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Actualités - Chronologie

FRANCE La mise en examen de Tibéri confirmée en appel

La validation d’une grande partie de la procédure de l’affaire des HLM de Paris, dont la mise en examen de Jean Tibéri, va permettre à l’enquête judiciaire de se poursuivre en prenant en compte la vidéo explosive de Jean-Claude Méry. La chambre d’accusation de la Cour d’appel de Paris a validé hier la mise en examen du maire RPR de Paris Jean Tibéri, prononcée en juin 1999 par le juge d’instruction de Créteil Éric Halphen, pour «complicité de trafic d’influence». La défense de M. Tiberi, qui avait demandé l’abandon des poursuites, a annoncé sa volonté de se pourvoir en cassation. Jean Tibéri a déclaré que «cela ne changeait rien à (sa) détermination» à être candidat aux prochaines municipales à Paris et que «la vérité éclatera bien un jour, le plus tôt possible». Le maire de Paris devrait toutefois être exclu du RPR pour cause de candidature dissidente. La chambre d’accusation a d’autre part annulé pour vice de forme la mise en examen, prononcée en 1994, de Michel Roussin, ancien ministre (RPR) de la Coopération et ex-directeur de cabinet de Jacques Chirac, et par voie de conséquence le non-lieu dont il avait bénéficié en 1995. Les mises en examen de Robert Pandraud, ex-ministre RPR de la Sécurité (1986-88) et de son ancien collaborateur au Conseil régional d’Ile-de-France, l’ancien syndicaliste policier Rémy Halbwax, ont également été annulées. La justice soupçonnait M. Pandraud d’avoir fait salarier Rémy Halbwax par une entreprise ayant bénéficié d’importants contrats dans les offices HLM de la région parisienne, la société Elyo, filiale de la Lyonnaise des Eaux. L’enquête du juge Éric Halphen porte sur des irrégularités, entre 1991 et 1994, dans la passation de marchés d’entretien-équipement entre l’Opac de Paris, plus grand office HLM de France, et différentes entreprises, avec suspicion de financement occulte du RPR. Maintenant que la chambre d’accusation a «purgé» toutes les éventuelles nullités pesant sur son instruction comme autant d’épées de Damoclès, le juge Halphen, 41 ans, va pouvoir vérifier les accusations contenues dans la vidéo de M. Méry, un des financiers occultes du RPR. Dans ce document enregistré en 1996, trois ans avant sa mort, et dévoilé seulement en septembre dernier, Jean-Claude Méry met directement en cause Jacques Chirac, en tant qu’ancien patron du RPR et ex-maire de Paris. «C’est uniquement aux ordres de Jacques Chirac que nous travaillons», affirme-t-il. Il accuse également Michel Roussin, directeur de cabinet (1989-93) de M. Chirac à la mairie de Paris, d’avoir joué un rôle central dans un éventuel financement occulte du RPR à travers les marchés truqués de l’OPAC. «Toutes les instructions qui ont été données par Michel Roussin, de virements à des fondations ou des sociétés, j’ai toujours eu la précaution de conserver ces instructions manuscrites et de les dissimuler», assure M. Méry dans sa vidéo. À ce jour, ces documents n’ont toutefois pas été retrouvés. Mis en examen en septembre 1994 et écroué pendant cinq mois, Jean-Claude Méry avait toujours nié, devant le juge Halphen, les faits reprochés.
La validation d’une grande partie de la procédure de l’affaire des HLM de Paris, dont la mise en examen de Jean Tibéri, va permettre à l’enquête judiciaire de se poursuivre en prenant en compte la vidéo explosive de Jean-Claude Méry. La chambre d’accusation de la Cour d’appel de Paris a validé hier la mise en examen du maire RPR de Paris Jean Tibéri, prononcée en juin 1999 par le juge d’instruction de Créteil Éric Halphen, pour «complicité de trafic d’influence». La défense de M. Tiberi, qui avait demandé l’abandon des poursuites, a annoncé sa volonté de se pourvoir en cassation. Jean Tibéri a déclaré que «cela ne changeait rien à (sa) détermination» à être candidat aux prochaines municipales à Paris et que «la vérité éclatera bien un jour, le plus tôt possible». Le maire de Paris devrait...