Un salaire moyen de 10 dollars et peu d'investissements étrangers
le 08 janvier 2000 à 00h00
L’Ouzbékistan reste un pays pauvre, avec un salaire moyen de 10 dollars, faute d’avoir su attirer les investisseurs étrangers pour valoriser ses richesses : coton, or, uranium, pétrole et gaz. Huit ans après l’indépendance, la majorité des 24,3 millions d’habitants de cette ancienne république soviétique, vit difficilement : l’un des objectifs proclamés du président Islam Karimov est d’assurer l’approvisionnement en eau potable de 85 % de la population en l’an 2005. Plus de 60 % des Ouzbeks vivent encore en milieu rural. Le développement de l’Ouzbékistan, qui souffre d’un appareil industriel vétuste hérité de l’URSS, passe obligatoirement par un accroissement des investissements étrangers, selon les experts de la Banque mondiale. Le coton est la principale richesse de cette république d’Asie centrale (cinquième producteur et deuxième exportateur mondial), mais le pays est aussi le septième producteur mondial d’or et dispose d’importantes réserves de pétrole, de gaz et d’uranium. Jusqu’à présent, le principal succès en matière d’investissement étranger est la production de véhicules Daewoo à Assaka, dans la vallée de Ferghana (est du pays). Une partie des voitures et minibus de la firme sud-coréenne est exportée avec succès dans les pays voisins, notamment en Russie. La Corée du Sud est de loin le principal investisseur local avec 910 millions de dollars d’investissements directs, dans la construction automobile et le textile. Mais la non-convertibilité de la monnaie nationale est considérée comme un handicap majeur par de nombreux investisseurs. Ce problème a amené le coréen Samsung Electronics à fermer en octobre dernier une fabrique de poste de télévisions. Les entreprises étrangères hésitent à s’implanter en Ouzbékistan en évoquant d’innombrables entraves bureaucratiques, une corruption très répandue et le risque que représente l’activisme islamiste dans la région. Un rapport de la Banque européenne de reconstruction et de développement (BERD) avait désigné en 1998 l’Ouzbékistan comme le pays où les officiels sont les plus corrompus, avec l’Azerbaïdjan, le Kazakhstan, la Russie et l’Ukraine. Pendant plusieurs années, l’Ouzbékistan s’est félicité de voir que sa récession après la chute de l’URSS était moins prononcée que celle de la plupart des autres républiques ex-soviétiques. Mais un rapport de la Banque mondiale s’est inquiété en octobre 99 de l’apparition de nombreuses tendances négatives qui menacent la stabilité du pays : baisse des exportations depuis un an et demi, accroissement de la dette extérieure, écart croissant entre le cours officiel et le change au noir du soum, la monnaie nationale, et chute des prix mondiaux de l’or et du coton, les deux principales exportations de l’Ouzbékistan. Opposé à toute thérapie de choc, le président Karimov a privilégié jusqu’à présent le rôle central de l’État dans l’économie, menant une politique de réformes très prudente et procédant à une privatisation progressive. Candidat à sa propre succession, Islam Karimov fait tout pour montrer que les investisseurs n’ont rien à craindre pour leur sécurité et celle de leurs entreprises.
L’Ouzbékistan reste un pays pauvre, avec un salaire moyen de 10 dollars, faute d’avoir su attirer les investisseurs étrangers pour valoriser ses richesses : coton, or, uranium, pétrole et gaz. Huit ans après l’indépendance, la majorité des 24,3 millions d’habitants de cette ancienne république soviétique, vit difficilement : l’un des objectifs proclamés du président Islam Karimov est d’assurer l’approvisionnement en eau potable de 85 % de la population en l’an 2005. Plus de 60 % des Ouzbeks vivent encore en milieu rural. Le développement de l’Ouzbékistan, qui souffre d’un appareil industriel vétuste hérité de l’URSS, passe obligatoirement par un accroissement des investissements étrangers, selon les experts de la Banque mondiale. Le coton est la principale richesse de cette république d’Asie...
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