Le Français Gilles Panizzi a remporté le Rallye de San Remo hier, douzième des quatorze épreuves du championnat du monde des Rallyes, devant son compatriote et coéquipier François Delecour, permettant à Peugeot de prendre la tête du championnat des constructeurs. Comme en Corse début octobre, l’écurie française a dominé tous ses adversaires pendant trois jours. Le Finlandais Tommi Makinen (Mitsubishi) termine à 53 secondes du vainqueur et son compatriote Marcus Groenholm, en progrès sur l’asphalte, complète le succès Peugeot avec une quatrième place. Ce 42e Rallye de San Remo a été un succès total pour l’écurie de Corrado Provera, le directeur de Peugeot Sport. Groenholm accentue son avance sur ses rivaux au classement du championnat du monde des pilotes et Peugeot prend la tête de celui des constructeurs pour la première saison complète de la 206 WRC. En confiance sur la même surface que sur l’Île de beauté, Panizzi, 35 ans, a pris la tête dès la 2e spéciale pour ne plus la quitter, remportant au passage cinq spéciales dont quatre le premier jour. «Cette victoire est belle. J’ai commencé à contrôler après la 13e spéciale. Maintenant, je veux prouver que je ne suis pas qu’un spécialiste de la terre», a déclaré Panizzi, alors que les trois dernières spéciales ont été annulées (ES15) ou neutralisées (ES16 et ES17). Douze secondes fatales Malheureusement pour Delecour, privé de bataille en Corse en raison de consigne d’équipe le dernier jour, c’est un problème de turbo le premier jour qui lui a cette fois coûté la promesse d’une lutte équitable. Dans les trois premières spéciales, vendredi, Delecour a perdu 12 secondes. Rédhibitoires ! «J’attaque mais Gilles (Panizzi) est aussi rapide que moi. Je crois que le rallye est déjà joué»», expliquait samedi Delecour qui monte sur son troisième podium consécutif après un troisième place à Chypre et la Corse. Entre les deux hommes, l’écart a effectivement oscillé entre 15 et 20 secondes pour se fixer à 16 sec 8/10e. Un seul homme aurait pu se mêler à la lutte sur les routes étroites de San Remo : Richard Burns (Subaru). À 30 secondes de Panizzi après 9 spéciales, le Britannique, premier leader de la course, a été contraint à l’abandon après une casse moteur consécutive à une sortie de route lors de la 10e. Petite marge pour Groenholm Pour les autres, le rythme était trop élevé. Ils se sont donc concentrés sur les places d’honneur et sur la course pour la couronne mondiale. Des quatre prétendants au titre, c’est Groenholm qui réalise la meilleure opération. Avec 49 points, il possède maintenant cinq points d’avance sur Burns et six sur les deux pilotes Ford, l’Espagnol Carlos Sainz et l’Écossais Colin McRae, à deux épreuves de la fin de saison. McRae, physiquement diminué après son accident en Corse et son hospitalisation, a souffert pour prendre le point de la sixième place. Le Français Simon Jean-Joseph (Subaru), 7e, a effectué une superbe deuxième étape samedi remportant au passage les deux premières spéciales de sa carrière (ES11 et ES12). Quant à Sainz, champion du monde en 1990 et 1992, il pouvait prétendre à un podium mais une mauvaise spéciale n° 13 lui a fait perdre l’avance qu’il avait sur Groenholm sans pouvoir lui reprendre. Pire, le grand Finlandais remportait 14e spéciale. À l’image du temps, finalement beau après les inondations du début de semaine sur la région, le soleil a brillé sur les Lion à San Remo.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le Français Gilles Panizzi a remporté le Rallye de San Remo hier, douzième des quatorze épreuves du championnat du monde des Rallyes, devant son compatriote et coéquipier François Delecour, permettant à Peugeot de prendre la tête du championnat des constructeurs. Comme en Corse début octobre, l’écurie française a dominé tous ses adversaires pendant trois jours. Le Finlandais Tommi Makinen (Mitsubishi) termine à 53 secondes du vainqueur et son compatriote Marcus Groenholm, en progrès sur l’asphalte, complète le succès Peugeot avec une quatrième place. Ce 42e Rallye de San Remo a été un succès total pour l’écurie de Corrado Provera, le directeur de Peugeot Sport. Groenholm accentue son avance sur ses rivaux au classement du championnat du monde des pilotes et Peugeot prend la tête de celui des constructeurs pour...