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Actualités - Chronologie

Transferts Le football international tremble sur ses bases

Les dirigeants du football mondial dévoileront vendredi à Zurich les conclusions du groupe de travail sur le système des transferts qui ont été présentées hier à Bruxelles à Vivianne Reding, commissaire européen à la Culture et aux Sports, et Mario Monti, commissaire à la concurrence. Ce moment est très attendu. Le football européen tremble sur ses bases depuis que la Commission européenne a décidé de réformer le régime des transferts, qui entrave, selon elle, la libre circulation des travailleurs. Ce que contestent les grandes fédérations internationales, lesquelles estiment que la discipline majeure du sport mondial doit bénéficier de l’exception sportive. Dans le décor feutré du siège de la Fédération internationale (FIFA) à Zurich (Suisse), le président du groupe de travail FIFA-UEFA (Union européenne de football), le Norvégien Per Ravn Omdal, rendra les conclusions de travaux qui ont débuté le 31 août. Ce groupe de travail réunit des dirigeants de la FIFA et de l’UEFA, des ligues européennes et du syndicat des joueurs (FIFPRO). Ce syndicat a quitté la table des négocations le 12 octobre, dénonçant «l’inertie et l’hypocrisie» des dirigeants du football européen dans ce dossier. «Les ligues nationales des clubs professionnels et l’UEFA font mine de vouloir négocier avec nous et avec la Commission européenne pour obtenir une solution respectant le droit européen en matière de transferts des joueurs, mais elles ne recherchent en réalité que le statu quo», s’est indigné le vice-président de la FIFPRO, le Français Philippe Piat. Les conclusions du groupe de travail pourraient bouleverser l’actuel paysage du football mondial. « Entrave » Mme Reding, commissaire européen à la Culture et aux Sports, considère que le «montant des transferts actuels constitue une entrave à la libre circulation des travailleurs», tout en précisant «qu’il y a une réelle volonté de travailler tous ensemble pour aboutir dans les meilleurs délais» à une issue. Depuis deux ans, la Commission a mis en garde la FIFA et l’UEFA sur l’actuel système des transferts des joueurs qu’elle estime contraire à la législation européenne en matière de concurrence, de non-discrimination et de libre circulation des personnes au sein de l’UE. Après moult réunions, les contours des conclusions finales pourraient être les suivants. La FIFA, grâce à un subtil jeu d’influence, a courtisé le monde de la politique et le gouvernement français pour faire admettre, sous sa présidence européenne, que le football doit devenir une exception sportive, demande formulée avec véhémence le 20 octobre à Genève. L’UEFA a, officiellement, choisi la voie du dialogue entre les partenaires en excluant de la table des négociations le groupement des clubs les plus puissants d’Europe, le G14, qu’elle refuse, pour le moment, de reconnaître. Un G14 qui milite pour le statu quo, à l’encontre de la FIFPRO qui tient à s’aligner sur la Commission européenne, c’est-à-dire l’abolition complète des transferts permettant une marge de négociation des joueurs importante et des salaires à la hausse. Enfin, le monde politique, à l’image du Premier ministre britannique Tony Blair ou du chancelier allemand Gerhard Schroeder, milite pour l’exception sportive. En quête d’une unanimité et d’une légitimité qu’elles ne parviennent pas totalement à atteindre, la FIFA et l’UEFA pourraient présenter les mesures suivantes : interdiction des transferts internationaux pour les moins de 18 ans ; établissement d’une indemnité de formation pour les transferts de joueurs de moins de 23 ans ; création de périodes unifiées de transferts, deux fois par an, avec un seul transfert par joueur et par saison ; instauration d’une durée minimale et maximale des contrats ; création d’une période de transition pour ajuster tout nouveau système.
Les dirigeants du football mondial dévoileront vendredi à Zurich les conclusions du groupe de travail sur le système des transferts qui ont été présentées hier à Bruxelles à Vivianne Reding, commissaire européen à la Culture et aux Sports, et Mario Monti, commissaire à la concurrence. Ce moment est très attendu. Le football européen tremble sur ses bases depuis que la Commission européenne a décidé de réformer le régime des transferts, qui entrave, selon elle, la libre circulation des travailleurs. Ce que contestent les grandes fédérations internationales, lesquelles estiment que la discipline majeure du sport mondial doit bénéficier de l’exception sportive. Dans le décor feutré du siège de la Fédération internationale (FIFA) à Zurich (Suisse), le président du groupe de travail FIFA-UEFA (Union...