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Actualités - Chronologie

Championnat de France Une première partie pleine de surprises

À mi-parcours, la D1 présente un visage surprenant avec les barons Paris, Lyon, Marseille et Monaco à la traîne et les sans-grade Sedan, Guingamp et Lille aux commandes même si rien n’est définitif comme le prouve le titre de champion d’automne de Bordeaux. Rarement le championnat de France fut aussi serré et aussi indécis : six clubs ont occupé la place de leader depuis le début de la saison et le nivellement des valeurs n’est plus un phénomène conjoncturel mais bien réel. Les petites cités, après Auxerre en 96 et Lens en 98, ou les moins fortunées sont capables de bouleverser la logique financière. Sedan deuxième, Guingamp troisième, Lille cinquième avec un match en retard figurent dans le quinté de tête avec des budgets de 100 à 130 millions de FF, soit trois fois moins que les plus riches. Les raisons sont simples et connues : fuite des meilleurs joueurs français vers l’étranger, impossibilité avec un effectif limité à 22 joueurs professionnels de concilier à la fois championnat et Ligue des champions. Le président de la Ligue nationale de football (LNF), Gérard Bourgoin, reste pourtant convaincu que les grands clubs vont se révolter. «Nos clubs de Ligue des champions ont souffert, peut-être y avait-il trop de pression mais ça va revenir. Quand on voit Monaco marquer trois buts à Lens samedi, on se dit qu’ils vont être là. Les grands joueurs vont se réveiller». «On peut s’attendre à une fin de saison étourdissante. Je crois au retour des grands clubs. Je n’imagine pas que Monaco, Paris, Lyon ne soit pas à l’arrivée. Mais il y aura certainement un truc exceptionnel, peut-être Sedan», a-t-il déclaré à Reuters. Bourgoin se félicite de ce championnat «très ouvert» et du titre de champion d’automne remporté par un «major». La petite France «Compte-tenu de sa prouesse en Coupe d’Europe face aux Allemands du Werder Brême, Bordeaux est bien parti pour continuer. Ils ont le titre de champion d’automne d’un cheveu mais c’est l’équipe qui a démontré avoir le plus de tripes». «Mais ce serait fabuleux de voir Sedan à l’arrivée. Comme Guingamp, ces équipes symbolisent le football au quotidien, de la France qui travaille, laborieuse, de la petite France», a-t-il ajouté. Bordeaux 30 points, Sedan 29, Guingamp 28, Nantes 27, Lille 26, Paris 25, Nantes, Lens et Bastia 24, tout reste possible puisque la moitié du tableau se tient en six longueurs. Même Élie Baup, l’entraîneur girondin, en convient. «Ce titre de champion d’automne, vu l’étroitesse de notre avance, ça ne signifie pas grand-chose. La situation actuelle est bonne. Trente points, c’est bien. Notre objectif reste l’Europe. Avec 55 ou 60 points, on devrait atteindre notre but», a-t-il analysé. Invaincu depuis 15 rencontres toutes compétitions confondues, dont 10 en championnat, Bordeaux, en position de relégable mi-septembre, peut s’appuyer sur un groupe élargi, «ce qui est encourageant pour la suite», a souligné Élie Baup. Après son match nul 0-0 dimanche face aux Girondins, Sedan n’abdique pas. «Mon équipe tient la route. C’est du solide. Elle ne lâche rien. Son état d’esprit est remarquable. Elle va de l’avant et continuera de la sorte», a prévenu l’entraîneur Alex Dupont. Que retenir de ces cinq mois de compétition ? Les remous permanents à l’Olympique de Marseille qui espère renaître avec l’arrivée de l’ancien sélectionneur espagnol Javier Clemente. Les résultats en dents de scie du Paris Saint-Germain, dont l’entraîneur Philippe Bergeroo est sur la sellette. L’échec de Rennes qui, malgré de grosses dépenses sur le marché des transferts cet été, stagne à la 15e place. Paul le Guen, le coach, est lui aussi sur un siège éjectable. Les débordements des supporters strasbourgeois qui ont inscrit des slogans antisémites à l’entrée du stade pour réclamer la tête de l’entraîneur Claude Le Roy, limogé samedi après une nouvelle défaite à La Meinau contre Lyon (0-3). Enfin, les arbitres vont-ils devenir professionnels ? Gérard Bourgoin a estimé après que Sedan-Bordeaux qu’il «faut maintenant se rendre compte que ce sont des amateurs qui sont proches du professionnalisme». «Il faudrait qu’on se conduise comme tel pour leur préparation physique. Ils manquent peut-être de moyens pour mieux se préparer, être massés, mieux se rétablir d’un match», a-t-il ajouté.
À mi-parcours, la D1 présente un visage surprenant avec les barons Paris, Lyon, Marseille et Monaco à la traîne et les sans-grade Sedan, Guingamp et Lille aux commandes même si rien n’est définitif comme le prouve le titre de champion d’automne de Bordeaux. Rarement le championnat de France fut aussi serré et aussi indécis : six clubs ont occupé la place de leader depuis le début de la saison et le nivellement des valeurs n’est plus un phénomène conjoncturel mais bien réel. Les petites cités, après Auxerre en 96 et Lens en 98, ou les moins fortunées sont capables de bouleverser la logique financière. Sedan deuxième, Guingamp troisième, Lille cinquième avec un match en retard figurent dans le quinté de tête avec des budgets de 100 à 130 millions de FF, soit trois fois moins que les plus riches. Les raisons...