de 3,6 % mardi, grâce à une vague d’achats de valeurs technologiques motivée par l’annonce la veille d’une méga-fusion aux États-Unis entre AOL et Time Warner. L’indice Nikkei des valeurs vedettes a terminé sur un gain de 657,51 points à 18 850,92 points, ce qui ramène le marché à proximité de la barre symbolique des 19 000 franchie le 4 janvier dernier pour la première fois depuis le 21 août 1997. L’indice élargi Topix a gagné pour sa part 79,81 points, à 1 678,82. Le volume des échanges a été important, avec 640 millions d’actions, contre 547,6 millions vendredi (la Bourse ayant été fermée lundi, jour férié au Japon). «Le marché a été dopé par la hausse de New York qui a suivi la nouvelle de la fusion entre AOL et Time Warner, et il y a eu un afflux d’ordres d’achat sur les titres de télécoms, de haute technologie et d’Internet», a commenté Kazue Mayuzumi, expert chez Nikko Securities. Selon les courtiers, les investisseurs ont acheté dès l’ouverture dous les titres de haute technologie, qui avaient subi un revers important la semaine dernière avant d’être dopés par le regain du Nasdaq lundi à New York. Le fournisseur d’accès à l’Internet Yahoo Japan a terminé en hausse de 2 millions de yens (+2,3 %), à 89,4 millions de yens, tandis que Softbank, société investissant dans l’Internet, a clôturé à 81 600 yens, en hausse de 5 000 yens (+6,5 %), à 25 700. Le géant de l’électronique Sony, qui cherche actuellement à développer son secteur Internet, a enregistré un gain de 8,4 %, à 25 700 yens. Hitachi a clôturé en hausse de 161 yens (+11 %), à 1 625 yens après avoir annoncé une alliance avec Qualcomm (USA). Également à la hausse grâce à la fusion AOL-Time Warner, Fuji Television, en progression de 200 000 yens, à 1,49 million de yens.
Le marché libanais des changes a repris ses activités normalement, hier, au lendemain du chômage officiel du Fitr, dans un climat de plus en plus rassuré par le retour au calme dans le pays après les affrontements qui avaient opposé l’armée libanaise à des organisations intégristes. En effet, la propension des opérateurs à l’offre du dollar commence à se faire sentir sans pour autant entraîner un changement de tendance. L’action de la Banque du Liban (BDL) a été déterminante à cet égard. En maintenant ainsi sa fourchette d’intervention à l’achat et à la vente du billet vert entre 1 501,00 et 1 514,00 LL, la BDL est parvenue à le faire clôturer au taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier. Dans ces conditions, les établissements de crédit ont été amenés à négocier le...