Une explosion de couleurs et de lumières a illuminé pendant plus de vingt minutes le ciel de la célèbre plage de Copacabana où se pressaient quelque trois millions de personnes pour l’arrivée de l’an 2000 au Brésil, le plus grand et le plus beau réveillon de tous les temps. Le compte à rebours pour cette fête gigantesque a été précédé d’une forte averse prévue par les services météorologiques de la ville, qui n’a pas amoindri le faste des 11 tonnes de feux d’artifice qui ont dessiné dans le ciel des cœurs, des fleurs, des palmiers et des motifs brésiliens. Les couleurs vert et jaune du drapeau national ont prédominé car ces festivités marquaient aussi le début des commémorations des 500 ans d’existence du Brésil. Les navigateurs portugais sont arrivés au Brésil le 22 avril 1500, commandés par l’amiral Pedro Alvares Cabral. «Le réveillon de Rio de Janeiro attire l’attention du monde entier car il est l’un des plus importants et des plus beaux du monde», a affirmé le maire de la ville Luiz Paulo Conde, depuis le fort militaire de Copacabana, où il a reçu le président, Fernando Henrique Cardoso, et le gouverneur de Rio, Anthony Garotinho. Le fort est l’un des endroits privilégiés de la plage de Copacabana. Situé à l’une de ses extrémités, il offre une vision spectaculaire de toute la plage. Il est dénommé aussi «petite princesse de la mer» par les poètes. À ce spectacle ne pouvaient manquer les adeptes des rites afro-brésiliens, qui ont commencé à venir sur la plage dès la veille pour saluer la nouvelle année sous la protection de Yemanya, la déesse de la mer. Chrétiens et mystiques, les Brésiliens n’ont pas oublié cependant leurs «saints protecteurs» et à la couleur blanche de Yemanya ils ont ajouté le bleu et le rouge, et déposé leurs offrandes dans la mer. Quand les horloges ont marqué minuit, le son des atabaques (tambours utilisés dans les rites afro-brésiliens) se sont tus pour laisser la place aux crépitements et explosions des feux d’artifice. Un spectacle irrésistible, qui a hypnotisé les fêtards, peu incommodés par le manque de confort et le manque d’espace pour se déplacer. Au contraire, tous voulaient danser au son des shows des quatre scènes gigantesques montées le long des 4,5 kilomètres de la plage de Copacabana. Sur ces scènes se présentaient non seulement des stars de la musique populaire brésilienne mais aussi les «baterias» (orchestres de percussions) des écoles de samba, qui ont suspendu leurs activités une demi-heure avant le changement d’année. Mais quand a pris fin le spectacle pyrotechnique, la musique a repris de plus belle et la foule est repartie danser. La fête se poursuivra jusqu’à six heures du matin. Dix paquebots transatlantiques avec des touristes étrangers de plusieurs nationalités avaient obtenu l’autorisation de jeter l’ancre au large de Copacabana pour voir les feux de la baie de Rio. Le Brésil sera le premier pays d’Amérique latine à voir l’aube le premier janvier 2000, à 06h03 heure locale – horaire d’été – (08h03 GMT) à Cabo Sao Tomé dans l’État de Rio de Janeiro et à Ponta Monsaras, dans l’État voisin de l’Espirito Santo. «Ce seront les premiers endroits de la côte brésilienne (au niveau de la mer) à recevoir l’an 2000 mais des endroits plus élevés comme le Pico da Bandeira à 2 890 m (État d’Espirito Santo), et d’autres villes en altitude verront l’aube à 06h02 heure locale (heure de Brasilia)», a déclaré Mme Josina do Nascimento de l’observatoire national de Rio. Le point le plus à l’est du Brésil, la Ponta dos Seixas dans l’État nordestin de la Paraïba ne verra l’aube du premier jour du nouveau millénaire que quatre minutes plus tard, a précisé Mme Nascimento responsable de l’étude. «Cela s’explique car nous sommes au début de l’été (austral) et que l’axe de la terre est incliné. C’est pourquoi le soleil va apparaître par le sud de l’Amérique du Sud et non pas plus à l’est et donc, la Ponta dos Seixas ne verra le jour que 3 minutes après Cabo Sao Tomé à Rio et Ponta Monsaras dans l’Espirito Santo», a-t-elle conclu.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Une explosion de couleurs et de lumières a illuminé pendant plus de vingt minutes le ciel de la célèbre plage de Copacabana où se pressaient quelque trois millions de personnes pour l’arrivée de l’an 2000 au Brésil, le plus grand et le plus beau réveillon de tous les temps. Le compte à rebours pour cette fête gigantesque a été précédé d’une forte averse prévue par les services météorologiques de la ville, qui n’a pas amoindri le faste des 11 tonnes de feux d’artifice qui ont dessiné dans le ciel des cœurs, des fleurs, des palmiers et des motifs brésiliens. Les couleurs vert et jaune du drapeau national ont prédominé car ces festivités marquaient aussi le début des commémorations des 500 ans d’existence du Brésil. Les navigateurs portugais sont arrivés au Brésil le 22 avril 1500, commandés par...