«...Nous aimons la franchise de ceux qui nous aiment ; la franchise des autres s’appelle insolence...» André Maurois Nous n’avons pas la prétention de faire œuvre de justicier dans l’affaire du dernier crime crapuleux dont a été victime, à Broummana, Clotilde Salim Boulos, veuve Jawdat Dahi, dont le corps en état de décomposition avancée a été découvert il y a quelques jours. L’assassin, un ressortissant syrien répondant au nom de Abdel Karim Hajj Hassan (31 ans), a été arrêté et n’a pas tardé à passer aux aveux. C’est notre justice libanaise indulgente, sublime, sévère, intraitable, mais juste et désintéressée, qui devrait réagir. Qu’attend-on pour dresser de nouveau les potences que l’ex-président Élias Hraoui avait rétablies efficacement ? Est-ce si dur d’envoyer un criminel dans l’au-delà pour expier ses forfaits et servir d’exemple aux vivants ? Pas du tout, car il y a deux ans, sept assassins de droit commun et de sinistre mémoire ont payé leur crime à la société, pendus haut et court «jusqu’à ce que mort s’ensuive»... Le président Hraoui aurait déclaré à un journaliste qu’en signant le refus du recours en grâce, il avait dormi sereinement ce soir-là. Il avait, certes, la conscience tranquille. La conscience se révolterait si Dame Justice devait traîner à l’américaine. Je me permets de citer ce passage si actuel de César Bonesana, marquis de Baccaria (1738-1789), dans son livre De la promptitude des châtiments : «Plus le châtiment sera prompt, plus il suivra de près le crime qu’il punit et plus il sera juste et surtout utile...» Et cet autre passage du même auteur : «...On ne peut ériger une “justice” sans “répression” ; une justice ne peut œuvrer et rendre si elle ne dispose dans son arsenal “de la peine de mort”...». Ne pensez-vous pas, Monsieur le ministre, que la pitié libanaise est véritablement cruelle quand elle engagerait à épargner des criminels et des scélérats qui devraient être frappés rapidement par le glaive sacré de la justice libanaise ?
«...Nous aimons la franchise de ceux qui nous aiment ; la franchise des autres s’appelle insolence...» André Maurois Nous n’avons pas la prétention de faire œuvre de justicier dans l’affaire du dernier crime crapuleux dont a été victime, à Broummana, Clotilde Salim Boulos, veuve Jawdat Dahi, dont le corps en état de décomposition avancée a été découvert il y a quelques jours. L’assassin, un ressortissant syrien répondant au nom de Abdel Karim Hajj Hassan (31 ans), a été arrêté et n’a pas tardé à passer aux aveux. C’est notre justice libanaise indulgente, sublime, sévère, intraitable, mais juste et désintéressée, qui devrait réagir. Qu’attend-on pour dresser de nouveau les potences que l’ex-président Élias Hraoui avait rétablies efficacement ? Est-ce si dur d’envoyer un criminel dans...
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