PHILIPPINES Estrada sur la sellette pour une affaire de pots-de-vin
le 12 octobre 2000 à 00h00
Le fauteuil du président philippin Joseph Estrada vacille depuis qu’un ancien allié l’accuse d’avoir touché des pots-de-vin de la part du milieu du jeu. Un groupe de hauts dignitaires catholiques, le Conseil presbytérien, emmené par le cardinal Jaime Sin, a lancé hier un appel à la démission du chef de l’État. Celui-ci, estime le cardinal, «a perdu son ascendant moral pour gouverner (...) à la lumière de tous les scandales qui ont terni l’image de la présidence depuis deux ans». De leur côté, quatre députés de l’opposition envisagent d’entamer une procédure de mise en accusation et pourraient déposer une résolution dès vendredi. Selon la Constitution philippine, toute résolution doit être adoptée par un tiers au moins des membres de la Chambre basse (72 sur 218 élus) pour qu’un procès soit organisé par le Sénat de 24 membres. Mais la Chambre basse est contrôlée à 82 % par une coalition fidèle au chef de l’État. L’affaire a éclaté il y a six jours avec la publication par le gouverneur provincial Luis Singson d’une déclaration mettant en cause directement le président Estrada. Singson l’accuse d’avoir touché plus de 400 millions de pesos (8,5 millions de dollars) de la part des syndicats du jeu pour fermer les yeux sur le «jueteng», un jeu de hasard illégal. Il affirme avoir joué les intermédiaires pendant ces deux dernières années et avoir personnellement versé les sommes, en chèques ou en espèces, à Estrada au moins une fois par mois. Singson sera le premier témoin entendu par une commission d’enquête sénatoriale mise sur pied pour examiner le dossier. Joseph Estrada rejette toutes les accusations et parle d’une «campagne de calomnie» menée par des politiciens avides de pouvoir. Ronaldo Zamora, un proche du président, estime que cette affaire «n’est pas la fin du monde, pas pour nous, et certainement pas pour le président».
Le fauteuil du président philippin Joseph Estrada vacille depuis qu’un ancien allié l’accuse d’avoir touché des pots-de-vin de la part du milieu du jeu. Un groupe de hauts dignitaires catholiques, le Conseil presbytérien, emmené par le cardinal Jaime Sin, a lancé hier un appel à la démission du chef de l’État. Celui-ci, estime le cardinal, «a perdu son ascendant moral pour gouverner (...) à la lumière de tous les scandales qui ont terni l’image de la présidence depuis deux ans». De leur côté, quatre députés de l’opposition envisagent d’entamer une procédure de mise en accusation et pourraient déposer une résolution dès vendredi. Selon la Constitution philippine, toute résolution doit être adoptée par un tiers au moins des membres de la Chambre basse (72 sur 218 élus) pour qu’un procès soit...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.