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Actualités - Chronologie

Gao Xingjian « surpris »

 L’écrivain français de langue chinoise Gao Xingjian (phonétiquement : Gao Sing Djiène) s’est déclaré jeudi «surpris» à l’annonce du prix Nobel de littérature qui vient de lui être octroyé. «Je suis surpris», a-t-il dit à l’AFP en reconnaissant qu’il ne figurait pas parmi les favoris. «C’était peut-être mieux ainsi», a poursuivi l’écrivain contestataire qui a quitté la Chine en 1988. «C’est un honneur et je n’ai pas eu le temps de réaliser», a-t-il ajouté dans un français impeccable. L’écrivain a estimé que le prix Nobel de littérature était une «reconnaissance» du fait qu’il n’écrit pas «pour le marché» ni «pour servir un pouvoir». Interrogé à son domicile de Bagnolet, l’écrivain a accueilli le prix comme «une reconnaissance, une appréciation de mon travail». «Cette récompense-là, c’est une reconnaissance parce que je n’écris pas pour le marché, pour gagner des sous ou bien pour la propagande, pour servir un pouvoir», a-t-il expliqué. Interrogé sur sa volonté ou non de tirer profit de son prix pour s’impliquer davantage dans la lutte contre le régime chinois, Gao Xingjian a répondu: «Je ne fais pas de politique. Mais ça ne m’empêche pas de critiquer la politique. Je dis ce que j’ai envie de dire. Si je mène cette vie en exil, c’est pour avoir cette liberté de critiquer». L’écrivain, dont les œuvres sont toujours interdites en Chine, n’a plus de contacts avec les membres de sa famille «pour ne pas leur causer de soucis et pour avoir toute ma liberté d’expression». Quant à sa vie présente, Gao Xingjian explique qu’il «aime Paris», une ville qui l’«inspire». Il a appris la nouvelle de sa récompense alors qu’il finissait de préparer une exposition de peinture prévue le 19 octobre au Carrousel du Louvre, à Paris. 
 L’écrivain français de langue chinoise Gao Xingjian (phonétiquement : Gao Sing Djiène) s’est déclaré jeudi «surpris» à l’annonce du prix Nobel de littérature qui vient de lui être octroyé. «Je suis surpris», a-t-il dit à l’AFP en reconnaissant qu’il ne figurait pas parmi les favoris. «C’était peut-être mieux ainsi», a poursuivi l’écrivain contestataire qui a quitté la Chine en 1988. «C’est un honneur et je n’ai pas eu le temps de réaliser», a-t-il ajouté dans un français impeccable. L’écrivain a estimé que le prix Nobel de littérature était une «reconnaissance» du fait qu’il n’écrit pas «pour le marché» ni «pour servir un pouvoir». Interrogé à son domicile de Bagnolet, l’écrivain a accueilli le prix comme «une reconnaissance, une appréciation de mon travail». «Cette...