Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

« Koursk » Les plongeurs suspendent leurs travaux

Les plongeurs qui tentent de percer le secret du Koursk, le sous-marin nucléaire russe échoué depuis son naufrage en août en mer de Barents, ont dû interrompre lundi soir leurs travaux pour récupérer les corps à cause de la tempête, après trois jours d’efforts. Les vents qui soufflaient à 90 kilomètres/heure sur les lieux du naufrage, soulevant une houle de 4 à 6 mètres, ont contraint les plongeurs, à bord de leurs bathyscaphes, à regagner la plate-forme norvégienne Regalia, base logistique de l’opération positionnée au-dessus de l’épave, à 150 kilomètres au large des côtes nord-ouest de la Russie. «Les travaux reprendront dès que le temps le permettra», a assuré un porte-parole de la Flotte du Nord, Vadim Serga, dans le port militaire de Severomorsk, ajoutant toutefois que le mauvais temps devait persister mardi. Les plongeurs, qui doivent essayer de récupérer une partie des corps des 118 marins prisonniers de l’épave, avaient poursuivi toute la journée de lundi, centimètre par centimètre, leur difficile et dangereux travail de découpage de la coque, à une centaine de mètres de profondeur, dans des eaux glaciales. Le programme était jusque-là respecté, depuis l’arrivée en mer de Barents, vendredi, du Regalia et des 18 plongeurs russes et étrangers, norvégiens et britanniques notamment, équipés des cloches de plongée et du matériel de découpage nécessaires à leur macabre mission. Après avoir percé la coque externe du huitième compartiment du sous-marin, prélevé des échantillons d’eau pour s’assurer d’un taux de radioactivité normal, puis dégagé un passage dans l’enchevêtrement de tuyaux et de pièces métalliques qui séparent les deux coques, les plongeurs ont commencé à découper une large ouverture dans la coque interne. Ce trou, en forme d’ellipse, devrait mesurer «1,50 mètre sur 75 centimètres», et être assez large pour laisser passer les hommes et leur matériel, a indiqué Vadim Serga, précisant qu’avant d’interrompre leurs travaux, les plongeurs avaient réussi à découper une ouverture d’un mètre de circonférence dans cette coque de 40 centimètres d’épaisseur. Ils n’ont en revanche pas commencé à percer comme prévu la coque externe, beaucoup plus mince – 4 centimètres environ –, du compartiment voisin, le septième, a ajouté le porte-parole. Les plongeurs ont commencé leurs travaux sur la partie arrière du Koursk, le compartiment de poupe étant le numéro neuf, qui a été en principe la moins endommagée dans le choc d’une extrême violence, dû à une collision ou une explosion, qui a précipité le sous-marin au fond de la mer le 12 août. Or, la majorité de l’équipage se trouvait au moment de l’accident dans la partie avant, et les spécialistes de la société russe Roubine, qui a construit le submersible, ont prévenu que, dans le meilleur des cas, 20 à 30 % des corps seulement pourraient être récupérés. Malgré la promesse faite après le naufrage, par le président russe Vladimir Poutine, que tout serait tenté pour récupérer les restes des marins, les autorités avaient semblé hésiter à mettre en place l’opération, la qualifiant de «difficile et dangereuse».
Les plongeurs qui tentent de percer le secret du Koursk, le sous-marin nucléaire russe échoué depuis son naufrage en août en mer de Barents, ont dû interrompre lundi soir leurs travaux pour récupérer les corps à cause de la tempête, après trois jours d’efforts. Les vents qui soufflaient à 90 kilomètres/heure sur les lieux du naufrage, soulevant une houle de 4 à 6 mètres, ont contraint les plongeurs, à bord de leurs bathyscaphes, à regagner la plate-forme norvégienne Regalia, base logistique de l’opération positionnée au-dessus de l’épave, à 150 kilomètres au large des côtes nord-ouest de la Russie. «Les travaux reprendront dès que le temps le permettra», a assuré un porte-parole de la Flotte du Nord, Vadim Serga, dans le port militaire de Severomorsk, ajoutant toutefois que le mauvais temps devait...