Pas de sueurs froides au Centre russo-US pour la stabilité stratégique
le 03 janvier 2000 à 00h00
Les opérations du Centre pour la stabilité stratégique en l’an 2000 (CY2KSS) se sont déroulées sans sueurs froides : Américains et Russes n’ont relevé aucun problème sur leurs missiles stratégiques lors du passage à l’an 2000. Le général américain Thomas Goslin a parlé samedi matin d’un «grand succès» à propos des opérations et du passage à l’an 2000, préparé depuis cinq ans par l’armée américaine. Le CY2KSS, ouvert le 30 décembre sur la base aérienne de Peterson à Colorado Springs (centre-ouest), doit recevoir le cas échéant des informations signalant un tir de missile stratégique et permettre aux Américains et aux Russes de mieux communiquer si une telle catastrophe se produisait. Des équipes conjointes américano-russes continueront à y guetter jusqu’au 15 janvier le signal d’un improbable lancement de missile, et à tenter de mieux partager leurs informations. Ce signal serait donné par le Centre de surveillance de l’espace nord-américain (Norad), qui reçoit grâce à ses systèmes infrarouges couvrant l’ensemble de la planète toute information sur un réchauffement anormal de l’atmosphère, et l’analyse pour savoir s’il s’agit par exemple d’un feu de forêt ou... d’un tir de missile. Trois de ces tirs ont effectivement été repérés jeudi et vendredi. Mais il s’agissait de missiles d’une portée de moins de 500 km qui n’entraient pas dans le cadre de l’accord russo-américain sur le partage d’informations stratégiques. Ils ne sont donc pas apparus sur les écrans du CY2KSS. Le Pentagone a ensuite indiqué qu’il s’agissait de Scuds russes visant la Tchétchénie. L’ouverture du centre russo-américain jeudi avait été marquée par une dissonance révélatrice du manque de communication entre les deux géants de la guerre froide. Alors qu’un responsable américain pensait que les systèmes informatiques commandant les missiles russes étaient, comme les missiles américains, réglés sur l’heure de Greenwich (GMT), le chef de la délégation russe, le colonel Sergueï Kaplin, avait rectifié en indiquant qu’il s’agissait de l’heure de... Moscou. Le général Goslin a précisé samedi à des journalistes qu’il ne s’attendait pas à des problèmes majeurs pour les jours à venir, notamment lorsque les systèmes informatiques de l’administration de l’armée américaine recommenceront à fonctionner lundi. Le chef de la délégation de 19 Russes présents au CY2KSS, le colonel Sergueï Kaplin, s’est dit pour sa part convaincu que le travail accompli «serait une très bonne base pour notre coopération à venir». Les enseignements tirés du CY2KSS serviront pour la réalisation d’un futur centre d’alerte conjoint sur les missiles stratégiques, opéré sur une base permanente à Moscou, et dont le principe avait été arrêté en 1998. Alors qu’aucune date n’a encore été fixée pour l’ouverture de ce centre, «l’important n’est pas de se presser mais de créer un centre puissant qui fonctionne», a estimé le colonel Kaplin.
Les opérations du Centre pour la stabilité stratégique en l’an 2000 (CY2KSS) se sont déroulées sans sueurs froides : Américains et Russes n’ont relevé aucun problème sur leurs missiles stratégiques lors du passage à l’an 2000. Le général américain Thomas Goslin a parlé samedi matin d’un «grand succès» à propos des opérations et du passage à l’an 2000, préparé depuis cinq ans par l’armée américaine. Le CY2KSS, ouvert le 30 décembre sur la base aérienne de Peterson à Colorado Springs (centre-ouest), doit recevoir le cas échéant des informations signalant un tir de missile stratégique et permettre aux Américains et aux Russes de mieux communiquer si une telle catastrophe se produisait. Des équipes conjointes américano-russes continueront à y guetter jusqu’au 15 janvier le signal d’un...
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