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Actualités - Communiques Et Declarations

Leur collège détruit, les étudiants s’installent sous les tentes

Énorme impact de roquette dans le mur, vitres explosées et tableaux déchiquetés, le collège Arafat a été détruit début octobre par l’armée israélienne. Samedi, les étudiants palestiniens ont inauguré à côté leur nouvel établissement : des tentes, près d’une plantation d’orangers. «Nous voulons montrer au monde entier et à Israël en particulier que l’Éducation est un droit pour tous et que rien ne nous empêchera de continuer», explique le directeur du collège, Youssef Abou Daya. Le directeur montre des fragments de roquette, posés sur une table dressée face aux tentes. «L’armée israélienne a tiré sur le collège en plein jour, le 2 octobre, un professeur et un étudiant ont été blessés. L’étudiant est toujours hospitalisé», dit-il. «J’étais là, raconte Rajaï, étudiant en communication, nous avons couru pour nous cacher dans les plantations, sous les arbres». Il désigne l’impact d’une roquette dans le bas du mur, montre les tables renversées et les vitres soufflées par la déflagration. Du premier étage du collège, on aperçoit un fortin de l’armée israélienne, surmonté du drapeau bleu et blanc. Entre les deux, des bâtiments civils détruits par les Israéliens. Et, à 500 mètres à peine, la colonie juive de peuplement de Netzarim, qui s’étend jusqu’à la Méditerranée. Selon l’armée israélienne, le collège a été détruit pour avoir abrité des tireurs qui mitraillaient la position. Sous les tentes, les cours ont commencé samedi à huit heures du matin. Filles portant le voile d’un côté, garçons de l’autre. Au total, un millier d’étudiants sont inscrits au collège. Des banderoles du Conseil des étudiants accrochées aux tentes proclament en grand, en arabe et en anglais : «Notre sang marque les frontières nationales». Le lieu est tragiquement marqué d’émotion pour les Palestiniens. C’est à cent mètres, au Carrefour des martyrs, que le petit Mohammed a été tué par des tirs israéliens dans les bras de son père, Djamal. L’image, qui a fait le tour du monde et illustre le terrible degré de violence atteint entre Palestiniens et soldats israéliens depuis l’éclatement des hostilités le 28 septembre, a été prise alors que père et fils tentaient de s’abriter devant un mur. Dans les jours qui ont suivi, les bâtiments du carrefour, dont le bureau de liaison Palestine-Israël, ont été rasés au bulldozer par l’armée israélienne. Samedi, plus un seul mur n’est debout autour du carrefour jonché de véhicules calcinés, de restes de pneus cramés et de bouts de ferraille. Le calme règne, mais la peur est bien présente. «Je n’aime pas rester ici, explique une journaliste palestinienne, j’ai peur que les Israéliens tirent d’autres roquettes». Pas un véhicule ne roule sur la route venant de la colonie israélienne. Sous leurs tentes, les professeurs et étudiants du collège accueillent dans l’ensemble avec satisfaction l’annonce d’un prochain sommet en Égypte pour faire cesser le feu et renouvellent leur «confiance en Arafat pour le futur». Mais leur directeur assure : «Notre seul but est le retrait de tous les Israéliens des Territoires».
Énorme impact de roquette dans le mur, vitres explosées et tableaux déchiquetés, le collège Arafat a été détruit début octobre par l’armée israélienne. Samedi, les étudiants palestiniens ont inauguré à côté leur nouvel établissement : des tentes, près d’une plantation d’orangers. «Nous voulons montrer au monde entier et à Israël en particulier que l’Éducation est un droit pour tous et que rien ne nous empêchera de continuer», explique le directeur du collège, Youssef Abou Daya. Le directeur montre des fragments de roquette, posés sur une table dressée face aux tentes. «L’armée israélienne a tiré sur le collège en plein jour, le 2 octobre, un professeur et un étudiant ont été blessés. L’étudiant est toujours hospitalisé», dit-il. «J’étais là, raconte Rajaï, étudiant en...