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Actualités - Communiques Et Declarations

Les agressions contre les synagogues se poursuivent en France

La crise au Proche-Orient continue à susciter en France des agressions contre les lieux de culte juifs malgré le renforcement des mesures de sécurité décidées par le gouvernement permettant de premières interpellations. Trois synagogues de la banlieue parisienne ont été la cible d’objets incendiaires dans la nuit de vendredi à samedi sans pour autant être endommagées et une quatrième attaquée dans la banlieue de Lyon (centre-est), selon la police. Cinq autres avaient fait l’objet d’attaques similaires au cours des précédentes 24 heures. Selon la presse, 70 incidents visant la communauté juive, allant des graffitis au lancement de cocktails Molotov, ont été recensés par la police depuis l’explosion de la violence entre Palestiniens et Israéliens. D’autres centres communautaires israélites, comme à Toulouse (sud-ouest), ont été la cible d’attaques, et une boulangerie à Strasbourg (est) incendiée. La plus grave agression a été commise contre la synagogue de Trappes, en grande banlieue parisienne, qui a été quasiment détruite en début de semaine par un incendie criminel. Le président français Jacques Chirac a dénoncé samedi «des paroles, des comportements indignes et des actes inacceptables» commis contre la communauté juive et a appelé au «dialogue et à la tolérance». Mais il a aussi estimé qu’il fallait «veiller à ne pas grossir les événements qui se sont produits, à ne pas donner de la publicité au mauvais exemple». Aucun de ces actes n’a été revendiqué, mais ils ont été commis pour la plupart dans des banlieues où la population originaire du Maghreb (Afrique du Nord) est importante. Les beurs (jeunes nés en France de parents maghrébins), qui habitent ces banlieues et ont tendance à s’identifier aux jeunes Palestiniens des territoires occupés, sont désignés comme les coupables. Le ministre délégué à la Ville, Claude Bartolone, a estimé samedi que les auteurs de ces actes «sont un certain nombre de jeunes qui, lorsqu’ils vont mal, lorsqu’ils ont une protestation à émettre, brûlent des voitures». Pour la première fois, samedi, la police a procédé à des arrestations : trois jeunes gens en banlieue parisienne et cinq dans la banlieue de Lyon. Ces derniers ont toutefois été mis hors de cause et devaient être relâchés dimanche. Certains sont connus des services de police et ont, selon la police, le profil du délinquant des cités, ces quartiers défavorisés des banlieues de grandes villes où sévissent chômage et ennui. La multiplication de ces incidents avait conduit le gouvernement français à renforcer les mesures de sécurité autour des lieux de culte depuis quelques jours. Le ministre de l’Intérieur Daniel Vaillant a réaffirmé samedi que «tout avait été fait pour assurer la sécurité des lieux de culte» en France. La communauté juive française vit ces événements dans une angoisse grandissante atteignant un état de psychose. Michel Zerbib, rédacteur en chef de la radio juive de Paris Radio J, a indiqué qu’il avait reçu, pour la seule journée de mercredi, une cinquantaine d’appels d’auditeurs signalant des incidents pour la plupart infondés. Le grand rabbin de France Joseph Sitruk a dû démentir vendredi soir la «nouvelle» qu’il avait annoncée le matin sur les ondes d’une radio nationale que des jeunes gens juifs avaient été poignardés dans la capitale. Les deux communautés juive (quelque 750 000 personnes) et musulmane (plus de 4 millions de personnes) multiplient cependant chaque jour les appels au calme et au dialogue. Le recteur de la Grande Mosquée de Paris Dalil Boubakeur, connu pour ses positions modérées, a prôné vendredi «paix et respect» tandis que le consistoire central israélite de France a préconisé «vigilance et calme». SOS Racisme, rassemblant de nombreux beurs, et l’Union des étudiants juifs de France (UEJF) ont organisé des rencontres communes dans les lycées, notamment à Paris et à Marseille.
La crise au Proche-Orient continue à susciter en France des agressions contre les lieux de culte juifs malgré le renforcement des mesures de sécurité décidées par le gouvernement permettant de premières interpellations. Trois synagogues de la banlieue parisienne ont été la cible d’objets incendiaires dans la nuit de vendredi à samedi sans pour autant être endommagées et une quatrième attaquée dans la banlieue de Lyon (centre-est), selon la police. Cinq autres avaient fait l’objet d’attaques similaires au cours des précédentes 24 heures. Selon la presse, 70 incidents visant la communauté juive, allant des graffitis au lancement de cocktails Molotov, ont été recensés par la police depuis l’explosion de la violence entre Palestiniens et Israéliens. D’autres centres communautaires israélites, comme à Toulouse...