Rechercher
Rechercher

Actualités - Communiques Et Declarations

L’Égypte hausse le ton à l’égard d’Israël

L’Égypte, où se multiplient les manifestations anti-israéliennes, a haussé le ton hier à l’égard d’Israël et posé publiquement ses conditions pour accueillir tout nouveau sommet sur le Proche-Orient. «Il n’y a pas de sommet, le prochain événement principal et important est le sommet arabe», le 21 octobre au Caire, a lancé mardi dernier à Damas le ministre égyptien des Affaires étrangères Amr Moussa, interrogé sur les chances d’un sommet en Égypte entre le président palestinien Yasser Arafat et le Premier ministre israélien Ehud Barak, pour mettre fin à la violence. Échaudée par l’échec du sommet du 5 octobre dans la station balnéaire égyptienne de Charm el-Cheikh, où s’étaient retrouvés – sans M. Barak – le président égyptien Hosni Moubarak, la secrétaire d’État américaine Madeleine Albright et M. Arafat, l’Égypte pose désormais publiquement ses conditions dans son rôle d’intermédiaire. M. Moubarak «a adressé un message au président américain Bill Clinton lui expliquant le point de vue de l’Égypte concernant la proposition (américaine) de tenir un sommet quadripartite et affirmant que le succès d’une telle réunion nécessite certaines conditions» qui ne sont pas réunies, a déclaré mercredi le ministre de l’Information Safouat al-Chérif. L’idée d’un sommet regroupant MM. Clinton, Barak, Arafat et Moubarak est évoquée depuis plusieurs jours par les responsables américains comme «l’une des options» pour réduire la tension dans les territoires palestiniens et en Israël, où plus de cent personnes, des Palestiniens pour la plupart, ont été tuées depuis le 28 septembre. Premier pays arabe à avoir fait la paix avec Israël en 1979, allié important des États-Unis dans la région, l’Égypte se démarque de son habituel discours de conciliation, quelques jours après voir convoqué un sommet arabe sur les affrontements. Et alors que les capitales arabes, d’Amman à Ryad, appellent à resserrer les rangs face à Israël. L’Égypte a ainsi réclamé, comme condition à l’accueil d’un nouveau sommet, qu’Israël «retire ses menaces et ses ultimatums contre les Arabes et les Palestiniens» et abandonne son «arrogance». M. Moubarak a demandé également «qu’Israël retire les troupes (déployées après le début des affrontements) dans les territoires» palestiniens et qu’il «accepte la mise en place d’une commission d’enquête internationale», une demande qui se situe dans le droit fil des exigences palestiniennes répétées hier. «Les dirigeants d’Israël doivent reconsidérer leurs positions avec sagesse, loin de toute arrogance, afin qu’ils n’exposent pas la région à une explosion aux conséquences inconnues», a dit M. Moubarak, tandis que son principal conseiller, Oussama al-Baz, condamnait «l’arrogance de la force» israélienne. «Les affrontements sont nés d’un sentiment outré de la part des Israéliens, de leur supériorité sur les Palestiniens», a ajouté M. el-Baz. Un discours graduellement plus proche des virulentes attaques de la presse gouvernementale, qui dénonce «le terrorisme israélien», mais qui reste très en retrait par rapport aux slogans des manifestations estudiantines quotidiennes contre Israël. Environ 20 000 étudiants et lycéens ont manifesté mardi au Caire et dans d’autres villes d’Égypte. Mercredi, ils étaient encore plusieurs milliers, bravant l’interdiction en vigueur en Égypte de manifester sur la voie publique. «Où est l’armée égyptienne ?», criaient notamment les étudiants de l’Institut industriel technique au Caire.
L’Égypte, où se multiplient les manifestations anti-israéliennes, a haussé le ton hier à l’égard d’Israël et posé publiquement ses conditions pour accueillir tout nouveau sommet sur le Proche-Orient. «Il n’y a pas de sommet, le prochain événement principal et important est le sommet arabe», le 21 octobre au Caire, a lancé mardi dernier à Damas le ministre égyptien des Affaires étrangères Amr Moussa, interrogé sur les chances d’un sommet en Égypte entre le président palestinien Yasser Arafat et le Premier ministre israélien Ehud Barak, pour mettre fin à la violence. Échaudée par l’échec du sommet du 5 octobre dans la station balnéaire égyptienne de Charm el-Cheikh, où s’étaient retrouvés – sans M. Barak – le président égyptien Hosni Moubarak, la secrétaire d’État américaine Madeleine...