«Je suis très favorablement impressionné par les réalisations accomplies au Liban au cours des quelques années passées, aussi bien au niveau du football – un domaine qui me concerne particulièrement – que, d’une manière plus générale, à celui de l’infrastructure», a déclaré hier M. Joseph Blatter. Le président de la Fifa (Fédération internationale de football association) a cité en particulier les stades aménagés en prévision de la Coupe d’Asie Liban 2000, ainsi que les terrains réservés aux entraînements des équipes, estimant que l’ensemble constitue la base essentielle d’une infrastructure plus vaste susceptible de servir dans le pays la cause du sport en général. On pourrait ainsi, a ajouté M. Blatter, recourir à cette infrastructure pour créer de véritables écoles de football afin d’encourager les jeunes à pratiquer ce sport. Le président de la Fifa s’adressait à l’hôte parterre constitué de présidents de clubs libanais, d’entraîneurs, d’arbitres, de membres de la sélection libanaise et de journalistes, au lendemain de l’inauguration de la Coupe d’Asie. M. Blatter a appelé les Libanais à soutenir leur équipe nationale par leurs encouragements mais aussi par leur présence sur les gradins des stades, lors des compétitions, qu’elles soient locales, régionales ou internationales comme c’est le cas ces jours-ci. Il a tenu à féliciter les membres de l’équipe libanaise pour le cran dont ils ont fait preuve jeudi, face au «onze» iranien, affirmant : «Vous avez perdu une bataille, mais vous n’avez pas perdu la guerre. Vous êtes forts parce que vous avez foi en l’avenir et que vous êtes convaincus de réussir lors de votre prochain match contre l’Irak». Le président de la Fifa a rappelé que cet organisme assure un appui matériel aux fédérations qui lui sont affiliées dans le cadre du programme «Ballon d’or». Il s’agit, a-t-il précisé, d’aider à préparer les jeunes, à créer des instituts de formation sportive et la fédération libanaise a la priorité sur ce plan, à condition qu’elle définisse ses priorités. Le football, a encore dit le président de la Fifa, fait désormais partie de la vie des gens ; important sur le double plan culturel et économique, il n’en demeure pas moins un sport, c’est-à-dire une activité de loisir à laquelle participent et les joueurs et les spectateurs. C’est par là même un instrument idéal d’échange entre les peuples. M. Blatter a indiqué que sa rencontre avec le chancelier allemand Gerhard Schroeder s’inscrit dans le cadre des contacts entrepris également avec le président français Jacques Chirac et le Premier ministre britannique Tony Blair au sujet du mouvement de transfert des joueurs entre les clubs membres de la fédération européenne qui sera adopté à partir de l’an 2004. Il s’agit, a-t-il indiqué, d’unifier les règlements en vigueur, une mesure d’autant plus nécessaire que de plus en plus nombreux sont les footballeurs étrangers évoluant dans les rangs des clubs européens. Par ailleurs, M. Blatter a visité les siège de la fédération libanaise où il a été accueilli, ainsi que les membres de la délégation qui l’accompagne dont son conseiller Michel Platini, par MM. Nabil Rahi et Rahif Alamé, respectivement président et secrétaire général.
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