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Actualités - Communiques Et Declarations

PHÉNOMÈNE - L’Internet au secours de l’argent sale Impair, passe et… blanchi

Le Black-Jack peut être risqué, la roulette hasardeuse, mais avec les casinos sur Internet, les candidats au blanchiment d’argent gagnent à tous les coups. Des centaines de casinos se disputent les faveurs des joueurs sur une multitude de sites de jeux, notamment ceux des paradis fiscaux des Caraïbes, et le gouvernement britannique s’inquiète des flux d’argent sale qui transitent par ces sites. «C’est un phénomène relativement nouveau, qui nous inquiète beaucoup», indique un responsable du gouvernement britannique ayant requis l’anonymat. «Nous en constatons l’existence dans un certain nombre de pays», ajoute-t-il. Comme toutes les pratiques de blanchiment d’argent, celle-ci obéit à un principe très simple : le candidat au blanchiment d’argent ouvre un compte sur un site Internet de jeu et y verse un montant généreux d’argent sale. La plupart de ces casinos sur Internet sont peu surveillés, notamment si leur siège social est situé dans un paradis fiscal dont la législation n’est pas conforme aux réglementations internationales. Argent liquide Le casino pose donc peu de questions sur l’origine de l’argent déposé sur son compte, et certains acceptent même l’argent liquide. «Plus tard, vous annoncez que vous avez décidé de vous amender et de ne plus jouer, et vous leur demandez de vous rembourser votre argent par chèque», explique un responsable gouvernemental britannique proche du dossier. Le paradis fiscal qui inquiète le plus la Grande-Bretagne à l’heure actuelle est Antigua, qui abrite une dizaine de casinos sur Internet mais n’a encore qu’un système très déficient de protection contre le blanchiment d’argent. Une délégation britannique qui s’est rendue sur l’île le mois dernier a prévenu que «l’industrie des casinos sur Internet d’Antigua représentait encore une menace importante pour le système financier mondial». «Dans certains cas, il est possible d’utiliser ces casinos pour le blanchiment de l’argent sale, par le biais des comptes ouverts auprès de ces sites», a indiqué la sous-secrétaire d’État au Trésor Melanie Johnson. Les sites de casinos se sont multipliés récemment au Costa Rica, et plusieurs îles des Caraïbes figurent encore sur la liste des pays qualifiés de «non coopératifs» par le groupe international de lutte contre le blanchiment d’argent Financial Action Task Force (FATF). Ce groupe, qui s’est réuni récemment à Aruba (Caraïbes), a conclu que plusieurs de ces pays commençaient à améliorer leur législation antiblanchiment. «La plupart de ces pays apprécient peu de se trouver sur cette liste, souligne le responsable gouvernemental britannique. Ils savent que s’ils ne font pas d’efforts, nous avons à notre disposition un certain nombre de mesures de rétorsion».
Le Black-Jack peut être risqué, la roulette hasardeuse, mais avec les casinos sur Internet, les candidats au blanchiment d’argent gagnent à tous les coups. Des centaines de casinos se disputent les faveurs des joueurs sur une multitude de sites de jeux, notamment ceux des paradis fiscaux des Caraïbes, et le gouvernement britannique s’inquiète des flux d’argent sale qui transitent par ces sites. «C’est un phénomène relativement nouveau, qui nous inquiète beaucoup», indique un responsable du gouvernement britannique ayant requis l’anonymat. «Nous en constatons l’existence dans un certain nombre de pays», ajoute-t-il. Comme toutes les pratiques de blanchiment d’argent, celle-ci obéit à un principe très simple : le candidat au blanchiment d’argent ouvre un compte sur un site Internet de jeu et y verse un...