Yves Parlier sur Aquitaine Innovations et Michel Desjoyeaux sur PRB ont été les premiers à s’extirper du fameux Pot au Noir, front intertropical générant des vents instables, pour creuser l’écart en tête du Vendée Globe hier. Conséquence de cette situation météo, l’effet d’accordéon se poursuit et après s’être resserrée, la flotte s’étale à nouveau. L’écart entre les deux leaders et le reste du peloton de tête est quasiment le même qu’avant le passage de cette zone délicate délimitant les deux hémisphères. «Cela a redémarré depuis hier matin avec un vent de sud-sud-est qui s’est installé progressivement. Il souffle maintenant à 20 noeuds. On apprend de nouveau à naviguer penché avec les chocs qui vont avec», a commenté Michel Desjoyeaux. Grâce à ces conditions plus stables, le navigateur breton a enfin pu se reposer. «J’ai passé la nuit à dormir car à cette allure (ndlr : vent de face), le pilote s’en sort très bien et il n’y a rien d’autre à faire. Je pense qu’il faut essayer de gagner vers l’est. D’ailleurs, Catherine Chabaud, positionnée très à l’est, va peut-être faire un beau coup si elle passe le Pot au Noir sans trop de soucis», a précisé le skipper de PRB qui pensait franchir l’équateur jeudi en fin de journée. «Tout est prévu à bord pour fêter cela», a encore confié Michel Desjoyeaux. Derrière, Ellen McArhtur sur Kingfisher et Roland Jourdain sur Sill Matines La Potagère, qui pointent respectivement à la troisième et quatrième places, ont également retrouvé une meilleure cadence. «Je pense que nous sortons du Pot au Noir. Le vent a tourné au sud-sud-est. J’ai profité du ralentissement pour réparer tout ce qu’il y avait à réparer. Hier, je suis montée dans le mât. Maintenant, nous sommes prêts mon bateau et moi pour aller dans le sud. Sinon, j’ai vu le voilier de “Bilou” (Roland Jourdain). Après deux semaines de mer, c’est vraiment sympa de voir un autre bateau», a raconté la jeune navigatrice anglaise. «J’ai redémarré hier après-midi. Je n’ai pas eu une nuit paisible car il y avait encore des grains et de la bascule. Mais au moins c’est actif, il y a du vent, cela aère les neurones ! À part ca, Yves Parlier a joué un beau coup», a raconté Roland Jourdain. S’il a eu un effet quasi nul au sein du groupe de tête, le Pot au Noir aura en revanche permis aux bateaux situés au milieu et en queue de flotte de combler une partie de leur retard. «J’ai une chance incroyable. Je ne suis pas resté longtemps le Pot au Noir. Le vent a déjà commencé à tourner du nord-est à l’est-sud-est. Mon petit navire progresse vaillamment», a constaté Patrice Carpentier, skipper du monocoque 50 pieds VM Materiaux. «Je n’ai pas encore ralenti pour le moment. Je marche à 8-9 noeuds sur la route directe. J’ai comblé une bonne partie de mon retard. Si je me maintiens à cette vitesse cela devrait aller. Si je ralentis, l’écart se creusera un peu, mais cela m’étonnerait que je reprenne à nouveau 200 milles dans la vue», a commenté Bernard Gallay sur Voila.fr, pointé en treizième position.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Yves Parlier sur Aquitaine Innovations et Michel Desjoyeaux sur PRB ont été les premiers à s’extirper du fameux Pot au Noir, front intertropical générant des vents instables, pour creuser l’écart en tête du Vendée Globe hier. Conséquence de cette situation météo, l’effet d’accordéon se poursuit et après s’être resserrée, la flotte s’étale à nouveau. L’écart entre les deux leaders et le reste du peloton de tête est quasiment le même qu’avant le passage de cette zone délicate délimitant les deux hémisphères. «Cela a redémarré depuis hier matin avec un vent de sud-sud-est qui s’est installé progressivement. Il souffle maintenant à 20 noeuds. On apprend de nouveau à naviguer penché avec les chocs qui vont avec», a commenté Michel Desjoyeaux. Grâce à ces conditions plus stables, le...