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Actualités - Chronologie

FRANCE Affaire Méry : la pression sur DSK s’accroît

La mise en examen du journaliste Arnaud Hamelin et de deux avocats dans l’affaire de la vidéo de Jean-Claude Méry a accru un peu plus encore la pression sur Dominique Strauss-Kahn, le seul des quatre hommes ayant eu la cassette en main à ne pas être poursuivi à ce jour. De plus, le fait que l’information judiciaire ouverte le 26 septembre pour «soustraction de document» vise personnellement «Dominique Strauss-Kahn et tous les autres» laisse penser que l’ancien ministre pourrait difficilement échapper à des poursuites dans ce dossier. Au terme de 48 heures de garde à vue, le juge d’instruction parisien Marc Brisset-Foucault a mis en examen mercredi deux avocats fiscalistes pour «violation du secret professionnel». La justice reproche à Me Alain Belot d’avoir remis la vidéo à DSK en avril 1999. Son ex-associé Me Allain Guilloux se voit quant à lui reprocher d’avoir remis une copie de la fameuse cassette au printemps dernier à Arnaud Hamelin. Le producteur-journaliste est, quant à lui, poursuivi pour «recel de violation du secret professionnel», ayant été destinataire de la copie. Pour sa part, Dominique Strauss-Kahn admet avoir eu en sa possession cette vidéo explosive, confirmant que Me Belot la lui a donnée dans un de ses bureaux de Bercy. L’ancien ministre de l’Économie affirme toutefois n’avoir jamais visionné la cassette, n’en avoir fait aucun usage et même l’avoir égarée. De nombreuses perquisitions menées par les enquêteurs n’ont pas permis de retrouver l’original. Ancien avocat fiscaliste de Jean-Claude Méry, financier occulte du RPR décédé en 1999, Me Alain Belot connaît bien M. Strauss-Kahn, ayant été un de ses collaborateurs à la commission des Finances de l’Assemblée nationale, avant de devenir avocat fiscaliste. «Rien ne permet de dire que DSK savait que Me Belot avait eu cette cassette dans le cadre d’une relation professionnelle entre Me Belot et M. Méry», a indiqué un des avocats de l’ancien ministre Me Léon Lef Forster. Selon lui, Dominique Strauss-Kahn a accepté ce document sans avoir eu connaissance de son contenu et sans savoir d’où elle venait. L’avocat espère que cette ligne de défense permettra à DSK d’éviter une mise en examen pour «recel de violation du secret professionnel». De plus, «Dominique Strauss-Kahn affirme n’avoir jamais eu de rencontre ou de rendez-vous avec M. Hamelin. Il ne le connaissait pas. Il le connaît depuis la publication par Le Monde de la cassette», fin septembre, a ajouté l’avocat. L’avocat réagissait à des informations faisant état de la mention du nom de Dominique Strauss-Kahn dans l’agenda du journaliste-producteur, à deux reprises, en janvier 1996 et en 1998. Le nom du couturier Karl Lagerfeld apparaît également. M. Hamelin affirme de son côté n’avoir rencontré ni DSK ni Karl Lagerfeld. La justice enquête également pour déterminer s’il n’y a pas eu un «trafic d’influence» concernant l’arrangement fiscal obtenu par le couturier Lagerfeld, dont l’avocat fiscaliste est Me Belot, auprès de l’ancien ministre de l’Économie.
La mise en examen du journaliste Arnaud Hamelin et de deux avocats dans l’affaire de la vidéo de Jean-Claude Méry a accru un peu plus encore la pression sur Dominique Strauss-Kahn, le seul des quatre hommes ayant eu la cassette en main à ne pas être poursuivi à ce jour. De plus, le fait que l’information judiciaire ouverte le 26 septembre pour «soustraction de document» vise personnellement «Dominique Strauss-Kahn et tous les autres» laisse penser que l’ancien ministre pourrait difficilement échapper à des poursuites dans ce dossier. Au terme de 48 heures de garde à vue, le juge d’instruction parisien Marc Brisset-Foucault a mis en examen mercredi deux avocats fiscalistes pour «violation du secret professionnel». La justice reproche à Me Alain Belot d’avoir remis la vidéo à DSK en avril 1999. Son ex-associé Me...