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Actualités - Chronologie

Les start-up parisiennes mettent le cap sur la Côte d’Azur

Attirées par la qualité de l’environnement et les facilités de recrutement, une quinzaine de start-up parisiennes ont depuis quelques mois mis le cap sur la technopole azuréenne de Sophia-Antipolis qui en rassemble déjà une cinquantaine. Plus axée sur des valeurs technologiques que marketing, type «BtoC» (Business to Consumer), la technopole a été largement épargnée par les revers de fortune de la nouvelle économie, drainant de plus en plus de sociétés en quête d’un site protégé et de cerveaux. «Ici, nous ne sommes pas noyés parmi les milliers de sociétés. Il y a un suivi et un soutien réel de la part de la chambre de commerce», explique Alexandre Krivine, 33 ans, directeur général de Right Vision (80 salariés) spécialisée dans les solutions pour l’Internet, installée depuis février. ;«La visibilité de l’entreprise et l’animation locale sont supérieures. Et il est surtout plus facile de recruter», ajoute M. Krivine qui table sur une levée de fonds de 200 à 300 MF en décembre. Même motivation chez Tachys Technologies (conception de composants pour l’Internet) qui a transféré ses activités sur ce site, il y a deux mois. «Sophia est un pôle attractif qui jouit d’une réputation internationale. Nous trouvons ici des partenaires dans notre domaine d’activité», explique Daniel Meyer, 28 ans, directeur marketing de la société (10 salariés) créée en 1997 et qui vient d’embaucher six ingénieurs supplémentaires. Débauchages sauvages Plus proche du littoral, la société Stepmind (17 ingénieurs), spécialisée dans les systèmes de télécommunication sans fil, créée en juillet dernier à Paris, a élu domicile au Cannet, où elle compte puiser dans le bassin d’emploi de la région. «On hésitait entre Grenoble et Lyon mais Sophia attire plus d’ingénieurs et bénéficie d’un bon tissu universitaire et d’une grande capacité de recrutement», selon son PDG Alain Jolivet, 51 ans, qui embauchera une quinzaine d’ingénieurs dans les semaines à venir. La chasse à cette «matière grise» est une manne (25 000 ingénieurs et techniciens) qui, sur un marché tendu, commence à se tarir entraînant parfois des débauchages sauvages. «Le recrutement explose et des start-up se piquent les ingénieurs adoptant des méthodes dignes de la Silicon Valley avec primes et nombreux avantages en nature», confie Isabelle Attali, responsable de la commission emploi-formation pour l’association Telecom Valley qui regroupe depuis 1991 les entreprises high tech azuréennes. Pour éviter que ces recrutements ne tournent à la foire d’empoigne, Telecom Valley, en collaboration avec l’APEC, a organisé le 20 octobre une vaste opération d’e-recrutement via l’Internet avec des entretiens en visioconférence. À la clef, plus de 200 postes de haut niveau et de nombreux stages dans le domaine des sciences et technologies de l’information et de la communication sont à pourvoir.
Attirées par la qualité de l’environnement et les facilités de recrutement, une quinzaine de start-up parisiennes ont depuis quelques mois mis le cap sur la technopole azuréenne de Sophia-Antipolis qui en rassemble déjà une cinquantaine. Plus axée sur des valeurs technologiques que marketing, type «BtoC» (Business to Consumer), la technopole a été largement épargnée par les revers de fortune de la nouvelle économie, drainant de plus en plus de sociétés en quête d’un site protégé et de cerveaux. «Ici, nous ne sommes pas noyés parmi les milliers de sociétés. Il y a un suivi et un soutien réel de la part de la chambre de commerce», explique Alexandre Krivine, 33 ans, directeur général de Right Vision (80 salariés) spécialisée dans les solutions pour l’Internet, installée depuis février. ;«La...