À croire que le vieux dicton n’a rien perdu de sa véracité: le film de Raoul Ruiz, Le temps retrouvé, n’en finit pas d’attendre qu’on le rattrape! De report en report (voir notre page «Cinéma» de vendredi dernier, 20), le film est annoncé «définitivement» (?), pour jeudi prochain, 2 novembre. On espère que cette fois sera la bonne... mais qui sait?! Ce genre de traitement – surtout réservé aux films français, il faut malheureusement le souligner – est toujours mauvais pour la carrière d’un film. Spécialement s’agissant d’un film comme Le temps retrouvé, très beau, magnifiquement photographié et joué... mais absolument pas «commercial» (pour reprendre le jargon local de la profession). En termes encore plus clairs, cela signifie que le film de Raoul Ruiz – dont l’inspiration sert fidèlement l’œuvre de Marcel Proust – s’adresse à un public déterminé. Le même public qui est allé voir Nelly et Monsieur Arnaud, Besieged ou encore Les enfants du siècle (entre autres exemples). C’est là toute la question. Et, surtout, qu’on ne parle pas d’«élitisme»: en ce domaine culturel la franchise est de rigueur. Le public en question va-t-il donc «se déranger» pour Le temps retrouvé? Le film doit sortir d’abord dans la seule salle du Kaslik (d’où un déplacement qui ne favorise pas les choses), pour être transféré ensuite à l’Abraj (salle à confirmer). Nous avons parlé d’un test ultime. Le terme est justifié, en ce sens qu’un échec du Temps retrouvé serait lourd de conséquences en décourageant les rares distributeurs libanais s’intéressant encore aux films français. À plus forte raison les œuvres de qualité, les premières à souffrir de cette situation. Notre public a la parole. G.-P.
À croire que le vieux dicton n’a rien perdu de sa véracité: le film de Raoul Ruiz, Le temps retrouvé, n’en finit pas d’attendre qu’on le rattrape! De report en report (voir notre page «Cinéma» de vendredi dernier, 20), le film est annoncé «définitivement» (?), pour jeudi prochain, 2 novembre. On espère que cette fois sera la bonne... mais qui sait?! Ce genre de traitement – surtout réservé aux films français, il faut malheureusement le souligner – est toujours mauvais pour la carrière d’un film. Spécialement s’agissant d’un film comme Le temps retrouvé, très beau, magnifiquement photographié et joué... mais absolument pas «commercial» (pour reprendre le jargon local de la profession). En termes encore plus clairs, cela signifie que le film de Raoul Ruiz – dont l’inspiration sert fidèlement...
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