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Actualités - Chronologie

Ouverture du procès de Pantani dans l’indifférence générale

 Alors que toute la planète cycliste a les yeux tournés vers Plouay où se déroulent les championnats du monde sur route, le procès du champion italien Marco Pantani pour «fraude sportive» s’est ouvert hier à Forli dans une quasi-indifférence générale. L’ancien vainqueur du Tour de France et du Giro d’Italie, qui n’était pas présent à l’audience, est jugé pour absorption présumée d’Epo (érythropoïétine), substance dopante interdite. Il risque de un mois à un an de prison. C’est le premier procès de ce genre pour un sportif de haut niveau. La presse italienne s’est montrée très discrète sur cette affaire. L’ouverture du procès du «pirate» – comme le surnomment ses admirateurs – n’a fait l’objet que d’un entrefilet laconique en page intérieure dans le quotidien sportif La Gazetta dello Sport (NDLR : le quotidien qui parraine le Giro d’Italie). La plupart de ses confrères ont carrément choisi de passer sous silence les mésaventures judiciaires du champion cycliste. Sur le site internet personnel de Marco Pantani, on ne trouve aucun rappel de l’affaire qui a conduit le cycliste au tribunal. Un hématocrite élevé Un des avocats de Pantani, Me Gaetano Insolera, a contesté, dès l’ouverture du procès, que son client se retrouve sur le banc des accusés. Me Insolera a rappelé que le procureur chargé du dossier, Luigi Russo, avait demandé le classement de cette affaire. Un avis qui n’avait pas été suivi par le juge Michele Leoni qui a demandé le renvoi du cycliste devant un tribunal. La présidente du tribunal de Forli, Luisa Del Bianco, a cependant rejeté l’appel de Me Insolera qui demandait la relaxe immédiate de son client. Le procès devrait durer plusieurs semaines. L’affaire avait commencé en octobre 1995. Blessé lors d’un accident au cours de Milan-Turin, le cycliste avait été contrôlé avec un hématocrite (NDLR : pourcentage du volume de globules rouges dans le sang) positif pendant son séjour à l’hôpital. L’hématocrite de Pantani était de 60,1 %, nettement au-dessus des 50 % tolérés par l’Union cycliste internationale (UCI). Un hématocrite élevé laisse supposer une prise d’Epo. Exclusion du Giro En juin 1999, Pantani avait été exclu du Tour d’Italie après avoir été de nouveau contrôlé positif. Son hématocrite était cette fois de 52 %. Selon le juge Stefano Celli qui a instruit le dossier, Marco Pantani s’est rendu coupable de «fraude sportive». Après avoir envisagé de se retirer de la compétition, Pantani a participé cette année au Giro et au Tour de France, au cours duquel il a remporté deux victoires d’étape avant d’être contraint à l’abandon après l’étape de Morzine. Sélectionné pour les Jeux olympiques de Sydney, il a terminé loin des premiers. Le directeur technique de l’équipe d’Italie de cyclisme, Antonio Fusi, a préféré ne pas le retenir pour Plouay. D’autres procès devraient se dérouler au cours des prochains mois en Italie à l’encontre de sportifs, de dirigeants de clubs ou d’organismes sportifs soupçonnés de dopage. En juillet dernier, les députés italiens ont approuvé un projet de loi criminalisant la prise de produits interdits et prévoyant des peines de prison pour les personnes qui «procurent, administrent, absorbent ou favorisent l’utilisation de médicaments non justifiés par des maladies et donc destinés à améliorer les prestations athlétiques».
 Alors que toute la planète cycliste a les yeux tournés vers Plouay où se déroulent les championnats du monde sur route, le procès du champion italien Marco Pantani pour «fraude sportive» s’est ouvert hier à Forli dans une quasi-indifférence générale. L’ancien vainqueur du Tour de France et du Giro d’Italie, qui n’était pas présent à l’audience, est jugé pour absorption présumée d’Epo (érythropoïétine), substance dopante interdite. Il risque de un mois à un an de prison. C’est le premier procès de ce genre pour un sportif de haut niveau. La presse italienne s’est montrée très discrète sur cette affaire. L’ouverture du procès du «pirate» – comme le surnomment ses admirateurs – n’a fait l’objet que d’un entrefilet laconique en page intérieure dans le quotidien sportif La Gazetta...