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Actualités - Chronologie

Finlande 1er tour de la présidentielle : un parfum de femmes

Sept candidats, dont quatre femmes, sont en lice pour l’élection au suffrage universel direct du président de la Finlande dont le premier tour aura lieu dimanche 16 janvier avec un second tour probable en février. Elu en 1994, le président (social-démocrate) sortant, Martti Ahtisaari, ne se représente pas après sa médiation réussie dans la récente guerre du Kosovo alors que son pays occupait la présidence tournante de l’Union européenne, qui est assurée depuis le 1er janvier par le Portugal. Le chef de l’opposition centriste, Esko Aho, est en tête des derniers sondages avec 36 % des intentions de vote, suivi par la ministre social-démocrate des Affaires étrangères, Tarja Halonen (30 %), et la candidate du Parti conservateur (au pouvoir) et présidente du Parlement, Riitta Uosukainen (19 %). Une autre femme, la candidate du Parti libéral (suédophone, au pouvoir) et ancienne envoyée spéciale du secrétaire général de l’Onu en Bosnie, Elisabeth Rehn, est créditée de 9 % des intentions de vote. La candidate des Verts (écologistes, au pouvoir) et europarlementaire, Heidi Hautala, en obtient 3 %, un candidat indépendant, Ilkka Hakalehto (eurosceptique), 2 % et un ancien syndicaliste et unique député de la fraction du «Groupe rénovateur», Risto Kuisma, (1 %). Parmi les thèmes abordés par les candidats depuis l’ouverture officielle de la campagne électorale la semaine dernière, figurent le conflit en Tchétchénie l’entrée – improbable à court terme – de la Finlande dans l’Otan et le restitution – hypothétique – par la Russie de la Carélie, une région annexée par l’URSS à l’issue de la Deuxième Guerre mondiale. Le nouvel équilibre des pouvoirs entre le chef de l’État et le gouvernement établi par une récente révision constitutionnelle est également au centre des débats. La nouvelle loi fondamentale, qui entrera en vigueur le 1er mars, jour de la prise de fonction du nouveau président, réduit les attributions du chef de l’État en politique intérieure puisqu’elle donne au Parlement le pouvoir de nommer le Premier ministre. Le président gardera toutefois ses prérogatives en matière de politique étrangère qu’il mènera «de concert avec le Premier ministre». Selon les observateurs politiques, le caractère fortement consensuel de la vie politique de la Finlande pays dirigé actuellement par la coalition arc-en-ciel (droite-gauche) du Premier ministre social-démocrate Paavo Lipponen, favorise la personnalisation du scrutin. À cause de consensus, les candidats des grands partis ne peuvent en effet pas se démarquer par des prise de position tranchées, expliquent-ils. Quelque 4 167 000 électeurs sont inscrits sur les listes électorales sur une population d’un peu plus de 5 millions d’habitants.
Sept candidats, dont quatre femmes, sont en lice pour l’élection au suffrage universel direct du président de la Finlande dont le premier tour aura lieu dimanche 16 janvier avec un second tour probable en février. Elu en 1994, le président (social-démocrate) sortant, Martti Ahtisaari, ne se représente pas après sa médiation réussie dans la récente guerre du Kosovo alors que son pays occupait la présidence tournante de l’Union européenne, qui est assurée depuis le 1er janvier par le Portugal. Le chef de l’opposition centriste, Esko Aho, est en tête des derniers sondages avec 36 % des intentions de vote, suivi par la ministre social-démocrate des Affaires étrangères, Tarja Halonen (30 %), et la candidate du Parti conservateur (au pouvoir) et présidente du Parlement, Riitta Uosukainen (19 %). Une autre femme, la...