Leader du championnat de France de football, qualifié en Coupe d’Europe, imbattable au Parc des Princes, le Paris-Saint-Germain met son prestige à l’épreuve de Bordeaux, dimanche, dans le match vedette de la 13e journée. Les Parisiens sont plus que jamais attendus au tournant avec leurs quatre points d’avance sur Bastia, leurs neuf succès en neuf matches (toutes compétitions confondues) au Parc des Princes, et après leur splendide victoire (7-2) mercredi contre Rosenborg, qui leur garantit le passage en seconde phase de la Ligue des champions. Conscients que l’euphorie peut être leur pire ennemie, ils ont tenu à montrer qu’ils gardaient les pieds sur terre : «Nous ne sommes qu’au tiers de la saison», a rappelé assez sèchement le président Laurent Perpère. «C’est vrai qu’après notre victoire sur Rosenborg on est en pleine confiance et on revient en championnat dans les meilleures conditions. Le groupe est soudé, il y a une bonne ambiance, tout va bien», analysait vendredi le défenseur Sylvain Distin, en progression depuis qu’il a retrouvé sa place dans l’axe. Roche de retour au Parc «Il n’y a pas de risques que l’on parte la fleur au fusil, on sait garder les pieds sur terre. Je ne sais pas ce qui fera la différence, mais une fois de plus ce sera à nous d’imposer notre jeu. Le coach nous a demandé de la fraîcheur physique», a-t-il ajouté. L’affaire Ali Benarbia est la seule ombre au tableau. Sanctionné jeudi pour son comportement, l’ex-Bordelais ne s’est pas présenté à l’entraînement vendredi. Pour le reste, le défenseur Bernard Mendy, touché à une cheville, a arrêté l’entraînement par précaution. Le match promet d’être disputé entre des Parisiens impressionnants chez eux et des Bordelais qui se sentent bien à l’extérieur (trois victoires, contre une seule dans leur jardin du Parc Lescure). Les Bordelais vont peut-être récupérer le Belge Marc Wilmots après leur résultat décevant à domicile contre le Celtic Glasgow (1-1), jeudi en Coupe de l’UEFA. Ils seront toujours privés du Russe Alexeï Smertin, blessé à un genou. Avec l’ex-Parisien Alain Roche, qui va retrouver non sans émotion le Parc des Princes où il a vécu six saisons intenses, les Bordelais devront faire preuve de plus de fraîcheur physique que contre le Celtic pour faire descendre le PSG de son petit nuage. Strasbourg-Marseille: éviter l’implosion Le match Strasbourg-Marseille se présente comme la rencontre de deux équipes en pleine crise, qui chercheront à éviter l’implosion samedi à l’occasion de la 13e journée du championnat de France de football de première division. Pour Strasbourg, avant-dernier de D1 avec 8 défaites en 12 matches, «c’est l’ascenseur pour l’échafaud» (et la D2) en cas de nouveau revers, comme le résume l’entraîneur Claude Le Roy, conscient d’être assis sur un siège éjectable. Et les chiffres ne plaident pas en faveur des Alsaciens, qui ont encaissé 20 buts (sur 29 au total) en 6 matches à la Meinau, une contre-performance inédite depuis les 22 buts concédés en un même nombre de rencontres par Mulhouse lors de la saison 1936-37. «C’est un match pour lequel il faudra dépasser nos angoisses, analyse le technicien. À l’extérieur, l’équipe va mieux, à la Meinau nous évoluons dans un climat de psychose dont il faudra se libérer et ne penser qu’à jouer». Les supporteurs alsaciens, souvent comparés pour leur intransigeance à leurs homologues phocéens, ne pardonneraient pas à Claude Le Roy et au président Patrick Proisy une nouvelle déculottée, alors qu’ils gardent encore en mémoire l’humiliant 5 à 0 infligé par Nantes lors de la 11e journée. Le premier but sera déterminant Les hommes du président Yves Marchand débarquent quant à eux en Alsace assis sur un baril de poudre. Miné par des luttes de pouvoir internes, l’OM doit gérer des relations épidermiques avec ses supporteurs, indignés par le rang de leur équipe, obligée de rabaisser ses ambitions à la lutte pour le maintien, avec une piètre 14e place en D1, à seulement un point du premier candidat à la relégation, Saint-Etienne. L’entraîneur brésilien des Marseillais, Abel Braga, aux choix tactiques contestés, sait qu’il doit faire oublier à tout prix la prestation indigente livrée dimanche dernier au Vélodrome face à Lille, soldée par une défaite 1 à 0 qui a fissuré la confiance de son effectif. La pression sera notamment sur les épaules du Franco-Libérien George Weah, joker présenté comme le messie sur la Canebière, qui n’a pas été décisif pour son premier match avec l’OM. «Il n’a pas été élu Ballon d’Or 1995 pour rien», frémit cependant Claude Le Roy. Pour l’entraîneur alsacien, le «premier but sera déterminant» entre les deux formations qui peinent à revenir au score quand elles sont menées, «comme toute équipe fragilisée psychologiquement, qui finit par craquer techniquement». Espagne : les leaders en déplacement Les leaders du championnat d’Espagne de football se déplacent tous ce week-end pour la 7e journée, à l’exception du surprenant Rayo Vallecano, qui reçoit dimanche un autre «petit» européen, Alavés. Valence, en tête de la Liga pour la première fois depuis sept ans, défend sa place dimanche en clôture de la journée à Pampelune face au promu Osasuna. À un point derrière Valence, les Madrilènes du Rayo, vainqueurs 1-0 du Viborg danois, jeudi, en Coupe de l’UEFA, sur leur pelouse de Vallecas, reçoivent les Basques d’Alavés (5e à 2 points de Valence) qui se sont, eux, rassurés en allant l’emporter 3-1 en Norvège contre Lillestroem. Également à un point de Valence, le FC Barcelone s’envole samedi pour les Baléares pour affronter Majorque (17e) qui n’a encore remporté qu’une victoire. Le Real Madrid (4e), à deux points du leader, se rend samedi à Saint-Sébastien, où le reçoit une Real Sociedad en crise (18e), qui vient de se séparer de son entraîneur Javier Clemente. Le Deportivo La Corogne (6e), champion en titre, visite samedi, en ouverture de la journée, Soria où l’accueille le Numancia (13e). Angleterre : sous le signe du derby Manchester United, le leader, accueille Southampton (17e), et Arsenal, le coleader, reçoit Manchester City (10e) pour le compte de la 11e journée du Championnat d’Angleterre de football placée sous le signe du derby, avec aussi Liverpool-Everton, Bradford-Leeds et Chelsea-Tottenham. Battus mardi à Bruxelles par Anderlecht (2-1) en Ligue des champions, à cause d’une défense fragile où Fabien Barthez ne peut pas tout faire, les hommes de Sir Alex Ferguson semblent avoir une bonne marge de sécurité en championnat. Elle devrait leur suffire contre les «saints» de Glenn Hoddle, l’ancien joueur de Monaco et sélectionneur de l’Angleterre. Du côté du grand rival pour le titre, Arsenal, le moral est au beau fixe après la victoire (4-2) contre le Sparta Prague, mercredi à Londres. La seule défaite en championnat remonte à la première journée, contre Sunderland, et les «canonniers» peuvent d’autant mieux préparer leurs matches de Premier League qu’ils ont été parmi les premiers qualifiés pour le prochain tour de la Ligue des champions. Mais le thème général de cette 11e journée sera le derby. Le plus attendu est le derby de la Mersey, dimanche, entre Liverpool (3e) et Everton (14e), entre les «Reds» de Gérard Houllier, engagés jeudi en Coupe de l’UEFA contre les Tchèques du Slovan Liberec, et les «Blues» de Paul Gascoigne, alias «Gazza», actuellement en pleine renaissance. Il y aura aussi le derby du Yorkshire, le même jour, entre Bradford (19e), où Stan Collymore devrait faire ses débuts, et les quasi-héros de Leeds (9e), qui ont tout donné mardi soir contre le FC Barcelone (1-1), sont toujours en course pour une place au deuxième tour de la Ligue des champions, mais sont peut-être fatigués. Un autre derby est prévu au programme, samedi, entre les Londoniens de Chelsea (11e) et ceux de Tottenham (8e). Pendant ce temps, Newcastle (4e) ira jouer à West Ham (18e) et Leicester (5e), le club dirigé par Peter Taylor, le nouveau sélectionneur provisoire de l’Angleterre, accueillera Derby (20e), qui est toujours à la recherche de sa première victoire.
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