La fête battait son plein dans le stand et les salons Ferrari sur le circuit de Sepang nappé de rouge dimanche soir. Comme elle avait parfois animé le motor-home gris de Mercedes, au son de rock and roll, à certains moments de la saison. Le Grand Prix de Malaisie venait de résumer à merveille une saison de Formule 1 dominée outrageusement, écrasée même par les deux grosses cylindrées du plateau. Une équipe Ferrari euphorique, une écurie McLaren-Mercedes toujours au plus haut niveau, ont tout raflé dans ce championnat du monde 2000. Ne laissant que des miettes à la concurrence, de simples accessits dont Williams-BMW, Benetton-Supertec, BAR-Honda, Jordan-Mugen Honda et Jaguar ne pourront longtemps se satisfaire. Si la Scuderia a connu un triomphe total, elle le doit à son pilote fétiche Michael Schumacher. Après avoir échoué près du but en 1997 et 1998, l’Allemand n’a pas fait de détail cette année. Avec neuf victoires, un record, il a propulsé Ferrari vers les sommets, mis fin à la longue attente pour renouer avec ce passé glorieux de 1979, dernière année où l’équipe italienne avait trusté les titres pilotes et constructeurs. Le tournant d’Indianapolis Michael Schumacher a su effacer les traces d’un été pourri durant lequel il accumula les revers, les vexations. À Spa-Francorchamps, la cause semblait même compromise quand Mika Hakkinen (McLaren-Mercedes) avait infligé une cuisante défaite à l’Allemand. Mais une fin de saison tonitruante, quatre victoires consécutives, a propulsé Michael Schumacher et Ferrari vers les sommets. Le pilote et la Scuderia terminaient le championnat comme ils l’avaient entamé. Sur les chapeaux de roue. Dans la lutte que Ferrari et McLaren-Mercedes, Michael Schumacher et Mika Hakkinen, se livrèrent, nul doute que le Grand Prix des États-Unis, le 24 septembre à Indianapolis, constitua le tournant. Le Finlandais pouvait l’emporter, sa monoplace semblait plus efficace que la Ferrari. Mais en explosant, le moteur Mercedes sonnait le glas des espoirs de l’équipe anglo-allemande, de Mika Hakkinen. Propulsait la Scuderia, le pilote allemand vers les titres mondiaux. La fiabilité venait une fois de plus de faire la différence. Cette fiabilité qui avait défaut aux McLaren-Mercedes en début de saison, avait privé Mika Hakkinen de deux succès à Melbourne et Sao Paulo. Ce dont Michael Schumacher avait profité pour marquer le début de la saison 2000 de son sceau. Si la McLaren-Mercedes conservait peut-être encore cette année un petit avantage en performance, de plus en plus minime, il lui manquait cette solidité des Ferrari. Sans doute aussi une politique d’équipe, une meilleure stratégie de course, comme Ferrari sut adopter tout au long de l’année.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La fête battait son plein dans le stand et les salons Ferrari sur le circuit de Sepang nappé de rouge dimanche soir. Comme elle avait parfois animé le motor-home gris de Mercedes, au son de rock and roll, à certains moments de la saison. Le Grand Prix de Malaisie venait de résumer à merveille une saison de Formule 1 dominée outrageusement, écrasée même par les deux grosses cylindrées du plateau. Une équipe Ferrari euphorique, une écurie McLaren-Mercedes toujours au plus haut niveau, ont tout raflé dans ce championnat du monde 2000. Ne laissant que des miettes à la concurrence, de simples accessits dont Williams-BMW, Benetton-Supertec, BAR-Honda, Jordan-Mugen Honda et Jaguar ne pourront longtemps se satisfaire. Si la Scuderia a connu un triomphe total, elle le doit à son pilote fétiche Michael Schumacher. Après avoir...